{"id":15836,"date":"2011-10-30T15:28:01","date_gmt":"2011-10-30T15:28:01","guid":{"rendered":"http:\/\/staging.one.org\/fr\/?post_type=one_policy&amp;p=15836"},"modified":"2011-10-30T15:28:01","modified_gmt":"2011-10-30T15:28:01","slug":"le-g20-et-lafrique-oeuvrer-ensemble-pour-la-croissance-et-le-developpement-en-afrique","status":"publish","type":"one_policy","link":"https:\/\/www.one.org\/fr\/policy\/le-g20-et-lafrique-oeuvrer-ensemble-pour-la-croissance-et-le-developpement-en-afrique\/","title":{"rendered":"LE G20 ET L&#8217;AFRIQUE \u2013 \u0152UVRER ENSEMBLE POUR LA CROISSANCE ET LE DEVELOPPEMENT EN AFRIQUE"},"content":{"rendered":"<p>Les mutations en Afrique d\u00e9fient les st\u00e9r\u00e9otypes v\u00e9hicul\u00e9s au sujet de ce continent. L&#8217;Afrique compte pr\u00e8s d&#8217;1\u00a0milliard de consommateurs et le taux de croissance de son \u00e9conomie devrait avoisiner les 6% au cours des cinq ann\u00e9es \u00e0 venir. En sus de la multiplication d&#8217;opportunit\u00e9s \u00e9conomiques sur le continent, la transparence des op\u00e9rations gagne du terrain dans les secteurs public comme priv\u00e9, tout comme la d\u00e9mocratie. Les liens entre l&#8217;Afrique et le reste du monde changent aussi. L&#8217;\u00e8re des relations unilat\u00e9rales, de la distribution de l&#8217;aide est r\u00e9volue, les relations se fondent de plus en plus sur les investissements et opportunit\u00e9s d&#8217;\u00e9changes r\u00e9ciproques et voient \u00e9merger des partenariats mieux \u00e9quilibr\u00e9s.<\/p>\n<p>L&#8217;Afrique a un r\u00f4le \u00e0 jouer dans la r\u00e9solution des d\u00e9fis mondiaux d&#8217;aujourd&#8217;hui. Mais le continent doit aussi r\u00e9pondre \u00e0 des enjeux majeurs qui lui sont propres : accro\u00eetre la production alimentaire, transformer les taux de croissance \u00e9lev\u00e9s en d\u00e9veloppement \u00e9conomique et social pour tous et garantir que les dirigeants nationaux \u0153uvrent au bien-\u00eatre de leurs citoyens.<\/p>\n<p>La pr\u00e9sidence fran\u00e7aise du G20 doit saisir cette opportunit\u00e9 unique qui lui est offerte de soutenir et de promouvoir le d\u00e9veloppement de l&#8217;Afrique. Le Pr\u00e9sident Sarkozy a inscrit le d\u00e9veloppement parmi les grandes priorit\u00e9s du G20, aux c\u00f4t\u00e9s de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire, les infrastructures et la protection sociale. Il s&#8217;est engag\u00e9 \u00e0 mettre sur pied un m\u00e9canisme de financement innovant pour le d\u00e9veloppement dans le cadre du G20 d&#8217;ici la fin de l&#8217;ann\u00e9e. En juin, une r\u00e9union minist\u00e9rielle in\u00e9dite fut organis\u00e9e par le G20 sur l&#8217;agriculture d\u00e9di\u00e9e principalement \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et la volatilit\u00e9 des prix alimentaires. Autre innovation de la pr\u00e9sidence fran\u00e7aise, la tenue d&#8217;une r\u00e9union conjointe des Ministres des Finances et des Ministres du D\u00e9veloppement qui a eu lieu les 22 et 23 septembre. La France, qui assume \u00e9galement la pr\u00e9sidence du G8 cette ann\u00e9e, a cherch\u00e9 \u00e0 rationaliser les deux processus autant que possible et soutient l&#8217;id\u00e9e que le d\u00e9veloppement est une priorit\u00e9 incombant plut\u00f4t au G20, y compris aux bailleurs de fonds des pays \u00e9mergents, qu&#8217;au G8. Le G20 a la responsabilit\u00e9 et l&#8217;opportunit\u00e9 sans pr\u00e9c\u00e9dent de prendre la t\u00eate des efforts mondiaux en faveur du d\u00e9veloppement.<\/p>\n<p>ONE en appelle au G20 pour \u00eatre le chef de file d&#8217;initiatives qui changeront la donne sur les sujets suivants :<\/p>\n<ul>\n<li>L&#8217;accroissement des ressources et de leur efficacit\u00e9 dans la lutte pour la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire<\/li>\n<li>L&#8217;augmentation des financements consacr\u00e9s au d\u00e9veloppement<\/li>\n<li>La promotion de la bonne gouvernance et de la transparence<\/li>\n<li>Le soutien apport\u00e9 au d\u00e9veloppement d&#8217;une croissance durable et inclusive.<\/li>\n<\/ul>\n<p>La priorit\u00e9 dans tous ces domaines doit \u00eatre de promouvoir la responsabilit\u00e9 et l&#8217;obligation de rendre des comptes.