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Il y a quelques mois, une tribune de nos amis de l’ONG EG Justice était publiée dans le journal Libération, rédigée par Tutu Alicante, son directeur exécutif. Nous avions contribué à cet article appelant à l’instauration de règles légales en matière de divulgation d’informations qui obligeraient les compagnies pétrolières, gazières, minières et forestières à publier ce qu’elles versent aux gouvernements, dont celui de la Guinée-Equatoriale. Cela s’inscrivait d’ailleurs dans notre campagne demandant aux dirigeants européens de mettre fin au casse du siècle. Aujourd’hui, c’est au nouveau ministre des Affaires étrangères français Laurent Fabius que l’ONG EG Justice a décidé de s’adresser. En cause : les pratiques douteuses du Président équato-guinéen Teodoro Obiang, le plus ancien dirigeant en exercice du monde. Ce dernier a nommé son fils Teodoro («Teodorín») Nguema Obiang Mangue à la mission diplomatique de son pays auprès de l’Unesco afin que celui-ci échappe au mandat d’arrêt international lancé contre lui par la justice française pour blanchiment d’argent dans le cadre de l’enquête sur les biens mal acquis. Oui mais voilà : le fils du dirigeant africain aura besoin d’un titre de séjour spécial délivré par le ministère des Affaires étrangères afin de bénéficier de l’immunité diplomatique en France, siège de l’Unesco. D’où la démarche de l’ONG EG Justice et de John Githongo, Directeur général de l’Inuka Kenya Trust d’interpeller le Ministre afin qu’il agisse pour que Teodorin Nguema Obiang Mangue se présente devant la justice au lieu de se cacher derrière son immunité. Découvrez l’article de Libération par ici.
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On pourrait croire que les téléphones mobiles, les ordinateurs et les télévisions sont les premiers médias de masse, d’autant qu’ils connaissent un succès croissant. Pourtant, la radio reste la technologie de communication la moins coûteuse et la plus répandue en Afrique. Voici comment des chaînes de radio du Mali séduisent davantage d’auditeurs que les derniers CD. Si vous avez la chance d’écouter un jour Radio Fanaka Fana et Radio Jigiya dans les régions maliennes de Fana et de Zégoua, vous serez probablement surpris : elles diffusent en effet très souvent des conseils pour améliorer votre tas de compost ou la qualité de vos sols, délaissant ainsi l’actualité et les derniers tubes. Ces deux chaînes participent en effet à l’initiative AFRRI (Africa Farm Radio Research Initiative, Initiative de Recherche sur les Radio Rurale en Afrique ) de Farm Radio International. Ce projet utilise la radio pour diffuser des informations agricoles dans toute l’Afrique. Au Mali, pays confronté à la sécheresse et à l’érosion des sols, AFRRI mise sur ce média populaire pour proposer des programmes, conçus avec les responsables locaux et autorités en charge de l’agriculture, afin d’aider les agriculteurs à améliorer la qualité de leurs sols. Radio Fanaka Fana et Radio Jigiya – qui comptent au total plus de 170 000 auditeurs – proposent par exemple des émissions pour inciter les auditeurs à produire des engrais biologiques à l’aide de compost. Dans la seule région couverte par Radio Zégoua, le pourcentage de ménages utilisant des techniques améliorées de compostage est passé d’un peu plus de 25% à plus de 89%. Les agriculteurs disent être moins intimidés par les responsables locaux lorsqu’ils les ont entendus à la radio. En outre, grâce au bouche à oreille, d’autres communautés – qui ne captent pas ces radios – ont commencé à demander eux aussi la diffusion dece type de programme. Une communauté reculée a même construit une antenne artisanale pour capter les programmes diffusés dans la région la plus proche. Restez branchés pour savoir quelles seront les prochaines communautés. Farm Radio International est une association canadienne sans but lucratif. Elle travaille en partenariat avec des responsables de plus de 300 stations de radio dans plus de 39 pays d’Afrique subsaharienne. Ses programmes ciblent un plus de 600 millions d’auditeurs parlant plus de 300 langues. Ceux-ci reçoivent ainsi de précieuses informations qui améliorent les rendements et les moyens de subsistance.
