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A celles et ceux qui ne voient la santé qu’à travers les chiffres : une ligne de budget en moins, ce sont des millions de morts en plus. 

À l’heure où la menace d’une résurgence épidémique n’a jamais été aussi grande, la France ne peut se contenter de regarder ailleurs. L’accès aux soins est mis en péril par la montée des politiques de repli et par la chute des financements internationaux. Face à ces menaces, la société civile appelle la France à renforcer son soutien au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. 

Ne pas regarder ailleurs 

Même si les trois maladies ne font pas ou plus les gros titres, elles représentent toujours une urgence sanitaire de premier plan. En 2025, le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme continuent de détruire des vies. Tandis que les regards se détournent, les financements reculent de façon alarmante. 

Derrière ce recul, il y a des choix : celui des Etats-Unis, qui de manière abrupte ont pris la décision de mettre fin à l’essentiel de leurs financements dédiés à la santé mondiale et ce en dépit des conséquences ; celui de l’Europe, dont l’engagement pour la solidarité recule ;  et celui de la France qui ne cesse d’entériner de nouvelles coupes budgétaires sur l’aide publique au développement.

Derrière les chiffres, des vies humaines 

Ce repli n’est pas sans conséquences. Dans les pays à faible revenu, ces coupes budgétaires signifient que des traitements contre le VIH ne seront pas délivrés, que des tests de dépistage ne pourront pas être réalisés et que des personnels de santé ne seront pas formés ou pas indemnisés. A terme, des millions de vies sont en danger.

Seul un sursaut de la communauté internationale, et en premier lieu de l’Europe et de la France, permettra de préserver les progrès durement acquis ces dernières décennies dans la lutte contre les pandémies. 

Un moment déterminant 

Cette année, le Fonds mondial reconstitue ses ressources, un moment décisif pour soutenir la lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme, pour renforcer les systèmes de santé et préparer le monde aux pandémies à venir. Depuis sa création, en 2002, le Fonds a sauvé 70 millions de vies et réduit de de 64 % la mortalité due à ces trois pandémies.

La santé mondiale est aujourd’hui menacée, et avec elle, le risque de reprises de pandémies que nous espérions “contenues” ou derrière nous. Dans cette période incertaine, le Fonds mondial constitue notre meilleur rempart contre les pandémies et les discriminations, qui alimentent la propagation des maladies auprès des populations les plus vulnérables. 

Les taxes solidaires peuvent inverser la tendance 

La société civile s’unit pour demander à la France de s’engager à hauteur de sa responsabilité et des besoins, et de renouveler son soutien au Fonds mondial.

Les ressources nécessaires à un tel engagement sont à portée de main : en renforçant les taxes solidaires que sont la taxe sur les billets d’avion et celle sur les transactions financières, la France a la capacité d’affirmer et de maintenir son rôle de premier plan dans la lutte contre les pandémies, tout en respectant son objectif de réduction des dépenses publiques. 

Jamais une taxe solidaire n’a mis un trader à la rue ni poussé une compagnie aérienne à la faillite. Mais, à elle seule, elle sauve des millions de vies. Utilisons-la dans cet objectif et finançons le Fonds mondial à hauteur des besoins.

Contact presse : Anaïs Magliocco, +33 6 76 60 71 33, [email protected]