<\/p>\n<h3>Accro\u00eetre les ressources et leur efficacit\u00e9 dans la lutte pour la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire<\/h3>\n<p>Un des meilleurs moyens de r\u00e9duire la pauvret\u00e9 en Afrique est d&#8217;investir dans l&#8217;agriculture. L&#8217;agriculture repr\u00e9sente environ 30% du PIB du continent et constitue la source principale de revenus de deux Africains sur trois. Lorsque les petits exploitants ont un acc\u00e8s stable aux march\u00e9s, ils peuvent vivre de leur production, scolariser leurs enfants et contribuer \u00e0 sortir leur communaut\u00e9 durablement de la pauvret\u00e9. C&#8217;est cet effet multiplicateur qui explique pourquoi l&#8217;on consid\u00e8re que les investissements agricoles sont deux \u00e0 quatre fois plus efficaces dans la lutte contre la pauvret\u00e9 que la croissance de tout autre secteur d&#8217;activit\u00e9.<\/p>\n<p>Ceci prend d&#8217;autant plus d&#8217;importance que les prix des denr\u00e9es alimentaires atteignent de nouveau un pic historique et que plus de 13 millions de personnes sont menac\u00e9es de famine dans la Corne de l&#8217;Afrique. Pr\u00e8s de deux ans ont pass\u00e9 depuis le Sommet de l&#8217;Aquila et les bailleurs de fonds n&#8217;ont toujours pas d\u00e9fini quand et comment ils honoreraient leurs engagements, sans parler des \u00e9ventuelles solutions aux probl\u00e8mes grandissants entra\u00een\u00e9s par l&#8217;envol\u00e9e rapide des prix alimentaires. D&#8217;apr\u00e8s la Banque mondiale, 44 millions de personnes de plus ont rejoint les rangs de la pauvret\u00e9 depuis juin 2010 en raison de la hausse des prix alimentaires. Il faut \u00e9galement mentionner la recrudescence d&#8217;op\u00e9rations d&#8217;achat et d&#8217;investissement fonciers de grande \u00e9chelle ces derni\u00e8res ann\u00e9es, souvent le fait d&#8217;acteurs \u00e9trangers. La faible transparence de ces op\u00e9rations \u00ab\u00a0d&#8217;accaparement des terres\u00a0\u00bb pose la question du respect des droits fonciers des populations locales.<\/p>\n<p>Parall\u00e8lement, le secteur priv\u00e9 est un \u00e9l\u00e9ment cl\u00e9 n\u00e9cessaire pour am\u00e9liorer la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire\u00a0: il cr\u00e9e des opportunit\u00e9s d\u2019emplois et \u00a0r\u00e9duit les barri\u00e8res au commerce agricole. Cependant, en comparaison \u00e0 d\u2019autres secteurs, l\u2019agriculture pr\u00e9sente de plus grands obstacles aux investissements priv\u00e9s en raison de la diversit\u00e9 des terres, de mauvaises infrastructures et d\u2019une faible densit\u00e9 de population. Un march\u00e9 fragile est synonyme de rendements potentiellement plus faibles. Pour mettre en lumi\u00e8re l\u2019\u00e9norme potentiel de l\u2019agriculture africaine, il faudra attirer l\u2019investissement priv\u00e9 ce qui n\u00e9cessitera des politiques et des r\u00e8gles qui permettront d\u2019am\u00e9liorer l\u2019environnement des affaires, le d\u00e9veloppement et l\u2019am\u00e9lioration des infrastructures li\u00e9es aux transports, aux t\u00e9l\u00e9communications, \u00e0 l\u2019\u00e9nergie et \u00e0 l\u2019eau\u00a0 et des m\u00e9canismes novateurs de gestions des risques.<\/p>\n<p>Afin de faire de l&#8217;agriculture le moteur du d\u00e9veloppement de l&#8217;Afrique, ONE encourage le G20 \u00e0 :<\/p>\n<p><strong>Augmenter les ressources d\u00e9di\u00e9es \u00e0 l&#8217;agriculture et \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire <\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Reconna\u00eetre le besoin pressant d&#8217;investissements d&#8217;urgence et d&#8217;investissements \u00e0 long terme,\u00a0 lancer un appel \u00e0 la communaut\u00e9 internationale pour financer la totalit\u00e9 de l&#8217;appel de l&#8217;ONU pour la Corne de l\u2019Afrique et augmenter les efforts de d\u00e9veloppement \u00e0 court ou long terme dans la r\u00e9gion.<\/li>\n<li>R\u00e9affirmer l&#8217;engagement pris par le G20 en 2009 \u00e0 L\u2019Aquila d&#8217;accro\u00eetre les fonds disponibles pour le d\u00e9veloppement agricole \u00e0 long terme et s&#8217;accorder \u00e0 d\u00e9finir une feuille de route pour honorer ces engagements qualitatifs et quantitatifs d&#8217;ici 2015.<\/li>\n<li>Convenir d&#8217;\u0153uvrer vers la d\u00e9finition d&#8217;un cadre et d&#8217;engagements de tous les membres du G20 en faveur d&#8217;investissements sur le long terme consacr\u00e9s \u00e0 la productivit\u00e9 agricole et \u00e0 l&#8217;acc\u00e8s \u00e0 l&#8217;alimentation dans les pays en d\u00e9veloppement, \u00e0 adopter lors de la prochaine r\u00e9union du G20 \u00e0 Mexico.<\/li>\n<li>Lancer un appel aux dirigeants africains pour qu&#8217;ils appliquent en toute transparence l&#8217;engagement de Maputo de consacrer au minimum 10% des budgets nationaux \u00e0 l&#8217;agriculture.