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Le Directeur en charge des politiques au niveau mondial de ONE Ben Leo donne son analyse du sommet du G8 de cette année à Camp David. Le sommet du G8 à Camp David le week-end dernier a marqué le troisième anniversaire de l’initiative de l’Aquila sur la sécurité alimentaire qui avait été lancée au G8 de 2009. Ce troisième anniversaire marque aussi l’expiration de la plupart des engagements financiers pour la fin de l’année. En même temps, l’une des pires sécheresses en 60 ans a ravagé les moyens de subsistance de plus de 13 millions de personnes en 2011dans la Corne de l’Afrique. Une autre sécheresse a mis la vie de 12 millions de personnes en danger dans la région du Sahel en Afrique de l’Ouest. Je me demande si suffisamment d’efforts sont consentis pour combattre l’insécurité alimentaire et la vulnérabilité des populations les plus pauvres aux chocs? Le G8 s’est mis d’accord sur un plan audacieux et attendu, avec l’objectif de sortir 50 millions de personnes de la pauvreté au cours des dix prochaines années – comme vous l’avez demandé d’ailleurs. Ils envisagent d’atteindre cet objectif en stimulant les investissements privés notamment par l’établissement d’accords de coopération avec les gouvernements africains intéressés. La Nouvelle alliance pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle « augmentera les investissements domestiques et étrangers privés responsables dans l’agriculture africaine, adoptera les innovations qui amélioreront la productivité agricole et réduira le risque porté par les économies vulnérables et les communautés. » L’Éthiopie, la Tanzanie et le Ghana seront les premiers tandis que le Burkina Faso, le Mozambique et la Côte d’Ivoire devraient suivre rapidement. 45 multinationales privées et compagnies nationales se sont engagées à verser 3 milliards de dollars en 3 ans. Les pays donateurs du G8 ont déclaré qu’ils ajouteront 3 milliards de dollars supplémentaires pour faciliter les investissements du secteur privé, mais le calendrier, l’échelle et les engagements individuels des pays donateurs du G8 ou des compagnies privées n’ont pas été détaillés dans le communiqué final du sommet. Nous ne nous attendons pas non plus à ce que les accords de coopération, que les compagnies privés et les pays en question devraient conclure rapidement, prévoiront un cadre pour pouvoir en faire un suivi. Le G8 s’est aussi engagé à lever 1,2 milliards de dollars sur 3 ans auprès d’autres donateurs – nouveaux et existants – pour soutenir le Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP). Le GAFSP incarne les principes de Rome, des principes pour améliorer l’efficacité de l’aide allant vers le secteur agricole. Par conséquent, ce programme ne soutient que les plans développées par les pays concernés eux-mêmes. Les nouvelles contributions auf GAFSP devraient permettre definancer au moins quelques-uns des trente plans nationaux existants qui sont prêts à démarrer. Le G8 de Camp David, comme déjà ceux des années précédentes, a publié un rapport de redevabilité . Ce rapport montre que les donateurs ayant adopté l’initiative de l’Aquila ont engagé les crédits à 99%, mais seuls 58% des 22 milliards de dollars promis ont été décaissés à ce jour. Selon le G8, ils sont sur la bonne voie pour respecter pleinement leurs engagements financiers d’ici à la fin 2012, mais sans préciser quand les sommes seront décaissés et disponibles sur le terrain. Quatre des 13 donateurs (Canada, Italie, Pays-Bas et Royaume-Uni) ont déjà décaissé l’intégralité des sommes promises. Le rapport montre également que les pays du G8 ont aligné à plus de 90% leurs programmes sur les plans nationaux de leurs pays partenaires. Cependant les plans d’investissements de 30 pays restent financés à seulement 50%. Globalement, le rapport de Camp David de cette année est un grand pas en avant pour la transparence du G8. Le rapport inclut notamment des tableaux de dépenses, des descriptions de programmes et une série d’indicateurs pour mesurer les progrès au regard des principes de Rome. Le rapport permet notamment de mieux évaluer l’alignement de l’aide sur les plans nationaux, la coordination stratégique des donateurs et leur approche pour s’attaquer à l’insécurité alimentaire à la fois surle court terme et sur le long terme. Malheureusement, le G8 a choisi de ne pas s’évaluer en fonction du cinquième principe de Rome qui consiste à maintenir un engagement financier soutenu pour réduire l’insécurité alimentaire mondiale. Le communiqué du G8 est très léger sur ce point en notant qu’il « continuera à relever les défis actuels et futurs » et peine à fixer les 22 milliards de dollars comme une base de dépenses. Le G8 a été également très réservé sur le financement des plans nationaux. Il y a 30 plans, 22 d’entre eux en Afrique, qui sont prêts à démarrer. Ils sont testés, chiffrés et abordables, mais le G8 commence seulement à travailler avec trois d’entre eux sans prévoir d’étendre cette coopération à tous les pays avec un plan national. 17 de ces pays participent également au mouvement SUN (Scaling Up Nutrition – Améliorer la nutrition)qui cherche à renforcer la volonté politique et à créer un élan pour lutter contre la malnutrition infantile. Cependant, le G8 a échoué à définir une cible pour réduire le rachitisme, à l’origine de dommages irréversibles au cerveau et pour les organes des jeunes enfants qui limitent leur espérance de vie. Un effort continu et soutenu par les membres de ONE et la communauté internationale est nécessaire pour : 1) obtenir le reste des ressources nécessaires pour financer pleinement les plans d’investissements des pays et les solutions éprouvées pour la nutrition 2) et mettre la pression sur le G8 pour qu’il reste transparent et qu’il tienne ses promesses. Le G8 a commencé à ouvrir le chemin pour un futur libre de la faim et de la pauvreté, mais il est de notre devoir de s’assurer qu’il reste sur la bonne voie.
