{"id":15838,"date":"2012-04-04T15:35:47","date_gmt":"2012-04-04T15:35:47","guid":{"rendered":"http:\/\/staging.one.org\/fr\/?post_type=one_policy&#038;p=15838"},"modified":"2024-01-09T13:07:33","modified_gmt":"2024-01-09T13:07:33","slug":"alimentation-agriculture-avenir","status":"publish","type":"one_policy","link":"https:\/\/www.one.org\/fr\/policy\/alimentation-agriculture-avenir\/","title":{"rendered":"Alimentation = Agriculture = Avenir"},"content":{"rendered":"<h1 style=\"margin-top: 10px;\">BRISONS LE CERCLE DE LA FAIM ET DE LA PAUVRET\u00c9<\/h1>\n<h2>Notre d\u00e9fi\u00a0: briser le cercle vicieux de la faim et de la pauvret\u00e9<\/h2>\n<p>Malgr\u00e9 la croissance \u00e9conomique soutenue enregistr\u00e9e au cours de ces derni\u00e8res d\u00e9cennies dans le monde \u2013 y compris dans quelques-uns des pays les plus pauvres d\u2019Afrique \u2013 des millions de personnes sont toujours prises au pi\u00e8ge du cercle vicieux de la faim et de la pauvret\u00e9. Une situation de pauvret\u00e9 qui emp\u00eache les parents d\u2019assurer les besoins nutritionnels de leur famille, avec pour cons\u00e9quence la malnutrition infantile.<br \/>\nOr, la malnutrition provoque des retards de croissance irr\u00e9versibles et diminue l\u2019esp\u00e9rance de vie et les possibilit\u00e9s de mener une vie productive. Priv\u00e9s de moyens de subsistance, ces enfants ne pourront \u00e9chapper \u00e0 la pauvret\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e2ge adulte. Nous nous devons donc de briser ce cercle vicieux.<\/p>\n<div style=\"background-color: #ebebeb; margin-bottom: 15px; padding: 10px 10px 5px 10px;\">\n<p>1,4\u00a0milliard de personnes \u2013 soit 20% de la population mondiale \u2013 sont confront\u00e9es \u00e0 une situation d\u2019extr\u00eame pauvret\u00e9, avec un revenu inf\u00e9rieur \u00e0 1,25\u00a0dollar, soit 0,93<a href=\"#_ftn1\"><sup>1<\/sup><\/a> euro, par jour<a href=\"#_ftn2\"><sup>2<\/sup><\/a>. 1,4\u00a0milliard de personnes, c\u2019est pr\u00e8s de trois fois celle de tous les \u00c9tats membres de l\u2019Union europ\u00e9enne, ou plus de quatre\u00a0fois et demi la population des \u00c9tats-Unis.<\/p>\n<\/div>\n<p>Plus de deux tiers de ces personnes en situation d\u2019extr\u00eame pauvret\u00e9 \u2013 soit pr\u00e8s d\u2019un milliard d&#8217;habitants de notre plan\u00e8te \u2013 ne mangent pas \u00e0 leur faim<a href=\"#_ftn3\"><sup>3<\/sup><\/a>. Se coucher le ventre vide fait partie de leur quotidien. Mais le probl\u00e8me d\u00e9passe celui de la faim. Faute d\u2019une alimentation suffisante et priv\u00e9s de nutriments, quelque 178\u00a0millions d\u2019enfants en bas \u00e2ge \u2013 pour cette seule ann\u00e9e \u2013 vont devenir rachitiques et ce retard de croissance irr\u00e9versible limitera leur capacit\u00e9 \u00e0 grandir et \u00e0 apprendre.<\/p>\n<p>Cette situation diminue consid\u00e9rablement leurs possibilit\u00e9s de gagner correctement leur vie et de pourvoir ainsi aux besoins de leur famille et aux leurs lorsqu\u2019ils seront adultes. Selon les estimations de la Banque mondiale, la malnutrition diminue de 10% les revenus potentiels tout au long de l\u2019existence. Et les cons\u00e9quences de la malnutrition ne s\u2019arr\u00eatent pas l\u00e0\u00a0: dans le m\u00eame rapport, la Banque mondiale estime que la sous-alimentation peut faire chuter le PIB d\u2019un pays de 2 \u00e0 3%<a href=\"#_ftn4\"><sup>4<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Les crises alimentaires et les famines sont les manifestations les plus criantes de la faim et de la pauvret\u00e9. Depuis la terrible famine qui a ravag\u00e9 l\u2019\u00c9thiopie dans les ann\u00e9es 1980, la communaut\u00e9 internationale s\u2019emploie \u00e0 mettre en place des mesures visant \u00e0 pr\u00e9venir les cons\u00e9quences les plus graves de la s\u00e9cheresse et autres catastrophes naturelles, comme par exemple des syst\u00e8mes d\u2019alerte rapide, des programmes de s\u00e9curit\u00e9 sociale ou des interventions humanitaires coordonn\u00e9es.<\/p>\n<p>Pourtant, nous n\u2019avons pas encore r\u00e9ussi \u00e0 \u00e9radiquer la faim. La famine qui a touch\u00e9 la Somalie en 2011 et la crise alimentaire dans toute la Corne de l\u2019Afrique ont fait des milliers de morts, surtout des enfants. Et une nouvelle crise alimentaire se profile dans la r\u00e9gion du Sahel, en Afrique de l\u2019Ouest, o\u00f9, selon les Nations Unies, au moins 15\u00a0millions de personnes seraient confront\u00e9es au risque d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire<a href=\"#_ftn5\"><sup>5<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>M\u00eame si les causes de ces crises sont souvent complexes, allant de l\u2019instabilit\u00e9 politique et d\u2019une gouvernance faible \u00e0 des conditions climatiques impr\u00e9visibles, il est incompr\u00e9hensible qu\u2019\u00e0 notre \u00e9poque d\u2019abondance, des m\u00e8res n\u2019aient d\u2019autre choix que de regarder leurs enfants mourir de faim.<\/p>\n<div align=\"center\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/s3.amazonaws.com\/one.org\/images\/thrive_report_infographic_fr.gif\" alt=\"Infographie\" align=\"middle\" \/><\/div>\n<div style=\"background-color: #ebebeb; margin-bottom: 15px; padding: 10px 10px 5px 10px;\">\n<h3><strong>Projet WALA (Bien-\u00eatre et agriculture pour am\u00e9liorer les vies)<\/strong><\/h3>\n<p>Dans un village \u00e0 flanc de colline, situ\u00e9 au milieu de nulle part, au c\u0153ur du district de Zomba, au Malawi, l\u2019ONG <i>Save the Children<\/i> travaille en coop\u00e9ration avec les communaut\u00e9s pour am\u00e9liorer le bien-\u00eatre et les moyens de subsistance des habitants. L\u2019accent est mis sur l\u2019am\u00e9lioration de l\u2019alimentation, l\u2019assainissement et l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019\u00e9pargne et au cr\u00e9dit.<\/p>\n<p>La communaut\u00e9 a creus\u00e9 une tranch\u00e9e en amont de la pente pour \u00e9viter que le ruissellement des terres arables et les coul\u00e9es de boue ne viennent d\u00e9truire leurs champs de ma\u00efs. Avec <i>Save the Children<\/i>, les agriculteurs, form\u00e9s \u00e0 l&#8217;agriculture de conservation, ont construit une digue et plus de 100 m\u00e8tres de canaux pour irriguer les champs des foyers les plus vuln\u00e9rables de la communaut\u00e9. Les familles ont \u00e9galement re\u00e7u une formation dans le domaine de la nutrition, de la sant\u00e9 et de l&#8217;assainissement. Des plants de manguiers, goyaviers, papayers, orangers et mandariniers apportent un peu de douceur outre les avantages d\u2019une alimentation saine.