<\/li>\n<li>Reconna\u00eetre les efforts consentis et les premi\u00e8res victoires du Programme mondial pour l&#8217;agriculture et la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire (GAFSP), exiger que les bailleurs de fonds existants honorent leurs promesses de financement et lancer un appel \u00e0 des lev\u00e9es de fonds suppl\u00e9mentaires dans le contexte d&#8217;une crise alimentaire persistante et l&#8217;\u00e9mergence de perspectives nouvelles pour les investissements dans la productivit\u00e9 agricole.<\/li>\n<li>S\u2019engager \u00e0 financer int\u00e9gralement le Fonds international de d\u00e9veloppement agricole (IFAD) lors de la 8\u00e8me conf\u00e9rence de reconstitution en d\u00e9cembre 2011, afin de lui permettre de continuer \u00e0 aider les femmes et hommes pauvres du milieu rural \u00a0\u00e0 augmenter leurs revenus et \u00e0 am\u00e9liorer leur s\u00e9curit\u00e9 alimentaire.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>R\u00e9duire la volatilit\u00e9 des prix des denr\u00e9es alimentaires<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>D\u00e9finir des mesures r\u00e9glementaires, dont la cr\u00e9ation de limites de position pour les d\u00e9riv\u00e9s alimentaires de gr\u00e9 \u00e0 gr\u00e9 et les contrats \u00e0 terme de denr\u00e9es alimentaires n\u00e9goci\u00e9s par les fonds indiciels ainsi que l&#8217;obligation de soumettre tous les d\u00e9riv\u00e9s de mati\u00e8res premi\u00e8res \u00e0 des proc\u00e9dures de notification, de compensation et de suivi. Des organismes de r\u00e9glementation appropri\u00e9s ad hoc doivent veiller \u00e0 la mise en \u0153uvre effective de ces mesures.<\/li>\n<li>Se f\u00e9liciter des efforts de l&#8217;UE pour mettre sur pied une commission de r\u00e9gulation des march\u00e9s \u00e0 terme.<\/li>\n<li>S&#8217;engager \u00e0 rendre plus transparentes les informations concernant les stocks de c\u00e9r\u00e9ales disponibles au moyen d&#8217;un Syst\u00e8me d&#8217;Information sur les March\u00e9s Agricoles (AMIS).<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Emp\u00eacher \u201cl&#8217;accaparement des terres\u201d <\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Cr\u00e9er une commission en charge de pr\u00e9senter au groupe des ministres des Finances du G20 d&#8217;ici juin 2012 un rapport proposant une liste de principes r\u00e9gulant l&#8217;acquisition transparente et juste des terres dans les pays en d\u00e9veloppement afin de prot\u00e9ger les droits et de promouvoir le d\u00e9veloppement durable des petites exploitations et des communaut\u00e9s rurales.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Am\u00e9liorer la gestion des risques agricoles dans les pays pauvres <\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Reconna\u00eetre que les investissements dans les programmes de gestion des risques agricoles et de protection des revenus permettent d&#8217;amortir l&#8217;impact des envol\u00e9es de prix et de renforcer la r\u00e9silience des pays pauvres et des agriculteurs pauvres face \u00e0 la flamb\u00e9e des prix.<\/li>\n<li>Se f\u00e9liciter de la cr\u00e9ation d&#8217;une bo\u00eete \u00e0 outils de gestion de risque et s&#8217;engager \u00e0 pr\u00e9senter chaque ann\u00e9e l&#8217;\u00e9tat d&#8217;avancement de la mise en \u0153uvre de ce dispositif.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Permettre les investissements du secteur priv\u00e9<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>S\u2019engager \u00e0 am\u00e9liorer la mise en commun des capitaux publics et priv\u00e9s dans des fonds nouveaux et existants pour financer des opportunit\u00e9s commerciales dans des domaines souvent n\u00e9glig\u00e9s. Alors que le potentiel pour le d\u00e9veloppement pourrait \u00eatre consid\u00e9rable, les fonds doivent r\u00e9pondre aux besoins des petits agriculteurs sans avoir d\u2019impact n\u00e9gatif sur les communaut\u00e9s rurales.<\/li>\n<li>Convenir d\u2019\u00e9tendre l\u2019Autorit\u00e9 am\u00e9ricaine de cr\u00e9dit de d\u00e9veloppement (<i>US Development Credit Authority<\/i>) et autres programmes similaires de mani\u00e8re intelligente et prudente pour fournir aux agriculteurs d\u00e9favoris\u00e9s le capital n\u00e9cessaire pour d\u00e9velopper leurs petites entreprises et leurs revenus.<\/li>\n<li>\u00a0D\u00e9cider de lancer des Garanties de march\u00e9 (AMC) pour l\u2019agriculture afin de promouvoir le d\u00e9veloppement et le d\u00e9ploiement rapides des technologies telles que des semences et engrais adapt\u00e9s dans les zones recul\u00e9es. En garantissant un march\u00e9 d\u2019avenir pour des produits efficaces, les Garanties de march\u00e9 incitent les entreprises priv\u00e9es \u00e0 faire preuve de cr\u00e9ativit\u00e9 et augmenter leurs investissements<strong>.