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Parmi toute une ribambelle de fonctionnaires, de directeurs d’entreprises et d’ONG ainsi que de dirigeants africains au symposium annuel sur l’agriculture mondiale et la sécurité alimentaire organisé à Washington par le Chicago Council, ONE avait son propre représentant : notre cofondateur Bono. Le discours de Bono a couvert pas mal de sujets : de l’agriculture mondiale à la transparence dans l’industrie minière en passant par l’aide au développement. Dans le contexte de l’événement, son intervention a été un réel appel à l’action envers tous ceux présents dans la salle, afin que nous travaillions ensemble pour sortir 50 millions de personnes de la pauvreté. « Les données ont changé » a-t-il dit. « L’aide au développement est investie de façon plus intelligente. Il nous incombe à tous de nous rendre compte que le continent qui connaît le plus la pauvreté est aussi celui qui contient le plus de richesses… Imaginez un endroit qui déborde d’or, de cuivre, de pétrole… des terres arables et vierges. Sans parler des ressources humaines. » Bono a félicité le Président Barack Obama suite à son annonce faite plus tôt ce vendredi quant à une nouvelle alliance du G8 pour promouvoir la croissance agricole en Afrique. « Si ses mots sont traduits en action en partenariat avec le monde en développement et le secteur privé, alors cette journée fût un moment crucial » a dit Bono. Il n’a pas hésité à reconnaître les réalités économiques difficiles que rencontrent beaucoup de gouvernements aujourd’hui pour parvenir à l’objectif européen qui consiste à accorder 0,7% du revenu national brut à l’aide au développement. Objectif qui est à l’heure actuelle menacé. Il a également dit que le développement international, tout comme la musique, peut être un effet de mode. « La faim était ennuyante, pas très sexy même à certains moments » a-t-il dit. « Mais elle n’est pas ennuyante si vous vivez au Sahel à l’heure actuelle ». En somme, c’était un discours très inspirant, qui pourrait être résumé par la phrase suivante : « le moment pour lequel nous travaillons tous est celui quand l’aide au développement deviendra de l’histoire ancienne ». Et nous ne pourrions pas être plus d’accord.
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Toutes les équipes de ONE sont sur tous les fronts pour le sommet du G8 ce week-end, y compris notre co-fondateur Bono. En plus d’avoir participé à notre action ONE Street Tweet (vous pouvez voir son message sur la photo ci-dessus – « G8 : L’Afrique présente une opportunité. Investissez-y ») et d’intervenir aujourd’hui lors du 3e symposium annuel sur l’agriculture mondiale et la sécurité alimentaire organisé à Washington par le Chicago Council, il a écrit un article dans le magazine TIME qui appelle les leaders du G8 et les dirigeants africains à travailler ensemble pour s’assurer que les immenses ressources naturelles de l’Afrique (pétrole, gaz, minéraux, etc.) soient utilisées au bénéfice de l’Afrique entière et non pas seulement de certains. Dans son article, Bono souligne qu’une gestion efficace et transparente des ressources naturelles de l’Afrique est la clé du développement futur du continent. Il appelle également les dirigeants mondiaux à soutenir une législation ferme exigeant de la transparence sur les paiements entre les compagnies pétrolières et les pays riches en pétrole. Trop souvent, dans les pays en voie de développement, ces contrats sont entachés de corruption – et ce qui devrait être une ressource « miracle » devient une ressource « maudite ». Bono écrit dans le TIME :
Lisez le reste de l’article ici.