<\/p>\n<p>L\u2019impact de ces investissements ne fait aucun doute \u00e0 en juger par les sourires rayonnants des enfants et la fiert\u00e9 des femmes devant le travail accompli.<\/p>\n<p>Le Malawi est tr\u00e8s d\u00e9pendant de son secteur agricole. Les petits agriculteurs et leurs familles repr\u00e9sentent environ 85% de la population.<\/p>\n<p>Le projet WALA s\u2019inscrit dans le cadre du programme d\u2019investissement dans l\u2019agriculture du Malawi \u2013 l\u2019ASWAp (<i>Agriculture Sector Wide Approach<\/i>). Il est mis en \u0153uvre par <i>Save the Children <\/i>au titre de l&#8217;initiative <i>Feed the Future<\/i> et s\u2019aligne sur les principes du Programme d\u00e9taill\u00e9 de d\u00e9veloppement de l\u2019agriculture africaine (PDDAA), le Malawi ayant sign\u00e9 le pacte PDDAA en avril 2010.<\/p>\n<\/div>\n<h2><strong>Notre chance\u00a0: trente pays ont un plan<\/strong><\/h2>\n<p>La bonne nouvelle, c\u2019est qu\u2019il est possible<a href=\"#_ftn6\"><sup>6<\/sup><\/a> de briser ce cercle vicieux de la pauvret\u00e9 et de la faim. Nous savons aujourd\u2019hui ce qu\u2019il faut faire pour augmenter la production alimentaire et les revenus des habitants pour qu\u2019ils puissent acheter \u00e0 manger. Pour faire en sorte que les enfants soient correctement aliment\u00e9s et qu\u2019ils puissent ainsi grandir en bonne sant\u00e9.<\/p>\n<p>Investir dans l\u2019agriculture \u2013 et dans les syst\u00e8mes financiers et les infrastructures qui la soutiennent \u2013 est l\u2019une des meilleures fa\u00e7ons de r\u00e9duire la pauvret\u00e9 dans les pays en d\u00e9veloppement, et plus encore en Afrique. Les revenus agricoles repr\u00e9sentent environ 30% du PIB du continent et plus de deux tiers des Africains vivent de l\u2019agriculture. Lorsqu\u2019ils ont acc\u00e8s aux march\u00e9s, les petits agriculteurs peuvent se procurer des revenus, envoyer leurs enfants \u00e0 l\u2019\u00e9cole et aider leur communaut\u00e9 \u00e0 sortir durablement de la pauvret\u00e9.<\/p>\n<p>En raison de cet \u00ab effet multiplicateur \u00bb, catalys\u00e9 par le d\u00e9veloppement de l&#8217;agriculture, les investissements dans l&#8217;agriculture seraient entre deux et quatre fois plus efficaces pour att\u00e9nuer la pauvret\u00e9 que la croissance g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par d&#8217;autres secteurs<a href=\"#_ftn7\"><sup>7<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Dans de nombreuses r\u00e9gions du monde, d\u2019immenses progr\u00e8s ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s. La r\u00e9volution verte de la deuxi\u00e8me partie du si\u00e8cle dernier s\u2019est accompagn\u00e9e d\u2019une augmentation consid\u00e9rable des rendements agricoles, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019introduction de nouvelles technologies et aux pratiques agricoles, soutenues par des investissements publics massifs dans ce domaine.<\/p>\n<p>\u00c0 elle seule, l\u2019Inde a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019une augmentation consid\u00e9rable de sa production de bl\u00e9 qui est pass\u00e9e de quelque 10 millions de tonnes en 1961 \u00e0 un peu moins de 50 millions de tonnes en 1990\u00a0: un quintuplement en moins de trente ans<a href=\"#_ftn8\"><sup>8<\/sup><\/a>. Des \u00e9tudes ont montr\u00e9 que ces investissements agricoles avaient sauv\u00e9 la vie de quelque 30 millions d\u2019enfants des pays pauvres entre 1970 et 1990<a href=\"#_ftn9\"><sup>9<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Malheureusement, certaines parties du monde n\u2019ont pas autant profit\u00e9 de cette r\u00e9volution verte. Si de nombreux pays d\u2019Asie et d\u2019Am\u00e9rique latine ont prosp\u00e9r\u00e9, l\u2019Afrique n\u2019a pas b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019autant d\u2019efforts et d\u2019investissements en faveur de l\u2019agriculture et du d\u00e9veloppement rural. Les initiatives visant \u00e0 adapter les technologies aux diff\u00e9rents contextes agricoles et \u00e9cologiques propres \u00e0 ce continent ont \u00e9t\u00e9 trop peu nombreuses tandis que l\u2019aide internationale d\u00e9di\u00e9e aux investissements agricoles en Afrique subsaharienne chutait de 72% entre 1988 et 2003<a href=\"#_ftn10\"><sup>10<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Les gouvernements africains ont eux aussi trop peu investi dans le secteur agricole et le soutien aux petits agriculteurs. Le montant total des d\u00e9penses nationales dans le secteur agricole africain est rest\u00e9 stable \u2013 \u00e0 3 milliards d\u2019euros (4\u00a0milliards de dollars) en 1980 comme en 1990 \u2013 alors qu\u2019en Asie, les d\u00e9penses nationales qui d\u00e9passaient d\u00e9j\u00e0 52 milliards d\u2019euros (70\u00a0milliards de dollars) au total en 1980, atteignaient les 75 milliards d\u2019euros (100\u00a0milliards de dollars) en 1990<a href=\"#_ftn11\"><sup>11<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Les choses commencent heureusement \u00e0 changer. Depuis 2003, l&#8217;aide d\u00e9di\u00e9e au secteur agricole en Afrique est en augmentation, en grande partie gr\u00e2ce \u00e0 une volont\u00e9 plus ferme des dirigeants africains de s&#8217;attaquer \u00e0 ce probl\u00e8me et au plaidoyer en faveur de l&#8217;agriculture de personnalit\u00e9s comme Kofi Annan, ancien Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral des Nations Unies et pr\u00e9sident de l&#8217;Alliance pour une r\u00e9volution verte en Afrique (AGRA).<\/p>\n<p>On reconna\u00eet aujourd\u2019hui de plus en plus la n\u00e9cessit\u00e9 de relever les niveaux de l&#8217;aide et de mettre en place un soutien public suffisant pour g\u00e9n\u00e9rer des innovations et des exp\u00e9riences pilotes en Afrique, \u00e0 l\u2019\u00e9chelon local et r\u00e9gional, en vue d\u2019identifier les solutions les mieux adapt\u00e9es aux diff\u00e9rents climats africains.