<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<h3>Promouvoir la bonne gouvernance et la transparence<\/h3>\n<p>La bonne gouvernance est la cl\u00e9 du d\u00e9veloppement durable pour tous. L&#8217;absence de gouvernement efficace et transparent au service de ses citoyens emp\u00eache le d\u00e9veloppement du secteur priv\u00e9 et de la soci\u00e9t\u00e9 civile et augmente le risque d&#8217;utilisation inefficace des ressources nationales et internationales pour le d\u00e9veloppement. C&#8217;est tout particuli\u00e8rement le cas pour l&#8217;industrie extractive, secteur qui g\u00e9n\u00e8re les plus grosses recettes d&#8217;Afrique, plus de neuf fois le montant total de l&#8217;aide internationale. Toutefois, les pays africains richement dot\u00e9s de ressources ont trop longtemps \u00e9t\u00e9 le berceau d&#8217;institutions financi\u00e8res et politiques faibles, terrain fertile pour la corruption et la mauvaise gestion des ressources. Le premier pas vers la r\u00e9solution de ces probl\u00e8mes est d&#8217;assurer une transparence accrue : ainsi les investisseurs et la soci\u00e9t\u00e9 civile ont acc\u00e8s \u00e0 l&#8217;information n\u00e9cessaire pour prendre des d\u00e9cisions commerciales avis\u00e9es et demander des comptes aux dirigeants. L&#8217;Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) contribue \u00e0 renforcer les capacit\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9 civile \u00e0 demander des comptes \u00e0 leur gouvernement dans les pays en d\u00e9veloppement dot\u00e9s de ressources abondantes tandis que la Charte sur les ressources naturelles offre un cadre plus vaste de promotion du d\u00e9veloppement durable global. Cette application syst\u00e9matique des principes de la transparence est aujourd&#8217;hui dupliqu\u00e9e dans d&#8217;autres secteurs \u00e9conomiques moteurs de la croissance africaine. Citons l&#8217;Initiative pour la transparence dans le secteur de la construction qui a pour objectif d&#8217;am\u00e9liorer l&#8217;efficacit\u00e9 des projets de construction \u00e0 financement public qui sont souvent frein\u00e9s par la mauvaise gestion, le gaspillage et la corruption.<\/p>\n<p>Toutefois, si de tels principes directeurs et de telles initiatives sont des outils efficaces, ils ne remplacent pas la l\u00e9gislation et la ratification de conventions internationales qui sont la seule garantie d&#8217;une concurrence juste et non-fauss\u00e9e. Dans l&#8217;industrie extractive, un bon exemple est celui de la Loi Dodd-Frank adopt\u00e9e en juillet 2010 aux Etats-Unis. Il est \u00e9galement crucial que les citoyens aient acc\u00e8s \u00e0 l&#8217;information et puissent l&#8217;utiliser comme levier, ce que permettrait la g\u00e9n\u00e9ralisation de l&#8217;acc\u00e8s \u00e0 internet.<br \/>\nAfin de promouvoir la bonne gouvernance et la transparence comme leviers du d\u00e9veloppement en Afrique, ONE encourage le G20 \u00e0 :<\/p>\n<p><strong>Rendre la gestion des ressources naturelles plus transparente <\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>S&#8217;engager \u00e0 adopter et appliquer des lois et r\u00e9glementations de transparence obligeant les entreprises des secteurs p\u00e9trolier, gazier et minier \u00e0 divulguer, pour chaque pays o\u00f9 ils sont pr\u00e9sents, leurs donn\u00e9es financi\u00e8res, projet par projet et pays par pays.<\/li>\n<li>Soutenir l&#8217;ITIE qui joue un r\u00f4le majeur dans la constitution de groupes \u00a0multi-partites visant \u00e0 promouvoir la transparence et la responsabilit\u00e9.<\/li>\n<li>Adopter les principes de la Charte sur les ressources naturelles au niveau r\u00e9gional (UA) et national comme cadre de promotion du d\u00e9veloppement durable global.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Appliquer le Plan d&#8217;action du Groupe de travail contre la corruption du G20 et aller au-del\u00e0<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Garantir que tous les membres ont ratifi\u00e9 la Convention des Nations unies contre la corruption et l&#8217;appliquent avec rigueur.<\/li>\n<li>Encourager, par le truchement du Groupe de travail contre la corruption, l&#8217;initiative StAR (<i>Stolen Asset Recovery<\/i>, restitution des avoirs d\u00e9tourn\u00e9s) de la Banque mondiale.