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Vous avez un peu de temps libre ce vendredi ? Si oui, nous vous invitons à suivre le 3e symposium annuel sur l’agriculture mondiale et la sécurité alimentaire organisé à Washington par le Chicago Council, une discussion qui portera sur les nouvelles activités pour faire avancer le développement agricole et la sécurité alimentaire en Afrique.
Bono et le Président Obama lors de la Journée mondiale du sida l’an dernier. Ils se rencontreront une nouvelle fois au Symposium du Chicago Council. Crédit photo : Ralph Alswang/ONE. Cet évènement est un rêve qui se réalise pour nous, chez ONE. Nous avons essayé de « planter la graine du changement » au G8 pour que les dirigeants des pays les plus riches du monde mettent l’agriculture mondiale et durable en haut de leurs agendas lors de ce sommet. Et maintenant, grâce à cet évènement, le Président Obama, le G8 et les dirigeants africains ainsi que des hommes d’affaires, des organisations internationales, la société civile, Bono et d’autres auront l’opportunité de consacrer du temps et de l’attention à ce sujet. Même si nous ne pouvons pas être certains que cela influencera les résultats du sommet, nous pensons que c’est une excellente façon de lancer le G8. Et ce qui est encore mieux ? Et bien, vous êtes invités à l’évènement, et vous pouvez participer. Le Chicago Council fait une diffusion en continue des panels, des discussions et des évènements sur son site Internet. Vous êtes libres d’aller et venir à cet évènement comme bon vous semble, en quelques clics à peine, bien installés devant votre ordinateur. Les panelistes et les intervenants seront tous sur le qui-vive, prêts à répondre à vos questions sur Twitter. Alors assurez-vous de bien suivre @GlobalAgDev et d’adresser vos questions en utilisant le hashtag #globalag. Voici une liste de quelques invités qui seront présents à l’événement : Le Président Barack Obama Dr Boni Yayi, Président de la République du Bénin et Président de l’Union Africaine Meles Zenawi, Premier ministre de l’Ethiopie. John Atta Mills, Président du Ghana Jakaya Kikwete, Président de la République Unie de Tanzanie. Hillary Rodham Clinton, Secrétaire d’Etat américain Rajiv Shah, Administrateur de l’Agence américaine pour le développement international. Bono, co-fondateur de ONE et (RED) Ertharin Cousin, directeur executive du Programme Alimentaire Mondial Dr Kanayo F. Nwanze, Président du Fonds international pour le développement agricole. Josette Sheeran, Vice-présidente du Forum économique mondial Encore une fois, voici comment vous pouvez participer : - Regardez la diffusion en continu de l’évènement. Ça commence à 14h. Vous n’êtes pas obligés de tout regarder, mais vous pouvez tout simplement garder un onglet ouvert sur votre navigateur afin de suivre l’évènement. Cherchez quels évènements vous voudriez suivre en jetant un œil à l’agenda ici. - Suivez les posts en direct et les analyses de Roger Thurow et d’autres experts de la famine au Chicago Council sur le blog Global Food for Thought. - Posez des questions aux panelistes et aux intervenants en tweetant à @globalagdev et en utilisant le hashtag #globalag Nous suivrons également l’évènement. Alors n’hésitez pas à tweeter à @ONE_Fr pour n’importe quelle question concernant l’évènement. A tout à l’heure !