<\/p>\n<p>Il ne faut cependant pas sous-estimer le triste h\u00e9ritage de d\u00e9cennies perdues de sous-investissement dans l\u2019agriculture africaine, h\u00e9ritage qui se refl\u00e8te dans les niveaux de pauvret\u00e9 des pays les plus pauvres. Si dans son ensemble, le monde est en bonne voie de r\u00e9aliser la premi\u00e8re cible du premier Objectif du Mill\u00e9naire pour le d\u00e9veloppement (OMD 1) \u2013 r\u00e9duire de moiti\u00e9 le pourcentage de personnes vivant avec moins d\u2019un dollar par jour \u2013 c\u2019est en grande partie gr\u00e2ce aux fantastiques progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s en Asie. En 25\u00a0ans, le taux de pauvret\u00e9 est en effet pass\u00e9 de pr\u00e8s de 60% \u00e0 moins de 20% en Asie de l\u2019Est<a href=\"#_ftn12\"><sup>12<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Il en va tout autrement de l\u2019Afrique subsaharienne, o\u00f9 la situation s\u2019am\u00e9liore nettement plus lentement. Dans cette partie du monde, le taux de pauvret\u00e9 g\u00e9n\u00e9ral n\u2019a diminu\u00e9 que de 7% \u2013 passant de 58 \u00e0 51% \u2013 entre 1990 et 2005. Et encore, cette am\u00e9lioration masque des diff\u00e9rences consid\u00e9rables d\u2019un pays \u00e0 l\u2019autre. Ainsi, au Nigeria, le pourcentage d\u2019habitants confront\u00e9s \u00e0 la pauvret\u00e9 a en fait augment\u00e9 de 56% entre 1990 et 2005. Une situation qui contraste avec celle d\u2019autres pays, qui, comme le Kenya, ont r\u00e9ussi \u00e0 la diminuer de 50%, au cours de cette m\u00eame p\u00e9riode<a href=\"#_ftn13\"><sup>13<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 une r\u00e9elle r\u00e9duction de la pauvret\u00e9 dans une grande partie des pays en d\u00e9veloppement, la faim continue de briser la vie de pr\u00e8s d\u2019un milliard d\u2019habitants de la plan\u00e8te. La troisi\u00e8me cible de l\u2019OMD 1 \u2013 r\u00e9duire de moiti\u00e9 le pourcentage de personnes souffrant de la faim \u2013 encourt un risque s\u00e9rieux de ne pas \u00eatre atteinte du tout, et de nombreux pays sont d\u00e9j\u00e0 \u00e0 la tra\u00eene vis-\u00e0-vis de cet objectif.<\/p>\n<p>Ici encore, l\u2019Afrique subsaharienne dans son ensemble est en queue de peloton, malgr\u00e9 des progr\u00e8s r\u00e9els dans de nombreux pays. Certes, depuis 2000, 17\u00a0pays d\u2019Afrique subsaharienne ont ainsi enregistr\u00e9 une diminution d\u2019au moins 30% des personnes souffrant de la faim. Mais selon la FAO, l\u2019Organisation des Nations Unies pour l\u2019alimentation et l\u2019agriculture, \u00a0217\u00a0millions d\u2019habitants d\u2019Afrique subsaharienne demeuraient sous-aliment\u00e9s au cours de la p\u00e9riode 2006-2008 <a href=\"#_ftn14\"><sup>14<\/sup><\/a> \u2013 soit 27% de la population totale, plus d\u2019une personne sur quatre \u2013 contre 31% entre 1990 et 1992. Ainsi, m\u00eame si la situation s\u2019est quelque peu am\u00e9lior\u00e9e, il est clair que nous devons faire beaucoup plus. Et sans attendre.<\/p>\n<p>Car les cons\u00e9quences de l\u2019inaction sont terribles. La faim et la sous-alimentation touchent de mani\u00e8re disproportionn\u00e9e les enfants, la malnutrition \u00e9tant responsable de plus d\u2019un d\u00e9c\u00e8s sur trois parmi les 7,6\u00a0millions d\u2019enfants de moins de cinq ans qui meurent chaque ann\u00e9e. Plus de 2,5\u00a0millions de d\u00e9c\u00e8s qui auraient de bien meilleures chances d\u2019\u00eatre \u00e9vit\u00e9s si ces enfants avaient eu acc\u00e8s \u00e0 une alimentation plus abondante et de meilleure qualit\u00e9<a href=\"#_ftn15\"><sup>15<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Parmi ceux qui survivent, beaucoup souffrent de rachitisme, une cons\u00e9quence de la malnutrition qui nuit de mani\u00e8re irr\u00e9versible au d\u00e9veloppement de l&#8217;organisme et du cerveau. Selon les derniers chiffres de l\u2019UNICEF, 29% des enfants des pays en d\u00e9veloppement souffrent de rachitisme. Et ce pourcentage atteint 38% en Afrique subsaharienne<a href=\"#_ftn16\"><sup>16<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Au vu de cette r\u00e9alit\u00e9, il est clair que des investissements tangibles et soutenus dans l\u2019agriculture \u2013 la priorit\u00e9 \u00e9tant aussi donn\u00e9e \u00e0 l\u2019apport d\u2019une alimentation suffisante aux enfants \u2013 auront un impact consid\u00e9rable sur la vie de millions de personnes, en les aidant \u00e0 sortir de la pauvret\u00e9 et retrouver le chemin de la prosp\u00e9rit\u00e9 par leurs propres moyens.<\/p>\n<p>L\u2019ann\u00e9e 2012 offre une occasion unique de relever ces d\u00e9fis et de donner un dernier coup de collier pour r\u00e9aliser les OMD \u00e0 l\u2019horizon 2015.<\/p>\n<p>L\u2019action doit avoir pour point de d\u00e9part l\u2019appropriation par les pays concern\u00e9s. Comme l\u2019\u00e9nonce le premier des principes de Paris sur l\u2019efficacit\u00e9 de l\u2019aide, nous savons que les chances de succ\u00e8s sont plus grandes lorsque le monde s\u2019unit derri\u00e8re un leadership national efficace. ONE a identifi\u00e9 30\u00a0pays \u00e0 faibles revenus ayant mis en place des plans d\u2019investissement dans l\u2019agriculture approuv\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9chelon international.<\/p>\n<p>Ensemble, ces pays repr\u00e9sentent environ 27% du total de 1,4\u00a0milliard de personnes vivant dans une pauvret\u00e9 extr\u00eame et 90% des habitants les plus pauvres d\u2019Afrique subsaharienne. Enti\u00e8rement financ\u00e9s, ces 30\u00a0programmes nationaux d\u2019investissement pourraient sortir quelque 50\u00a0millions de personnes de la pauvret\u00e9 au cours des dix prochaines ann\u00e9es<a href=\"#_ftn17\"><sup>17<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Parmi 30 pays, 18 ont \u00e9galement rejoint le mouvement SUN (Scaling Up Nutrition \u2013 Am\u00e9liorer la nutrition), qui vise \u00e0 soutenir les programmes nationaux de lutte contre la sous-alimentation. Ce mouvement rassemble un large \u00e9ventail d&#8217;acteurs \u2013 gouvernements, soci\u00e9t\u00e9 civile, secteur priv\u00e9, instituts de recherche et Nations Unies \u2013 pour s&#8217;assurer de la disponibilit\u00e9 des ressources financi\u00e8res et techniques n\u00e9cessaires \u00e0 la concr\u00e9tisation de ces plans.<\/p>\n<p>Ces programmes sont pr\u00eats \u00e0 \u00eatre mis en \u0153uvre par les gouvernements mais ont besoin de toute urgence d\u2019un soutien et de ressources suppl\u00e9mentaires. Les 18\u00a0pays du SUN rassemblent 24% des enfants rachitiques dans le monde. Selon les estimations de ONE, si ces pays disposaient des ressources n\u00e9cessaires pour d\u00e9ployer, dans le cadre de SUN, les plans nutritionnels nationaux approuv\u00e9s ainsi que des investissements dans l\u2019agriculture, ce sont 100\u00a0millions d\u2019enfants en bas \u00e2ge qui souffriraient moins de la malnutrition et 15\u00a0millions d\u2019enfants de moins de cinq ans qui se verraient \u00e9pargner les probl\u00e8mes li\u00e9s au rachitisme.