<\/li>\n<li>Appliquer les principes de transparence \u00e0 d&#8217;autres secteurs \u2013 par exemple, inclure dans les recommandations du Groupe de travail sur les infrastructures la n\u00e9cessit\u00e9 de renforcer l&#8217;Initiative pour la transparence dans le secteur de la construction.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Augmenter les financements consacr\u00e9s au d\u00e9veloppement<\/h3>\n<p>Lors de l&#8217;adoption par les dirigeants mondiaux des Objectifs du Mill\u00e9naire pour le d\u00e9veloppement (OMD) en 2000, il \u00e9tait clair que des ressources suppl\u00e9mentaires seraient n\u00e9cessaires pour atteindre les objectifs ambitieux. Lors du Sommet du G8 \u00e0 Gleneagles en 2005, le G7 et d&#8217;autres bailleurs ont approuv\u00e9 le doublement de l&#8217;aide au d\u00e9veloppement \u00e0 destination de l&#8217;Afrique \u00e0 l&#8217;horizon 2010 <a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><\/a>[1]. Seule une minorit\u00e9 de pays a atteint leurs objectifs et les promesses de 2005 ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9\u00e7ues \u00e0 l&#8217;heure des comptes fin 2010.<\/p>\n<p>De nombreux membres du G20, autres que ceux du G8, sont aujourd&#8217;hui des bailleurs cons\u00e9quents. Selon le Comit\u00e9 de l&#8217;aide au d\u00e9veloppement (CAD) de l&#8217;OCDE, les pays non-G8 du G20 consacrent environ 12\u00a0\u00e0\u00a014\u00a0milliards de dollars \u00e0 l&#8217;aide au d\u00e9veloppement par an <a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"><\/a>[2]. La plupart de ces nouveaux bailleurs ne communiquent pas leurs chiffres d&#8217;APD au CAD ce qui explique le peu d&#8217;information disponible sur ces investissements, leur impact et leur efficacit\u00e9. Les pays non-membres du CAD sont encourag\u00e9s \u00e0 communiquer au CAD, de fa\u00e7on transparente et sous format normalis\u00e9, les informations concernant le montant annuel d&#8217;aide au d\u00e9veloppement vers\u00e9. En effet, la qualit\u00e9 de l&#8217;aide est aussi importante que la quantit\u00e9 et le quatri\u00e8me Forum de haut niveau sur l&#8217;efficacit\u00e9 de l&#8217;aide en Cor\u00e9e du Sud est l&#8217;occasion pour les donateurs de r\u00e9affirmer (ou d&#8217;annoncer dans le cas des nouveaux bailleurs) leur engagement en faveur d&#8217;une am\u00e9lioration de l&#8217;utilisation des fonds et d&#8217;une plus grande efficacit\u00e9 de l&#8217;aide.<\/p>\n<p>L&#8217;augmentation des ressources nationales est \u00e9galement incontournable pour assurer le d\u00e9veloppement et les gouvernements africains ont affich\u00e9 leur volont\u00e9 d&#8217;accro\u00eetre les investissements nationaux dans les secteurs \u00e9conomiques cl\u00e9s. Or, en 2008, seuls dix pays africains sur quarante-cinq \u00e9tudi\u00e9s consacraient 10% de leur budget national \u00e0 l&#8217;agriculture conform\u00e9ment aux engagements de Maputo et en 2006, ils n&#8217;\u00e9taient que six \u00e0 tenir l&#8217;objectif convenu \u00e0 Abuja d&#8217;allouer 15% de leur budget national \u00e0 la sant\u00e9 <a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\"><\/a>[3].<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 de ces financements pr\u00e9vus, il ne fait pas de doute que des ressources suppl\u00e9mentaires seront indispensables pour assurer le d\u00e9veloppement et \u00e0 cette fin, plusieurs m\u00e9canismes de financement innovants ont \u00e9t\u00e9 imagin\u00e9s. Ces m\u00e9canismes ont d&#8217;ores et d\u00e9j\u00e0 apport\u00e9 leur contribution ces derni\u00e8res ann\u00e9es. De 2000 \u00e0 2008, les m\u00e9canismes de financement innovants ont permis de lever plus de 57\u00a0milliards de dollars, soit 4,5% de l&#8217;APD totale brute <a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\"><\/a>[4]. Une autre source de financement encore inexploit\u00e9e est la diaspora : un grand emprunt africain financ\u00e9 principalement par la diaspora pourrait mobiliser les ressources n\u00e9cessaires pour des projets d&#8217;infrastructures r\u00e9gionales. Certains de ces m\u00e9canismes invitent le secteur priv\u00e9 \u00e0 accro\u00eetre sa participation dans le d\u00e9veloppement mondial et s&#8217;articulent ainsi parfaitement avec le \u00ab\u00a0Consensus de S\u00e9oul sur le d\u00e9veloppement\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Afin de mobiliser des fonds suppl\u00e9mentaires pour le d\u00e9veloppement et garantir le bon usage fait de ces ressources en vue du d\u00e9veloppement de l&#8217;Afrique, ONE encourage le G20 \u00e0 :<\/p>\n<p><strong>Honorer ses engagements d&#8217;augmentation et d&#8217;am\u00e9lioration de l&#8217;aide <\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Les bailleurs de fonds qui n&#8217;ont pas honor\u00e9 leurs engagements pour 2010 doivent \u00e9tablir un plan d&#8217;action afin d&#8217;atteindre les objectifs fix\u00e9s aussi rapidement que possible. Les bailleurs qui n&#8217;ont pas d\u00e9fini d&#8217;objectifs d&#8217;aide au d\u00e9veloppement pour l&#8217;apr\u00e8s-2010 doivent le faire et fixer un calendrier d\u00e9taill\u00e9 des objectifs et des dates de livraison de l&#8217;aide \u00e0 l&#8217;Afrique subsaharienne.