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Témoignages : La mobilisation en festivals

Campagnes

Du 26 au 29 juin 2025 s’est tenu le festival Les Déferlantes puis, du 18 au 20 juillet, le festival Lollapalooza où, chaque année, artistes et public se réunissent dans une ambiance à l’intersection de la culture et de l’engagement citoyen.

En effet, en plus d’une programmation musicale, il est possible de retrouver plusieurs ONG et acteurs et actrices du changement sur ces festivals, le but étant de profiter de cette occasion et de la forte présence de la jeunesse pour dialoguer, sensibiliser et susciter l’engagement à travers des stands, des jeux, des ateliers, des débats traitant des droits humains, de la justice climatique ou encore de la santé mondiale.

Nous avons posé quelques questions à Cassandra et Guillaume, jeunes Ambassadeur et Ambassadrice de ONE, qui ont participé à ces festivals pour mieux vous partager leur expérience. Lisez leurs réponses ci-dessous !

Qu’est-ce qui t’a motivé·e à participer à un festival cette année ?

Cassandra : Je participe aux festivals car j’y vois l’opportunité d’aller à la rencontre d’un public plus large que celui des activistes convaincus auquel j’appartiens. D’une façon très ludique, je sensibilise les personnes, je leur permets de tester leurs connaissances sur nos sujets et surtout je leur démontre qu’on peut agir pour changer les choses. Cette action pour un monde plus juste et équitable ne nécessite pas beaucoup de temps : la signature d’une pétition, la rédaction d’une carte postale ou une simple vidéo peut avoir un impact auprès des décideurs et décideuses politiques.

Guillaume : C’est toujours un plaisir de me rendre sur un festival car c’est une opportunité unique de pouvoir sensibiliser des personnes de différentes générations, venant de tous les horizons, de tous corps de métiers sur des enjeux tels que la santé mondiale. Rassemblés par la musique, on retrouve des profils de festivalier·e·s qui n’auraient pas eu l’occasion de s’intéresser à ONE s’ils et elles n’avaient pas été interpellé·e·s par notre stand avant d’aller à leurs concerts.

Selon toi, quel est le lien entre la musique et l’engagement social ?

Cassandra : L’art musical est une forme d’engagement. Les textes et les mélodies d’une musique sont très souvent utilisés pour faire passer un message. On constate par ailleurs que les festivalier·e·s ont tendance à s’intéresser aux combats de l’artiste qu’ils et elles sont venus voir, lorsqu’ils en sont fans. Il ne s’agit pas juste d’adorer l’univers musical d’un artiste, mais de comprendre ce qui l’anime, ce qui l’inspire et pourquoi cela l’anime ou l’inspire.

Guillaume : Les festivals offrent un cadre au sein duquel les personnes sont plus enclines à s’ouvrir à de nouvelles choses. Cela passe par des artistes inconnus que l’on découvre en attendant son artiste préféré, en discutant avec ses voisins de concert ou en déambulant à travers les “villages associatifs”. La musique rassemble, elle fait tomber certaines barrières et les messages qu’elle transmet, autant que les émotions qu’elle procure, sont moteurs de changement social.

Pourquoi trouves-tu qu’il est important que ONE participe à ces festivals ?

Cassandra : C’est important car c’est le moment où nous pouvons “être sur le terrain”. D’une manière générale, nous faisons du plaidoyer, des campagnes et de la sensibilisation, principalement à destination des leaders politiques. Participer à des festivals est donc une façon de faire connaître plus largement nos combats et d’étendre notre influence (et de recruter de potentiels futur·e·s activistes !).

Guillaume : Les festivals sont un espace de communication privilégié. A l’instar d’autres ONG, la présence de ONE permet de se faire connaître des milliers de festivaliers qui passent devant le stand chaque jour. Par ailleurs, Les Déferlantes ayant lieu dans le sud de la France (Le Barcarès), cela représente l’un des rares moments où nous pouvons sensibiliser des publics qui se trouvent éloignés de nos actions, majoritairement parisiennes.

En tant que jeunes Ambassadeurs et Ambassadrices, quelle est votre mission pendant le festival ?

Guillaume : Pendant le festival, notre mission est d’animer un stand dans le village associatif. Cette année, l’accent était mis sur la reconstitution des financements du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Après une courte introduction sur ONE et notre mission, nous leur proposons de tourner notre roue de la fortune et de répondre à des questions de culture générale liées aux enjeux de la solidarité internationale ou de s’affronter en équipe autour de quizs endiablés !

Après ces divertissements, nous leur proposons de passer à l’action, soit en signant des cartes postales à destination de Matignon et de l’Elysée, soit en signant notre pétition en soutien au Fonds mondial, soit en adressant un court message vidéo à l’attention de notre Premier ministre. Pour les remercier, nous leur offrons des badges, autocollants ou tatouages éphémères à l’effigie de ONE et nos campagnes. Le parfait Starter Pack pour le festival !

Les festivalier·e·s sont-ils sensibles à votre discours ?

Cassandra : Globalement, oui. C’est parce qu’ils sont réceptifs et qu’ils acceptent d’agir à nos côtés que nous avons envie de revenir chaque année ! Cela étant, toutes les discussions ne sont pas toujours simples et fluides, il faut parfois l’accepter et adapter son discours.

Quels ont été les résultats de votre participation au festival ?

Cassandra : 300 cartes postales, 250 signatures de pétition et une douzaine de groupes de personnes qui ont voulu prendre part à l’enregistrement d’une vidéo à destination de François Bayrou. C’est plutôt pas mal, surtout quand on sait qu’il faisait très chaud !

Guillaume : Des centaines de personnes de tous âges sensibilisées, même des enfants ! Nul doute que nous avons rencontré de futur·e·s jeunes Ambassadeurs et Ambassadrices. Un stock de cartes postales épuisé et une extinction de voix en fin de festival. Je pense que le contrat est rempli !

As-tu une anecdote ou un échange marquant à partager ?

Cassandra : Les activistes de ONE ont eu la grande chance de pouvoir assister aux répétitions de Will Smith lors des Déferlantes ! Cela a été incroyable et c’est un moment qui a rendu l’expérience encore plus dingue. Au-delà de l’activisme qui nous anime, nous vivons ensemble des choses qui renforcent nos relations humaines !

Guillaume : Ce qui m’a marqué, ce sont les échanges les plus improbables avec des groupes de festivalier·e·s venant nous voir pour nous demander tout et n’importe quoi (les toilettes, des bouchons d’oreilles ou des cigarettes) et qui, après 10 minutes passées sur le stand, sont toutes et tous reparti·e·s en connaissant ONE, le Fonds mondial ou encore avec le tatouage de ONE sur le bras.

Quel message souhaites-tu transmettre aux festivalier·e·s et au public de manière générale pour les pousser à se mobiliser ?

Cassandra : Être activiste, ce n’est pas une corvée mais une fierté. C’est une expérience extraordinaire qui a le pouvoir de changer une personne, de la faire grandir sur tous les plans. C’est de l’investissement avec un super rendement ! Alors si vous en avez la possibilité, investissez !

Guillaume : Se mobiliser et agir, c’est le meilleur moyen de faire entendre sa voix et de s’opposer aux injustices. Cela permet de ne pas arriver à l’âge adulte en se disant “si j’avais su …”.

A suivre

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