<\/p>\n<p>Rien qu\u2019en Afrique, 31\u00a0millions d\u2019enfants pourraient ainsi sortir de la pauvret\u00e9, et le rachitisme serait \u00e9vit\u00e9 chez 12\u00a0millions d\u2019autres enfants. Pour certains pays, les b\u00e9n\u00e9fices seraient immenses. Il en va ainsi de l\u2019\u00c9thiopie qui, malgr\u00e9 de r\u00e9els progr\u00e8s sur le front de la famine, a essuy\u00e9 une succession de crises alimentaires au cours de ces derni\u00e8res d\u00e9cennies. Si ce pays disposait de ressources suffisantes pour mettre en \u0153uvre son plan d\u2019investissement pour l\u2019agriculture, 3,1\u00a0millions de personnes de plus pourraient selon nous \u00eatre sauv\u00e9es de la pauvret\u00e9. Au Niger, actuellement confront\u00e9 \u00e0 des s\u00e9cheresses et \u00e0 des p\u00e9nuries alimentaires, ce sont 2\u00a0millions d\u2019habitants qui pourraient sortir de la pauvret\u00e9, soit pr\u00e8s de 13% de la population.<\/p>\n<p>L\u2019analyse de ONE a toutefois mis en avant un manque criant de financements. \u00c0 peine 50% de l\u2019ensemble des fonds requis pour mettre en \u0153uvre les plans d\u2019investissement dans l\u2019agriculture ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s. Soit un d\u00e9ficit d\u2019environ 20 milliards d\u2019euros qui doit \u00eatre combl\u00e9 d\u2019ici \u00e0 2015. Ces plans devraient \u00eatre financ\u00e9s par des contributions \u00e9manant des bailleurs de fonds, des gouvernements nationaux, du secteur priv\u00e9 et dans certains cas d\u2019organisations non gouvernementales.<\/p>\n<p>Selon ONE, financer toutes les interventions nutritionnelles requises pour pr\u00e9venir le rachitisme chez 15\u00a0millions d\u2019enfants dans les 18 pays identifi\u00e9s n\u00e9cessite la mobilisation de 5,2 milliards d\u2019euros suppl\u00e9mentaires (6,9\u00a0milliards de dollars).<\/p>\n<p>Les montants encore \u00e0 financer pour la mise en \u0153uvre des plans d\u2019investissement nationaux pourraient \u00eatre pris en charge principalement \u2013 et \u00e0 part \u00e9gale \u2013 par les bailleurs de fonds et les gouvernements nationaux, un r\u00f4le plus modeste mais non sans importance \u00e9tant en outre confi\u00e9 au secteur priv\u00e9 et aux ONG.<\/p>\n<p>Une part significative des montants n\u00e9cessaires \u00ad\u2013 environ 7% \u2013, destin\u00e9e \u00e0 financer l\u2019enrichissement en fer et en sel iod\u00e9 des produits, doit \u00eatre apport\u00e9e par le secteur priv\u00e9, en premi\u00e8re ligne\u00a0pour d\u00e9ployer ce \u00a0type d&#8217;intervention essentielle contre les carences nutritionnelles<a href=\"#_ftn18\"><sup>18<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Ces investissements conjoints dans les plans de d\u00e9veloppement agricole et les interventions nutritionnelles peuvent avoir un impact significatif sur les taux globaux de pauvret\u00e9 et la faim. Il importe toutefois de soutenir \u00e9galement les pays qui ne disposent pas d\u2019un plan d\u2019investissement national approuv\u00e9. Certains d\u2019entre eux ont en effet besoin d\u2019une aide pour d\u00e9velopper leurs capacit\u00e9s et pouvoir ainsi formuler leurs propres plans d\u2019investissement dans l\u2019agriculture et plans d\u2019action nutritionnels.<\/p>\n<div align=\"center\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/s3.amazonaws.com\/one.org\/images\/thrive_report_infographic_countries_fr.gif\" alt=\"Les 30 pays dont le plan national d'investissement a \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9\" align=\"middle\" \/><\/div>\n<div style=\"background-color: #ebebeb; margin-bottom: 15px; padding: 10px 10px 5px 10px;\">\n<h3><strong>Le plan d&#8217;investissement national de Tanzanie<\/strong><\/h3>\n<p>La Tanzanie compte environ 45\u00a0millions d\u2019habitants, dont 74% vivent dans les zones rurales. Alors que son \u00e9conomie conna\u00eet une croissance soutenue depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 1990, 42% des enfants de moins de cinq ans souffrent de rachitisme s\u00e9v\u00e8re ou mod\u00e9r\u00e9<a href=\"#_ftn19\"><sup>19<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>En juillet 2010, la Tanzanie a sign\u00e9 un pacte dans le cadre du Programme d\u00e9taill\u00e9 de d\u00e9veloppement de l\u2019agriculture africaine (PDDAA). Depuis, elle a \u00e9labor\u00e9 un Plan d\u2019investissement dans l\u2019agriculture et la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire de 10\u00a0ans surnomm\u00e9 <i>Kilimo Kwanza<\/i> en swahili (\u00ab\u00a0l\u2019agriculture d\u2019abord\u00a0\u00bb). L\u2019objectif est de transformer le secteur de l\u2019agriculture pour cr\u00e9er de la richesse, r\u00e9duire la pauvret\u00e9 et atteindre la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et nutritionnelle. Ce plan donne la priorit\u00e9 \u00e0 la productivit\u00e9 agricole, au d\u00e9veloppement rural ainsi qu\u2019\u00e0 l&#8217;alimentation et \u00e0 la nutrition.<\/p>\n<p>D\u2019apr\u00e8s les estimations du gouvernement tanzanien, il faudra 6,2 milliards d\u2019euros (8,3\u00a0milliards de dollars) pour mettre en \u0153uvre ce plan au cours des 10\u00a0prochaines ann\u00e9es, un montant de 2,5 milliards d\u2019euros environ (3,3\u00a0milliards de dollars) \u00e9tant n\u00e9cessaire pour les cinq premi\u00e8res ann\u00e9es. Or, le d\u00e9ficit de financement avoisine actuellement 750 millions d\u2019euros (1 milliard de dollars).<\/p>\n<p>L&#8217;analyse de ONE montre que, si la premi\u00e8re phase du plan tanzanien \u00e9tait enti\u00e8rement financ\u00e9e, le pays pourrait sortir 2,2\u00a0millions de personnes de la pauvret\u00e9 au cours des 10 prochaines ann\u00e9es \u2013 soit 5% de sa population actuelle.<\/p>\n<\/div>\n<h2><strong>La solution\u00a0: un pacte pour la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et la nutrition <\/strong><\/h2>\n<p>Changer les choses dans ces 30\u00a0pays exigera des investissements soutenus et une r\u00e9elle volont\u00e9 politique, les chefs d\u2019\u00c9tat et de gouvernement des pays en d\u00e9veloppement et les partenaires de la communaut\u00e9 internationale pour le d\u00e9veloppement devront travailler main dans la main.