<\/li>\n<li>En novembre lors du quatri\u00e8me Forum de haut niveau sur l&#8217;efficacit\u00e9 de l&#8217;aide en Cor\u00e9e du Sud, les Etats doivent r\u00e9affirmer (ou adopter dans le cas des nouveaux bailleurs) des principes solides d&#8217;efficacit\u00e9 de l&#8217;aide.<\/li>\n<li>Garantir que tous les engagements pris sont conformes aux principes \u00ab\u00a0TRACK\u00a0\u00bb, c&#8217;est-\u00e0-dire qu&#8217;ils sont transparents, ax\u00e9s sur les r\u00e9sultats, accompagn\u00e9s d&#8217;une d\u00e9finition claire de leur additionalit\u00e9 et de leur conditionnalit\u00e9 et l&#8217;avancement doit \u00eatre surveill\u00e9 et suivi par un m\u00e9canisme ind\u00e9pendant pour garantir que les promesses faites sont tenues.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Promouvoir la mobilisation des ressources nationales<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Encourager les pays en d\u00e9veloppement \u00e0 am\u00e9liorer leurs politiques et dispositifs fiscaux afin de constituer un socle de recettes stable pour financer des programmes nationaux de d\u00e9veloppement.<\/li>\n<li>Prendre l&#8217;engagement de soutenir ces efforts par le biais notamment de l&#8217;expertise technique et le partage des le\u00e7ons apprises.<\/li>\n<li>R\u00e9affirmer la volont\u00e9 de travailler ensemble vers une plus grande transparence et de meilleurs \u00e9changes d&#8217;information entre les centres financiers et s&#8217;engager \u00e0 rendre disponibles aux citoyens et \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 civile dans tous les pays les informations concernant tous les flux financiers, publics ou priv\u00e9s.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Mettre sur pied des financements innovants pour le d\u00e9veloppement <\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Soutenir le rapport de Bill Gates sur le financement des efforts de d\u00e9veloppement commandit\u00e9 par Nicolas Sarkozy pour le G20. Les chefs d&#8217;Etat doivent prendre l&#8217;engagement d&#8217;en appliquer les recommandations.<\/li>\n<li>Cr\u00e9er un groupe pionnier de membres du G20 qui appliqueraient une taxe sur les transactions financi\u00e8res (TTF) d&#8217;ici la fin de l&#8217;ann\u00e9e et reverseraient au moins la moiti\u00e9 des fonds lev\u00e9s \u00e0 la lutte contre la pauvret\u00e9 et le changement climatique dans les pays en d\u00e9veloppement, tout particuli\u00e8rement en Afrique.<\/li>\n<li>De plus, d&#8217;ici la fin de l&#8217;ann\u00e9e, tous les pays du G20 non-membres du groupe ayant adopt\u00e9 une TTF pour le d\u00e9veloppement et le climat doivent s&#8217;accorder \u00e0 adopter seuls ou collectivement au moins un m\u00e9canisme de financement innovant afin de contribuer \u00e0 l&#8217;accroissement des ressources pour le d\u00e9veloppement.<\/li>\n<li>R\u00e9affirmer l&#8217;engagement pris de r\u00e9duire plus avant le co\u00fbt consid\u00e9rable des envois de fonds conform\u00e9ment \u00e0 la promesse faite en 2009 \u00e0 L\u2019Aquila. Les chefs d&#8217;Etat doivent annoncer leur volont\u00e9 d&#8217;abaisser de 5% en moyenne les co\u00fbts des envois de fonds d&#8217;ici 2014 et d&#8217;agir contre les pics de prix saisonniers identifi\u00e9s par la Banque mondiale.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Encourager une croissance durable et inclusive<\/h3>\n<p>Le Consensus de S\u00e9oul sur le d\u00e9veloppement d\u00e9finit les diverses politiques de promotion de la croissance africaine envisageables. Toutefois, afin de contribuer efficacement \u00e0 la lutte contre la pauvret\u00e9, la croissance \u00e9conomique doit \u00eatre canalis\u00e9e pour qu&#8217;elle soit \u00e9quitable et qu&#8217;elle profite \u00e0 tous autant que possible.