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L’opération ONE Street Tweeter a débuté ! Hier, nous nous sommes rendus à Maryland pour imprimer la première série de vos messages à l’attention du G8. Jusqu’à présent, plus de 34 pays – y compris les 50 États et tous les pays du G8 – ont contribué à l’opération. Nous continuerons à imprimer les messages en Thurmont, Maryland et Pennsylvania Ave. (juste en face de la Maison Blanche) à Washington. Vous le savez, l’objectif de cette action est de porter vos messages sur la route du G8 autour de l’importance de l’agriculture. Et c’est exactement ce que nous faisons dans le sens propre du terme ! Jetez un coup d’œil aux photos prises ces deux derniers jours : Voici une photo du robot intelligent. Il ressemble plus à une gigantesque imprimante à jet d’encre sur des roulettes ! La machine se déplace à environ 8 km par l’heure – alors imaginez le temps nécessaire pour imprimer seulement 100 messages ! La machine est tirée par ce camion ici. En gros, ça ressemble à ça ! Et voici notre beau logo imprimé sur la route Et là, le message de l’un de nos membres : “Apprends à un homme à pêcher, il mangera toute sa vie ! “ On espère que ces photos vous donnent un aperçu de l’opération. Aussi, si vous ne l’avez pas encore fait, nous vous invitons à envoyer votre tweet dès à présent à #ONESTREETTWEETER. Nous avons encore besoin de 1000 messages ! Et sachez que si nous imprimons votre message vous en recevrez la photo que vous pourrez partager avec vos amis. P.S : Votre tweet ne doit pas avoir plus de 40 caractères en comprenant les espaces. |
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Le climat de la province Orientale du Kenya se caractérise par des extrêmes, les inondations alternant avec de longues périodes de sécheresse. Lorsque les pluies se font rares, les puits et le lit des rivières se tarissent, et les habitants doivent alors faire jusqu’à 15 km à pied pour trouver de l’eau pour boire, cuisiner et nettoyer. Grâce à la collecte des eaux de pluie dans les roches, l’accès à l’eau est devenu bien plus facile De la même façon que le toit des bâtiments peuvent être utilisés pour recueillir l’eau de pluie, les affleurements rocheux offrent aussi une bonne alternative. Grâce au financement de l’OFDA, le bureau de l’USAID pour les secours d’urgence en cas de catastrophe à l’étranger, Welthungerhilfe (WHH), une organisation allemande d’aide d’urgence aide les communautés kenyanes à construire et à gérer des systèmes de collecte rocheuse des eaux de pluies conçus pour recueillir et entreposer ces réserves.
Qu’est-ce qu’une aire de collecte rocheuse ? Les technologies de collecte d’eau de pluie sont simples à installer et à mettre en œuvre et les communautés locales peuvent être aisément formées à leur déploiement. Le système de collecte rocheuse, par exemple, utilise les surfaces rocheuses naturelles pour dévier les eaux de pluie vers un collecteur central. L’eau de pluie est tamisée par du sable et du gravier avant de parvenir dans des citernes de stockage couvertes qui empêchent la contamination et l’évaporation de l’eau. Chaque citerne est équipée d’un robinet pour un accès aisé. Selon les estimations, ce système permettrait de collecter 90% des eaux de pluies dans les zones couvertes, assurant ainsi un précieux approvisionnement en eau même lorsque les précipitations sont inférieures aux niveaux normaux de précipitations. Basé essentiellement sur la gravité, un système de ce type ne nécessite ni énergie ni produit chimique et n’a qu’un faible impact sur l’environnement. Les bassins rocheux les plus efficaces sont ceux construits avec des matériaux locaux par la main-d’œuvre locale. L’approche permet aux villageois de se procurer des revenus tout en dotant les communautés des compétences et des connaissances nécessaires pour procéder à l’entretien et aux réparations futures de la zone de captage et des citernes de stockage. WHH forme des hommes et des femmes d’une communauté locale qui siègeront ensuite – lorsque le système sera mis en place – dans des comités en charge de la gestion de l’approvisionnement en eau. Ces comités demandent aux utilisateurs une petite participation financière pour l’entretien et les réparations, mais ils peuvent aussi décider d’offrir des ristournes aux habitants les plus pauvres. Certains comités ont utilisé ces rentrées pour financer d’autres projets bénéficiant à la communauté, comme des pépinières.