<\/p>\n<p>\u00c0 cette fin, les dirigeants du monde entier doivent adopter un nouveau pacte pour la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et la nutrition en 2012. L\u2019adoption d\u2019un tel pacte et sa mise en \u0153uvre rapide contribueront \u00e0 mettre fin au cercle de la pauvret\u00e9 et de la faim dans un grand nombre des pays les plus pauvres.<\/p>\n<p>Ce pacte devra comprendre quatre volets, dont la mise en \u0153uvre doit \u00eatre coordonn\u00e9e\u00a0:<\/p>\n<h3><strong>Une nouvelle initiative du G8 dans le domaine de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire<\/strong><\/h3>\n<p>\u00c0 la suite de la crise alimentaire mondiale qui a fait de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire une priorit\u00e9 d&#8217;action pour la premi\u00e8re fois depuis des dizaines d&#8217;ann\u00e9es, les chefs d&#8217;\u00c9tat et de gouvernement ont adopt\u00e9 l\u2019Initiative de L\u2019Aquila pour la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire.<\/p>\n<p>Cette initiative, d\u00e9cid\u00e9e lors du sommet du G8 de 2008 en Italie, pr\u00e9voit de stimuler les d\u00e9penses en faveur du d\u00e9veloppement agricole et de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire en affectant 16 milliards d\u2019euros (22\u00a0milliards de dollars) sur trois ans \u00e0 des programmes cibl\u00e9s, align\u00e9s sur les principes de Rome pour une s\u00e9curit\u00e9 alimentaire mondiale durable. Les engagements financiers de l\u2019Initiative de l\u2019Aquila pour la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire prennent fin cette ann\u00e9e.<\/p>\n<p>Si elle a permis de renforcer la visibilit\u00e9 de l\u2019agriculture et de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire dans l\u2019agenda politique et d&#8217;accro\u00eetre l\u2019aide au d\u00e9veloppement dans le secteur, la mise en \u0153uvre de l\u2019initiative de L&#8217;Aquila se heurte n\u00e9anmoins \u00e0 de s\u00e9rieuses lacunes. Elle ne se fixe pas, en effet, d\u2019objectifs \u00e0 atteindre, se contentant de se concentrer sur les contributions, et ne met pas suffisamment l\u2019accent sur les plans con\u00e7us par les pays. En outre et de mani\u00e8re cruciale, l\u2019initiative n\u2019a pas mis l\u2019accent sur la transparence et ne permet donc pas d&#8217;en appeler correctement \u00e0 la responsabilit\u00e9 des bailleurs de fonds.<\/p>\n<p>Les progr\u00e8s restent donc insuffisants. Comme ONE l&#8217;a identifi\u00e9 l&#8217;ann\u00e9e derni\u00e8re dans son rapport sur la redevabilit\u00e9, 22% seulement des sommes promises avaient \u00e9t\u00e9 engag\u00e9es en mai 2011 et les pays ont enregistr\u00e9 des r\u00e9sultats mitig\u00e9s en ce qui concerne les objectifs qualitatifs. M\u00eame s&#8217;il reste du temps, plusieurs donateurs ne respecteront probablement pas enti\u00e8rement les promesses de financement auxquelles ils s&#8217;\u00e9taient engag\u00e9s. Cette situation montre \u00e0 quel point l&#8217;on n\u00e9glige cette approche essentielle qui permettrait de sortir de la pauvret\u00e9 et remettre sur la voie de l&#8217;autosuffisance et de la prosp\u00e9rit\u00e9 de nombreux habitants parmi les plus pauvres de la plan\u00e8te.<\/p>\n<p>Mais nous pouvons encore inverser la tendance. Le Sommet du G8 de 2012 nous offre l\u2019occasion unique de soutenir un pacte mondial pour la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire en adoptant une initiative nouvelle et am\u00e9lior\u00e9e qui fasse suite \u00e0 celle de L\u2019Aquila, tout en s\u2019engageant \u00e0 honorer d\u2019ici \u00e0 la fin de l\u2019ann\u00e9e les promesses financi\u00e8res pass\u00e9es. Les chefs d\u2019\u00c9tat et de gouvernement doivent assortir cette nouvelle initiative de r\u00e9sultats \u00e0 atteindre et d\u2019objectifs pr\u00e9cis en mati\u00e8re de r\u00e9duction de la pauvret\u00e9 et de la malnutrition infantile.<\/p>\n<p>Cet accord doit imp\u00e9rativement donner la priorit\u00e9 \u00e0 l\u2019am\u00e9lioration de l\u2019appropriation par les pays et se fixer des r\u00e9sultats \u00e0 long terme en mati\u00e8re de d\u00e9veloppement. L\u2019appropriation rev\u00eat une importance particuli\u00e8re en mati\u00e8re agricole. En effet, le sol, le climat, les ressources et les capacit\u00e9s varient \u00e0 ce point d&#8217;un pays \u00e0 l&#8217;autre qu&#8217;une approche globale indiff\u00e9renci\u00e9e ne saurait \u00eatre efficace. Les solutions et les connaissances locales sont donc d&#8217;une importance fondamentale d\u00e8s lors qu&#8217;il s&#8217;agit de prendre les bonnes d\u00e9cisions en mati\u00e8re de d\u00e9veloppement agricole et de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire.<\/p>\n<p>Le pacte devrait inclure un engagement ferme \u00e0 d\u00e9gager au moins 9 milliards d\u2019euros de fonds suppl\u00e9mentaires<a href=\"#_ftn20\"><sup>20<\/sup><\/a> (12\u00a0milliards de dollars) pour les 30\u00a0plans d&#8217;investissement nationaux mis en \u0153uvre jusqu&#8217;en 2015 afin de rem\u00e9dier au d\u00e9ficit de financement.<\/p>\n<p>L\u2019initiative doit \u00e9galement\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>Identifier des objectifs et des r\u00e9sultats cibl\u00e9s pr\u00e9cis pour r\u00e9duire la pauvret\u00e9 et le rachitisme, assortis d\u2019indicateurs mesurables<\/li>\n<li>Soutenir les petits producteurs et les femmes producteurs, les approches agricoles durables, l&#8217;acc\u00e8s au march\u00e9 durant toute l&#8217;ann\u00e9e et des solutions \u00e9prouv\u00e9es pour r\u00e9duire la malnutrition infantile<\/li>\n<li>Accorder une plus grande place au leadership africain et veiller \u00e0 encourager la coop\u00e9ration entre les bailleurs traditionnels, les donateurs non traditionnels et les b\u00e9n\u00e9ficiaires dans le cadre d\u2019un \u00e9change de connaissances et d\u2019exp\u00e9riences<\/li>\n<li>Int\u00e9grer des mesures efficaces pour am\u00e9liorer la transparence et la tra\u00e7abilit\u00e9 et mettre en place un m\u00e9canisme ind\u00e9pendant pour le suivi et l\u2019\u00e9valuation<\/li>\n<li>R\u00e9affirmer les principes de Rome et les am\u00e9liorer\n<ul>\n<li>En d\u00e9finissant clairement tous les engagements, en identifiant \u00e0 chaque fois des actions sp\u00e9cifiques et mesurables<\/li>\n<li>En alignant chaque action sur des indicateurs consensuels pour la mesure des progr\u00e8s<\/li>\n<li>En assurant la parfaite transparence de toutes les d\u00e9penses, interventions et r\u00e9unions<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h3><strong>Relancer les engagements de Maputo <\/strong><\/h3>\n<p>Les gouvernements des pays en d\u00e9veloppement ont un r\u00f4le crucial \u00e0 jouer dans les efforts de lutte contre la pauvret\u00e9, la faim et la malnutrition. En 2003, les membres de l&#8217;Union africaine (UA) ratifiaient la D\u00e9claration de Maputo sur l\u2019agriculture et la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et promettaient d\u2019affecter 10% de leur budget national \u00e0 l\u2019agriculture et au d\u00e9veloppement rural.