Alors que l’UE négocie son prochain budget à long terme, les décisions prises aujourd’hui définiront son rôle dans le monde pour les années à venir. Le cadre financier pluriannuel (CFP) détermine le montant que l’UE investira dans la santé mondiale, l’éducation, le climat, l’égalité et les partenariats.
Des jeunes activistes de toute l’Europe et de l’Afrique demandent aux dirigeant·e·s européen·e·s d’investir dans les personnes et les partenariats qui permettent aux communautés de se développer et de s’épanouir.
Leurs histoires sont diverses, mais toutes convergent vers un constat : le budget de l’Europe doit poser des bases solides pour une prospérité partagée entre les continents.
Sally Ndwiga
Sally Ndwiga est une activiste kényane qui lutte pour l’égalité des genres et la fondatrice de The Femiscope Initiative. Elle a rejoint ONE pour défendre des politiques climatiques et de genre qui reflètent les réalités vécues par les communautés confrontées à la hausse du coût de la vie, aux chocs climatiques et aux inégalités d’accès aux opportunités.
Selon elle, le changement climatique et les inégalités façonnent le quotidien à Githurai, le quartier où elle a grandi. Le Kenya a connu cinq saisons des pluies consécutives, tandis que les prix alimentaires ont augmenté de 30 % dans certaines zones. Ces pressions pèsent surtout sur les femmes et les filles, qui effectuent davantage de travail non rémunéré et sont souvent les premières à perdre l’accès à l’éducation et aux revenus.
Sally a rejoint ONE pour combattre ce déséquilibre et promouvoir des solutions intégrant à la fois le climat et l’égalité de genre. Son travail avec l’initiative Femiscope vise à développer les compétences pratiques et le leadership des filles et des jeunes femmes, issues de foyers touchés par la sécheresse et les pénuries alimentaires.
Grâce aux compétences en marketing digital acquises pendant le programme, une participante a aidé une petite épicerie locale à surmonter les perturbations climatiques. Un exemple concret de l’impact des filles et des femmes : alors qu’elles assurent 60 à 80 % du travail agricole au Kenya, leur accès à des compétences et à des rôles de leadership renforce la résilience de toute la communauté.
Sally constate également que les jeunes sont les véritables moteurs du changement au Kenya, où ils représentent la majorité de la population. Elle décrit une génération qui utilise les outils digitaux pour anticiper les inondations, promouvoir les énergies propres et soutenir les microentreprises dirigées par des femmes, malgré les impacts climatiques.
Il est crucial que les décideur·euse·s européen·ne·s investissent dans un avenir vert et équitable via le prochain budget à long terme, en allouant au moins 50 % des fonds à des projets de lutte contre le changement climatique et de protection de la nature.
Le Kenya émet peu de gaz à effet de serre, mais il a subi les pires sécheresses de la région depuis des décennies. Soutenir le potentiel africain en matière d’énergies renouvelables et le leadership féminin permet de créer des emplois, de renforcer les communautés et de favoriser une prospérité partagée. Le prochain CFP décidera de la fragilité ou de la promesse de notre avenir.
Soutenez nos ambassadeur·rice·s et renforcez l’appel à l’UE pour qu’elle agisse pour les populations et la planète dans le prochain CFP. Signez notre pétition dès maintenant !