L’eau propre et potable fait la différence Entre 2007 et 2008, WHH a construit cinq collecteurs de ce type dans le district de Makueni dans la province Orientale, approvisionnant ainsi en eau potable une population de plus de 19 000 habitants. Grâce à cela, les communautés locales ont constaté une diminution significative des cas de diarrhée. « Avant de recevoir cette eau de captage, les membres de ma famille avaient souvent des maux de ventre provoqués par des maladies transmises par l’eau », explique Joseph Musuvi Kamandi, un habitant du village de Vololo dans le district de Makueni. « L’eau que nous puisions dans la rivière était contaminée par les déjections d’animaux. Aujourd’hui, les maladies transmises par l’eau ont disparu. » La présence d’une source d’eau potable à proximité du village présente des avantages incontestables, surtout pour les femmes et les enfants qui sont généralement chargés d’aller chercher de l’eau pour toute la famille. « Avant cela, les enfants ne fréquentaient souvent qu’irrégulièrement l’école, car ils devaient aider leurs parents pour la corvée eau, » explique Margaret Kamene Mutua, vice-présidente du Comité de collecte de Vololo. « Grâce à l’eau que nous recueillons par la technologie de l’affleurement rocheux, c’en est fini. Je n’ai plus que 2 km à faire. » Vers l’avenir Encouragés par la réussite du programme mené dans le district de Makueni, l’OFDA et le WHH ont commencé à construire également des aires de collecte rocheuse dans les villages du district de la rivière Tana, dans la province de la Côte. Le WHH envisage ainsi de construire des aires de collecte rocheuse ainsi que d’autres systèmes de collecte de l’eau dans le district de Mwingi, qui se situe également dans la province Orientale. L’objectif est ici aussi de fournir à 70 000 habitants supplémentaires de l’eau potable facile d’accès. Les bassins de collecte rocheuse n’ont pas pour seul avantage d’améliorer la qualité de vie des habitants qui les utilisent. Les réserves d’eau peuvent aussi aider à sauver des vies pendant les périodes de sécheresse. En permettant de recueillir et de protéger cet or bleu, l’OFDA et le WHH renforcent la capacité des Kenyans à subvenir à leurs propres besoins et à ceux de leurs communautés en période de sécheresse. L’OFDA intervient souvent en cas d’urgence dans le domaine de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène dans les zones du pays touchées par la sécheresse. Il soutient également les programmes qui visent à renforcer la capacité des populations locales à faire face et à remédier à la sécheresse, réduisant ainsi la nécessité d’interventions d’urgence. Depuis l’exercice 2007, l’OFDA a octroyé près de 3,1 millions de dollars à WHH, son partenaire de mise en œuvre, afin de l’aider à déployer un programme innovant visant à transformer les eaux de crue en sources d’eau potable et sûre, accessibles aux communautés lorsque d’autres sources d’eau se tarissent.
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L’ouest du Népal affiche des taux alarmants de malnutrition. La disponibilité alimentaire y est limitée et les taux élevés de pauvreté provoquent des retards de croissance, un faible poids et de l’anémie chez les enfants. Pour inverser cette tendance inquiétante, Helen Keller International soutient un projet agricole destiné à lutter contre la malnutrition. Sangita vit dans le district de Baitadi, à l’extrême-ouest du Népal. Avec de nombreuses autres mères, elle suit les cours d’agriculture et de nutrition dispensés par le projet Action Against Malnutrition through Agriculture (AAMA, Agir contre la malnutrition grâce à l’agriculture) de Helen Keller International. Ces cours abordent notamment les méthodes améliorées de plantation, de fertilisation, de lutte contre les animaux nuisibles et l’élevage de volailles. Dans le cadre de sa participation, Sangita a reçu une sélection de semis de légumes riches en vitamine A et en fer afin de pouvoir les cultiver dans son jardin, ainsi que cinq poussins. « Nous n’avions jamais élevé de poulets et n’avions jamais donné d’œufs à manger à nos enfants de crainte qu’ils n’attrapent des diarrhées, » explique Sangita. « Mais AAMA m’a appris que les œufs étaient un très bon aliment pour mon bébé une fois qu’il aurait l’âge d’en manger. Et aujourd’hui Amita adore les œufs. Regardez comme elle est heureuse et en bonne santé ! » Sangita a également découvert l’importance de l’allaitement maternel exclusif et reçu des informations pour mieux nourrir ses enfants. « Avant les cours dispensés dans notre village par AAMA, je ne savais pas que je pouvais avoir suffisamment de lait à condition d’allaiter Amita au moins 10 fois par 24 heures, » se rappelle-t-elle. « Son frère aîné a reçu du lait de bufflonne dès ses trois mois. Je pensais qu’il pleurait de faim car je n’avais pas assez de lait. Je sais maintenant qu’il avait simplement besoin de prendre plus souvent le sein. Amita n’a été nourrie qu’avec mon lait pendant six mois et elle est bien moins souvent malade que son frère ne l’était à son âge. » AAMA veut dire « mère » en népali, ce qui témoigne de la priorité du projet : doter les mères des connaissances et des outils nécessaires pour élever des enfants plus vigoureux et en meilleure santé et améliorer leur propre statut nutritionnel. Depuis qu’elle participe au projet AAMA, Sangita cultive huit et non plus deux sortes de légumes dans son potager. Aidée par son mari, elle a construit une fosse de compostage et une cuve dans laquelle elle prépare un pesticide biologique. Aujourd’hui, sa famille a une alimentation bien plus diversifiée que par le passé et l’état nutritionnel de ses membres s’en ressent positivement. Les outils que Sangita a reçus via le projet AAMA lui ont permis de tripler – au bas mot – sa production de légumes. Et même si un des poussins est mort, les autres ont grandi en bonne santé et donnent aujourd’hui des œufs dont se nourrissent ses deux enfants. Helen Keller International (www.hki.org) travaille au Népal depuis 1989 aux côtés d’un certain nombre de partenaires nationaux. Le programme AAMA de la fondation a été lancé en octobre 2008 pour une durée de quatre ans. Il est axé sur la sécurité alimentaire et la sensibilisation au changement d’attitudes et met aussi en œuvre des interventions de santé mère-enfant à grand impact afin d’améliorer la santé et l’état nutritionnel des mères et des enfants.