<\/p>\n<p>Si certains pays ont r\u00e9alis\u00e9 cet objectif, beaucoup sont loin de l\u2019avoir atteint. En Afrique, les d\u00e9penses se sont \u00e9lev\u00e9es en moyenne \u00e0 6,4% entre 2003 et 2009 \u2013 environ un tiers du pourcentage affect\u00e9 \u00e0 ces secteurs par de nombreux pays asiatiques durant la r\u00e9volution verte<a href=\"#_ftn21\"><sup>21<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>\u00c0 la veille du 10e anniversaire de la D\u00e9claration de Maputo en 2013, les gouvernements africains doivent saisir l\u2019occasion de renouveler leur engagement \u00e0 investir dans l\u2019agriculture et le d\u00e9veloppement rural pour se rapprocher des objectifs convenus en 2003.<\/p>\n<p>Il convient aussi de d\u00e9finir clairement ce qu\u2019on entend par investir dans l\u2019agriculture et le d\u00e9veloppement rural. Le Sommet du Malawi de juin 2012 offre \u00e0 l\u2019Union africaine un point de d\u00e9part pour relancer ces engagements et fixer, pour chaque pays, un calendrier concret d\u2019objectifs \u00e0 atteindre. Il est \u00e9galement essentiel que les membres de l\u2019UA redoublent d\u2019efforts pour am\u00e9liorer la transparence et la qualit\u00e9 des d\u00e9penses gouvernementales.<\/p>\n<p>Une partie de la solution consiste \u00e0 prendre des mesures concr\u00e8tes pour am\u00e9liorer le Programme d\u00e9taill\u00e9 de d\u00e9veloppement de l\u2019agriculture africaine (PDDAA), une initiative men\u00e9e par l\u2019Afrique qui vise \u00e0 aider les pays \u00e0 d\u00e9velopper et \u00e0 mettre en \u0153uvre leurs plans d&#8217;investissement nationaux. Les dirigeants de l&#8217;UA peuvent am\u00e9liorer le PDDAA en veillant \u00e0<\/p>\n<ul>\n<li>Adopter des pactes r\u00e9gionaux qui promeuvent l\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale et \u00e9liminent les obstacles transfrontaliers au d\u00e9veloppement initi\u00e9 par le secteur de l&#8217;agriculture<\/li>\n<li>Tenir compte du r\u00f4le essentiel des femmes et de leurs besoins en les int\u00e9grant dans le processus d&#8217;\u00e9laboration des politiques<\/li>\n<li>Privil\u00e9gier la responsabilit\u00e9 mutuelle dans les plans et les proc\u00e9dures du PDDAA afin d&#8217;\u00e9couter et de tenir compte de l&#8217;avis des citoyens<\/li>\n<li>Promouvoir la participation \u00e0 part enti\u00e8re et efficace des acteurs non \u00e9tatiques, comme la soci\u00e9t\u00e9 civile, les ONG et le secteur priv\u00e9, dans le processus du PDDAA \u2013 de la conception \u00e0 l&#8217;\u00e9valuation en passant par le suivi \u2013 afin que les plans r\u00e9pondent aux besoins de toutes les parties prenantes.<\/li>\n<\/ul>\n<p>En \u0153uvrant de concert de fa\u00e7on \u00e0 affecter davantage de ressources domestiques aux investissements efficaces et intelligents dans l\u2019agriculture, il est possible de transformer fondamentalement la vie de millions de citoyens africains tout en contribuant \u00e0 stimuler la croissance \u00e9conomique.<\/p>\n<h3><strong>Galvaniser les investissements durables du secteur priv\u00e9<\/strong><\/h3>\n<p>Le secteur priv\u00e9 a un r\u00f4le vital \u00e0 jouer dans les efforts visant \u00e0 encourager la croissance, cr\u00e9er des d\u00e9bouch\u00e9s et am\u00e9liorer la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire. Ces investissements doivent concerner l&#8217;ensemble du secteur africain de l&#8217;agriculture et mettre en particulier l\u2019accent sur l\u2019am\u00e9lioration des semences et des engrais, des pratiques agricoles, du stockage, du traitement, de la distribution et de la commercialisation. Il est d\u00e8s lors essentiel de consentir tous les efforts possibles pour exploiter pleinement les sources de financement priv\u00e9es.<\/p>\n<p>Les gouvernements africains doivent quant \u00e0 eux s&#8217;atteler \u00e0 attirer des investissements priv\u00e9s pour exploiter pleinement l&#8217;incroyable potentiel de l&#8217;agriculture. \u00c0 cette fin, les dirigeants africains peuvent \u00e9laborer des politiques et adopter une r\u00e9glementation destin\u00e9s \u00e0 am\u00e9liorer le climat des affaires tout en pr\u00e9servant les droits fonciers des petits agriculteurs ainsi qu\u2019en d\u00e9veloppant et en am\u00e9liorant les infrastructures de transport, de t\u00e9l\u00e9communications, d&#8217;\u00e9nergie et d&#8217;approvisionnement en eau.<\/p>\n<p>Les gouvernements africains et leurs partenaires de d\u00e9veloppement doivent aussi donner la priorit\u00e9 \u00e0 l&#8217;int\u00e9gration r\u00e9gionale et aux infrastructures des r\u00e9gions rurales. L&#8217;am\u00e9lioration des routes principales et des liaisons de transport transfrontalier, mais aussi des contr\u00f4les plus efficaces aux fronti\u00e8res, permettront de favoriser les \u00e9changes, d&#8217;accro\u00eetre les recettes \u00e0 l&#8217;exportation et d&#8217;am\u00e9liorer les revenus. L&#8217;id\u00e9e est \u00e9galement de garantir une r\u00e9partition plus \u00e9quilibr\u00e9e des produits alimentaires, en r\u00e9duisant le risque que des familles vivant de tel c\u00f4t\u00e9 de la fronti\u00e8re soient confront\u00e9es \u00e0 des p\u00e9nuries alimentaires alors que de l&#8217;autre c\u00f4t\u00e9 de la fronti\u00e8re, les stocks sont largement suffisants.