<br \/>\nDe grandes in\u00e9galit\u00e9s au sein d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 non seulement excluent les plus pauvres de la croissance et de ses avantages, elles peuvent \u00e9galement co\u00fbter cher \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 en termes \u00e9conomiques <a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\"><\/a>[5] et mettre en p\u00e9ril la croissance future. Les politiques qui visent uniquement \u00e0 augmenter le taux de croissance moyen sans cibler les in\u00e9galit\u00e9s ou les contrebalancer courent le risque d&#8217;aggraver la situation de pauvret\u00e9, tout particuli\u00e8rement dans les pays \u00e0 fortes in\u00e9galit\u00e9s. Le meilleur moyen d&#8217;assurer que la croissance \u00e9conomique contribue \u00e0 l&#8217;\u00e9radication de la pauvret\u00e9 est de promouvoir une croissance bien r\u00e9partie et \u00e9quilibr\u00e9e d&#8217;une intensit\u00e9 ma\u00eetris\u00e9e. N\u00e9gliger cette r\u00e9alit\u00e9 pourrait fortement compromettre les efforts de r\u00e9duction de la pauvret\u00e9.<\/p>\n<p>Un des secteurs-cl\u00e9s de la croissance pro-pauvre est le secteur des infrastructures et le G20 peut apporter une contribution significative dans ce domaine. L&#8217;absence d&#8217;acc\u00e8s aux infrastructures de transport, d&#8217;\u00e9nergie, d&#8217;assainissement et d&#8217;irrigation fait reculer l&#8217;activit\u00e9 \u00e9conomique et entra\u00eene des r\u00e9ductions de la production qui peuvent atteindre 40%. Toutefois, les investissements dans les infrastructures font cruellement d\u00e9faut en Afrique subsaharienne : selon des estimations r\u00e9centes de la Banque africaine de d\u00e9veloppement (BAD), le d\u00e9ficit d&#8217;investissement dans les infrastructures en Afrique est de plus de 45 milliards de dollars par an. 70% de la population du continent est priv\u00e9e d&#8217;acc\u00e8s \u00e0 l&#8217;\u00e9lectricit\u00e9, 95% de l&#8217;agriculture est non-irrigu\u00e9e et la majorit\u00e9 de la population rurale n&#8217;est pas reli\u00e9e aux march\u00e9s par des routes praticables. L&#8217;Afrique subsaharienne manque encore d\u2019infrastructures de base essentielles pour le d\u00e9veloppement humain, la cr\u00e9ation de march\u00e9s viables et la lutte efficace contre la pauvret\u00e9. Ce sont trop souvent les plus pauvres qui paient le prix fort, tant en termes financiers qu&#8217;en temps pass\u00e9, pour acc\u00e9der \u00e0 des services de base tels que les soins de sant\u00e9, l&#8217;\u00e9ducation et les infrastructures d&#8217;assainissement. Or, l&#8217;atteinte des objectifs du Mill\u00e9naire pour le d\u00e9veloppement est \u00e9troitement li\u00e9e \u00e0 l&#8217;acc\u00e8s aux infrastructures de base.<\/p>\n<p>L&#8217;Afrique ne repr\u00e9sente que 3,3% des \u00e9changes commerciaux mondiaux. L&#8217;intensification des \u00e9changes intercontinentaux et mondiaux, sous condition que les populations pauvres en soient parties prenantes, contribuerait grandement \u00e0 g\u00e9n\u00e9rer la croissance \u00e9conomique et \u00e0 lutter contre la pauvret\u00e9. L&#8217;Afrique souffre encore de nombreux obstacles internes au commerce : l&#8217;absence d&#8217;infrastructures r\u00e9gionales, des co\u00fbts de transport \u00e9lev\u00e9s, des barri\u00e8res tarifaires importantes sur des biens pour lesquels le continent jouit pourtant d&#8217;un avantage comparatif, les subventions agricoles dans les pays d\u00e9velopp\u00e9s, les r\u00e8gles d&#8217;\u00e9ligibilit\u00e9 aux r\u00e9gimes de pr\u00e9f\u00e9rence commerciale qui sont \u00e0 la fois on\u00e9reuses et complexes (telles les r\u00e8gles d&#8217;origine) et les faibles capacit\u00e9s de production. A l&#8217;\u00e9chelle r\u00e9gionale, les pays n&#8217;ont appliqu\u00e9 que partiellement les accords de r\u00e9duction des obstacles au commerce visant \u00e0 promouvoir une meilleure int\u00e9gration \u00e9conomique et physique de leurs march\u00e9s. Le d\u00e9veloppement d&#8217;infrastructures r\u00e9gionales est crucial \u00e0 cet \u00e9gard.<\/p>\n<p>Afin de garantir que la croissance contribue au d\u00e9veloppement de l&#8217;Afrique et \u00e0 l&#8217;\u00e9radication de la pauvret\u00e9, ONE encourage le G20 \u00e0 :<\/p>\n<p><strong>Promouvoir les infrastructures pro-pauvres<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Apporter son soutien aux principes de l&#8217;OCDE sur le r\u00f4le des infrastructures dans la lutte contre la pauvret\u00e9, ceux pour les entreprises multinationales et les principes Ruggie de l\u2019ONU et encourager l&#8217;utilisation de crit\u00e8res d&#8217;investissement durables et pro-pauvres pour tout projet d&#8217;infrastructure, y compris ceux financ\u00e9s par des fonds priv\u00e9s.