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Obtenir un prix juste sur le marché est rarement gagné. Découvrez comment la technologie mobile est en train de changer la vie des agriculteurs du Ghana. Prosper Biche est producteur d’ignames dans l’est du Ghana. Jusqu’il y a peu, il utilisait un système archaïque pour écouler ses produits sur le marché – il vendait ses ignames à des grossistes qui parcouraient le pays à vélo pour vendre la production à des centres de traitement situés dans les villes. Les produits transformés étaient ensuite acheminés vers les distributeurs, les détaillants et les exportateurs. Ces acheteurs savent bien que des agriculteurs comme Prosper n’ont pas la moindre idée du prix auquel les entreprises de traitement achètent les ignames. Ils achètent donc la production agricole à des prix plancher, engrangeant des profits mais laissant aux agriculteurs tout juste de quoi survivre. La société Esoko a heureusement mis au point une technologie innovante pour remédier à cette situation. Prosper s’est abonné, pour un prix modique, à un service qui lui permet de recevoir chaque semaine 10 mises à jour des prix. Ce service est proposé par Esoko, une plateforme privée d’information sur le marché agricole. Prosper connaît ainsi la valeur de sa production mais il sait aussi quel est le moment le plus opportun pour aller vendre ses ignames. « Avant Esoko, j’envoyais mes 100 tubercules d’ignames à Accra et en obtenait 20 cedis ghanéens » explique Prosper. « Mais à présent, je vérifie les prix sur Esoko et je fais le voyage jusqu’à Accra quand les prix sont intéressants. On m’achète ainsi jusqu’à 200 cédis ghanéens mes 100 tubercules. » À 1 dollar par mois seulement, le service offert par Esoko est un excellent retour sur investissement. Le PDG de l’entreprise, Mark Davies, indique d’ailleurs que les agriculteurs obtiennent 20-40% de plus pour leurs récoltes, ce qui augmente considérablement leurs revenus et leur qualité de vie. C’est auprès de chercheurs que Esoko se procure les données relatives à la plupart des marchés agricoles qu’elle couvre. L’entreprise espère toutefois qu’un jour ce seront les utilisateurs eux-mêmes qui alimenteront le système. Le service offert s’étend aujourd’hui aux données sur les stocks, la météo et la localisation des acheteurs. Il participe également à la coordination du transport et de l’infrastructure de la chaîne d’approvisionnement. Esoko octroie aussi des franchises pour la distribution de cette technologie à des gouvernements, des organisations non-gouvernementales et des entreprises afin de leur épargner les coûts de la mise au point d’une technologie similaire. Celle-ci est actuellement utilisée dans neuf pays d’Afrique, dont le Nigeria et le Malawi. Si Esoko est actuellement financée par des subventions et des abonnements, elle est à présent en phase de transition pour devenir une véritable entreprise commerciale et être ainsi en mesure de garantir cette offre de services agricoles sur le long terme. Selon ses estimations, il lui faudra dans chaque pays 10 000 clients privés et 2 000 clients commerciaux pour être rentable. Lorsqu’on sait que deux tiers des Africains sont actifs dans le secteur de l’agriculture et qu’ils sont 500 millions à avoir un GSM, cet objectif devrait être atteint sans difficulté. |
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