<\/p>\n<p>En outre, il convient de mobiliser davantage les fonds d\u2019investissements g\u00e9r\u00e9s par le secteur priv\u00e9 qui sont sp\u00e9cialis\u00e9s et s&#8217;\u00e9tendent \u00e0 tout le secteur agricole africain. Les garanties de pr\u00eat et les \u00ab\u00a0m\u00e9canismes incitatifs\u00a0\u00bb devraient \u00e9galement \u00eatre utilis\u00e9s pour relancer l&#8217;innovation agricole. La fen\u00eatre \u00ab\u00a0secteur priv\u00e9\u00a0\u00bb du Programme mondial pour l&#8217;agriculture et la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire (PMASA) est un autre m\u00e9canisme important. Il vise \u00e0 octroyer des pr\u00eats \u00e0 court et \u00e0 long terme, des garanties de pr\u00eats et des capitaux en vue d&#8217;am\u00e9liorer les possibilit\u00e9s commerciales des exploitations agricoles de petite et moyenne taille et des petits agriculteurs, en les reliant aux cha\u00eenes de valeur locales, nationales et internationales.<\/p>\n<h3><strong>Lutter contre les probl\u00e8mes structurels et la volatilit\u00e9 des prix<\/strong><\/h3>\n<p>\u00c0 la base de tout effort visant \u00e0 am\u00e9liorer la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et r\u00e9duire la faim, il doit y avoir une volont\u00e9 commune de rem\u00e9dier \u00e0 la volatilit\u00e9 des prix des denr\u00e9es alimentaires que nous connaissons depuis quelques ann\u00e9es. Depuis la crise alimentaire mondiale de 2007-2008, qui a fait flamber le prix des denr\u00e9es alimentaires de base, les prix alimentaires sont rest\u00e9s \u00e9lev\u00e9s et impr\u00e9visibles. Cette situation p\u00e8se de mani\u00e8re disproportionn\u00e9e sur les plus pauvres de la plan\u00e8te, contraints de consacrer une plus grande partie de leurs revenus \u00e0 l&#8217;achat de denr\u00e9es alimentaires.<\/p>\n<p>Selon la Banque mondiale, 44\u00a0millions de personnes ont bascul\u00e9 dans la pauvret\u00e9 entre juin 2010 et avril 2011 suite \u00e0 la flamb\u00e9e des prix<a href=\"#_ftn22\"><sup>22<\/sup><\/a>. Toujours selon la Banque mondiale, une augmentation de 10% de l&#8217;indice des prix des denr\u00e9es alimentaires pourrait faire sombrer dans la pauvret\u00e9 10 millions de personnes de plus. Dans le cas d&#8217;une augmentation de 30% de l&#8217;indice, ce sont 34 millions de personnes courant un risque accru de pauvret\u00e9.<\/p>\n<p>Les chefs d\u2019\u00c9tat et de gouvernement doivent de toute urgence s\u2019attaquer aux causes de la volatilit\u00e9 du prix des denr\u00e9es alimentaires. Ici \u00e9galement, l&#8217;ann\u00e9e 2012 leur donne une r\u00e9elle chance de s&#8217;y employer.<\/p>\n<p>Le Pr\u00e9sident mexicain Calderon a en effet fait de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire l&#8217;un des cinq piliers cl\u00e9s de sa pr\u00e9sidence du G20 cette ann\u00e9e. Le Mexique peut ainsi devenir un champion du contr\u00f4le des prix des denr\u00e9es alimentaires en incitant tous les membres du G20 \u00e0 adh\u00e9rer au Plan d\u2018action sur l\u2019agriculture lanc\u00e9 l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re \u00e0 Cannes, lors du Sommet du G20, et \u00e0 r\u00e9aliser toutes les r\u00e9formes du march\u00e9 financier adopt\u00e9es et recommand\u00e9es par le Conseil de stabilit\u00e9 financi\u00e8re. Les dirigeants doivent en particulier autoriser les r\u00e9gulateurs \u00e0 limiter les positions sur les produits alimentaires avant qu&#8217;une crise n\u2019\u00e9clate.<\/p>\n<p>L\u2019Union europ\u00e9enne doit, pour sa part, s\u2019engager \u00e0 mettre en place un organisme de r\u00e9gulation d&#8217;envergure et de comp\u00e9tences identiques ou sup\u00e9rieures \u00e0 celui des Etats-Unis, la <i>US Commodities Futures Trading Commission<\/i> (CFTC). Cet organisme aurait pour mission d&#8217;analyser l&#8217;\u00e9volution des march\u00e9s et de prendre les mesures n\u00e9cessaires pour \u00e9viter tout d\u00e9r\u00e8glement, telle qu\u2019une flamb\u00e9e des cours des denr\u00e9es alimentaires.<\/p>\n<div style=\"background-color: #ebebeb; margin-bottom: 15px; padding: 10px 10px 5px 10px;\">\n<h2>Conclusion<\/h2>\n<p>En 2012, nous allons avoir la chance d\u2019ouvrir un nouveau front dans la lutte contre la faim et l&#8217;extr\u00eame pauvret\u00e9, un combat que nous pouvons gagner, nous le savons. Dans de nombreuses r\u00e9gions du globe, de formidables avanc\u00e9es ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es. Le moment est venu \u00e0 pr\u00e9sent de recentrer nos efforts sur les pays qui sont sur le point de r\u00e9aliser des progr\u00e8s similaires. Comme le montre l&#8217;analyse de ONE, des avanc\u00e9es consid\u00e9rables sont possibles dans les 30 pays qui disposent d\u00e9j\u00e0 de plans d\u2019investissement. Ces pays sont pr\u00eats \u00e0 relever le d\u00e9fi. Nous savons ce qu&#8217;il faut faire pour que ces efforts se concr\u00e9tisent. Ce dont nous avons besoin aujourd&#8217;hui, c&#8217;est que le monde politique s\u2019engage.<\/p>\n<p>Ne pas agir pourrait avoir des cons\u00e9quences qui se feront sentir durant les prochaines d\u00e9cennies. Si nous n&#8217;agissons pas, de trop nombreux pays resteront pris au pi\u00e8ge dans le cercle vicieux de la pauvret\u00e9 et de la faim. Si nous n&#8217;agissons pas, des millions d&#8217;enfants souffriront \u00e0 leur tour de rachitisme et subiront des dommages irr\u00e9versibles. Si nous n&#8217;agissons pas, des millions de familles ne pourront sortir de l&#8217;extr\u00eame pauvret\u00e9 \u00e0 laquelle elles sont confront\u00e9es, et elles continueront \u00e0 d\u00e9pendre de l&#8217;aide ext\u00e9rieure alors qu&#8217;elles pourraient subvenir elles-m\u00eames \u00e0 leurs besoins. Il nous faut \u00e9viter cela !<\/p>\n<\/div>\n<h2>Notes<\/h2>\n<p><a href=\"https:\/\/s3.amazonaws.com\/one.org\/pdfs\/thrive_report_methodology_fr.pdf\" target=\"_new\" rel=\"noopener\">Note m\u00e9thodologique<\/a> (format PDF)<\/p>\n<div>\n<div id=\"ftn1\">\n<p><a id=\"_ftn1\" title=\"\" name=\"_ftn1\"><\/a>1. Au 29 mars 2012, 1 dollar = 0,75 euro<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn2\">\n<p><a id=\"_ftn2\" title=\"\" name=\"_ftn2\"><\/a>2. Chen et Ravallion, <i>The developing world is poorer than we thought, but no less successful in the fight against poverty, <\/i>Rapport de recherches sur les politiques, Banque mondiale, 2008.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn3\">\n<p><a id=\"_ftn3\" title=\"\" name=\"_ftn3\"><\/a>3. FAO, <i>L\u2019<\/i><i>\u00e9<\/i><i>tat de l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 dans le monde\u00a0: combattre l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire lors des crises prolong\u00e9es, <\/i>2010.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn4\">\n<p><a id=\"_ftn4\" title=\"\" name=\"_ftn4\"><\/a>4. Banque mondiale, <i>Repositioning Nutrition as Central to Development: A Strategy for Large-Scale Action,<\/i> 2006.