<\/li>\n<li>Promouvoir les projets identifi\u00e9s par le groupe d&#8217;experts de haut niveau sur les investissements dans les infrastructures et les soumettre \u00e0 une \u00e9valuation d&#8217;impact social et environnemental. Promouvoir l&#8217;Initiative pour la transparence dans le secteur de la construction et lancer un appel \u00e0 toutes les entreprises actives dans ce secteur \u00e0 rejoindre l&#8217;Initiative.<\/li>\n<li>Organiser une conf\u00e9rence d&#8217;ici la fin de l&#8217;ann\u00e9e afin de lancer une initiative en faveur de l&#8217;investissement des fonds souverains dans les infrastructures pro-pauvres. L&#8217;objectif de cette initiative serait de coordonner les financements provenant des fonds souverains pour les investir dans des projets d&#8217;infrastructures \u00e9nerg\u00e9tique, hydrique, d&#8217;assainissement et de transport \u00e0 but pro-pauvre en Afrique. Cette initiative serait \u00e9galement l&#8217;occasion d&#8217;\u00e9tudier de nouveaux moyens de mobiliser des fonds suppl\u00e9mentaires pour l&#8217;entretien des infrastructures et de pr\u00e9senter des propositions concr\u00e8tes en ce sens au G20 l&#8217;ann\u00e9e prochaine.<\/li>\n<li>Soutenir l&#8217;initiative de la Banque africaine de d\u00e9veloppement de cr\u00e9er une place de march\u00e9 \u00e9lectronique pour les infrastructures africaines.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Garantir une croissance pour tous <\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>faire le suivi de l\u2019in\u00e9galit\u00e9 et la distribution des richesses, en compl\u00e9ment du suivi habituel des taux de croissance et demander au FMI de faire du suivi de l\u2019in\u00e9galit\u00e9 une partie int\u00e9grale des consultations pays de l\u2019article IV.<\/li>\n<\/ul>\n<div>\n<div id=\"ftn1\">\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\"><\/a>1. Afin de doubler collectivement l&#8217;aide au d\u00e9veloppement pour l&#8217;Afrique, le G8 a pris l&#8217;engagement d&#8217;augmenter les budgets qui y sont allou\u00e9s pour atteindre 25 milliards de dollars par an en 2010 ($22.6 milliards de dollars \u00e0 prix constants avec pour ann\u00e9e de r\u00e9f\u00e9rence 2009).<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn2\">\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\"><\/a>2. OCDE-CAD. <a href=\"http:\/\/www.oecd.org\/dataoecd\/58\/24\/45361474.pdf\">http:\/\/www.oecd.org\/dataoecd\/58\/24\/45361474.pdf<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn3\">\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\"><\/a>3. OCDE et CEA-NU. 2010 Examen mutuel de l&#8217;efficacit\u00e9 du d\u00e9veloppement en Afrique. <a href=\"http:\/\/www.oecd.org\/document\/48\/0,3746,en_37489563_37489442_42169968_1_1_1_1,00.html\">http:\/\/www.oecd.org\/document\/48\/0,3746,en_37489563_37489442_42169968_1_1_1_1,00.html<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn4\">\n<p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\"><\/a>4. Banque mondiale, &#8220;Innovative Development Finance&#8221;, de Navin Girishankar. Ce chiffre inclut des \u00e9missions d&#8217;obligations en devise locale et donc ne repr\u00e9sente pas uniquement des financements innovants provenant des bailleurs de fonds.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn5\">\n<p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\"><\/a>5. Ramcharan R (2010) \u201cIn\u00e9galit\u00e9s intenables\u201d <i>Finances et D\u00e9veloppement, <\/i>Sept 2010, p. 24-25, FMI, Washington.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"buffer\"><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La pr\u00e9sidence fran\u00e7aise du G20 doit saisir cette opportunit\u00e9 unique qui lui est offerte de soutenir et de promouvoir le d\u00e9veloppement de l&#8217;Afrique.<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":0,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"_relevanssi_hide_post":"","_relevanssi_hide_content":"","_relevanssi_pin_for_all":"","_relevanssi_pin_keywords":"","_relevanssi_unpin_keywords":"","_relevanssi_related_keywords":"","_relevanssi_related_include_ids":"","_relevanssi_related_exclude_ids":"","_relevanssi_related_no_append":"","_relevanssi_related_not_related":"","_relevanssi_related_posts":"","_relevanssi_noindex_reason":"","footnotes":""},"class_list":["post-15836","one_policy","type-one_policy","status-publish","hentry"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.1 (Yoast SEO v27.1.1) - 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