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn5\">\n<p><a id=\"_ftn5\" title=\"\" name=\"_ftn5\"><\/a>5. Communiqu\u00e9 de presse de la FAO, 9 mars 2012<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn6\">\n<p><a id=\"_ftn6\" title=\"\" name=\"_ftn6\"><\/a>6. Le pr\u00e9sent document se base sur des calculs explicit\u00e9s dans la note m\u00e9thodologique disponible en ligne \u00e0 l&#8217;adresse<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn7\">\n<p><a id=\"_ftn7\" title=\"\" name=\"_ftn7\"><\/a>7. Banque mondiale, <i>L\u2019agriculture au service du d\u00e9veloppement, Rapport sur le d\u00e9veloppement dans le monde, <\/i>2008.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn8\">\n<p><a id=\"_ftn8\" title=\"\" name=\"_ftn8\"><\/a>7. Les calculs des auteurs sont bas\u00e9s sur les donn\u00e9es de FAOSTAT sur la production de bl\u00e9 en Inde entre 1961 et 2010. Donn\u00e9es disponibles sur <a href=\"http:\/\/faostat.fao.org\/site\/567\/default.aspx#ancor\" target=\"_new\" rel=\"noopener\">http:\/\/faostat.fao.org\/site\/567\/default.aspx#ancor<\/a> (mars 2012)<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn9\">\n<p><a id=\"_ftn9\" title=\"\" name=\"_ftn9\"><\/a>8. IFPRI, <i>Millions Fed: Proven Successes in Agricultural Development,<\/i> Institut international de recherche sur les politiques alimentaires, 2009<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn10\">\n<p><a id=\"_ftn10\" title=\"\" name=\"_ftn10\"><\/a>9. Les chiffres de l\u2019APD t\u00e9l\u00e9charg\u00e9s \u00e0 partir de la base de donn\u00e9es SNPC-OCDE (mars 2012) montrent que l\u2019APD pour l\u2019agriculture est pass\u00e9e de 3 086 milliards d\u2019euros (4,115 milliards de dollars) en 1988 \u00e0 866 milliards d\u2019euros (1,155 milliard de dollars) en 2003 (\u00e0 prix constants de 2009)<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn11\">\n<p><a id=\"_ftn11\" title=\"\" name=\"_ftn11\"><\/a>10. Fan, Omilola et Lambert, <i>Public Spending for Agriculture in Africa: Trends and Composition<\/i>, ReSAKSS Document de travail n\u00b0 28, avril 2009<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn12\">\n<p><a id=\"_ftn12\" title=\"\" name=\"_ftn12\"><\/a>11. Nations Unies, <i>Rapport sur les Objectifs du Mill\u00e9naire pour le d\u00e9veloppement, <\/i>2011<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn13\">\n<p><a id=\"_ftn13\" title=\"\" name=\"_ftn13\"><\/a>12.Syst\u00e8me r\u00e9gional d\u2019analyse strat\u00e9gique et d\u2019appui \u00e0 la connaissance, accessible via le lien: <a href=\"http:\/\/www.resakss.org\/\" target=\"_new\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.resakss.org\/<\/a> (mars 2012)<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn14\">\n<p><a id=\"_ftn14\" title=\"\" name=\"_ftn14\"><\/a>13 Organisation pour l\u2019alimentation et l\u2019agriculture, <i>Statistiques de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire\u00a0: Pr\u00e9valence de la sous-alimentation dans la population totale, <\/i>octobre 2011<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn15\">\n<p><a id=\"_ftn15\" title=\"\" name=\"_ftn15\"><\/a>14. UNICEF, <i>Progr\u00e8s pour les enfants\u00a0: un bilan de la nutrition<\/i>, UNICEF, mai 2006.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn16\">\n<p><a id=\"_ftn16\" title=\"\" name=\"_ftn16\"><\/a>15. UNICEF, Child Info: Monitoring the Situation of Children and Women, Child Nutrition Statistics, mise \u00e0 jour janvier 2012, accessible via le lien\u00a0: <a href=\"http:\/\/www.childinfo.org\/undernutrition_status.html\" target=\"_new\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.childinfo.org\/undernutrition_status.html<\/a> (mars 2012)<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn17\">\n<p><a id=\"_ftn17\" title=\"\" name=\"_ftn17\"><\/a>16. Le calendrier exact variera d\u2019un pays \u00e0 l\u2019autre en fonction de la rapidit\u00e9 de la mise \u00e0 disposition des fonds et du type d&#8217;investissement. Des v\u00e9hicules tels que le Programme mondial pour l&#8217;agriculture et la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire (PMASA\/GAFSP) pourraient permettre de canaliser les fonds et d\u2019en acc\u00e9l\u00e9rer la mise en \u0153uvre.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn18\">\n<p><a id=\"_ftn18\" title=\"\" name=\"_ftn18\"><\/a>17.Dans <i>Scaling Up Nutrition: What Will it Cost?<\/i> <i>(Am\u00e9liorer la nutrition\u00a0: quel en sera le co\u00fbt),<\/i> la Banque mondiale estime \u00e0 7% la contribution \u00e0 apporter par le secteur priv\u00e9 sous la forme d\u2019un enrichissement en fer et en sel iod\u00e9, sur la base du paquet d\u2019interventions de la phase 1.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn19\">\n<p><a id=\"_ftn19\" title=\"\" name=\"_ftn19\"><\/a>18. Statistiques de l\u2019UNICEF, accessible via le lien\u00a0: <a href=\"http:\/\/www.unicef.org\/infobycountry\/tanzania_statistics.html\" target=\"_new\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.unicef.org\/infobycountry\/tanzania_statistics.html<\/a> (mars 2012)<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn20\">\n<p><a id=\"_ftn20\" title=\"\" name=\"_ftn20\"><\/a>19. A ces sommes s&#8217;ajoutent les besoins chiffr\u00e9s pour la mise en \u0153uvre du SUN, pr\u00e9sent\u00e9s plus haut<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn21\">\n<p><a id=\"_ftn21\" title=\"\" name=\"_ftn21\"><\/a>20. Benin, S., Kennedy, A., Lambert, M., McBride, L., <i>Monitoring African agricultural development processes and performance: A comparative analysis<\/i>, 2010, et ReSAKSS <i>Annual Trends and Outlook Report<\/i>, Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI), 2012<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn22\">\n<p><a id=\"_ftn22\" title=\"\" name=\"_ftn22\"><\/a>21. Banque mondiale, <i>Food Price Watch<\/i>, avril 2011<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"buffer\"><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Malgr\u00e9 la croissance \u00e9conomique soutenue enregistr\u00e9e au cours de ces derni\u00e8res d\u00e9cennies dans le monde \u2013 y compris dans quelques-uns des pays les plus pauvres d\u2019Afrique \u2013 des millions de personnes sont toujours prises au pi\u00e8ge du cercle vicieux de la faim et de la pauvret\u00e9. 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