Cali se mobilise aux côtés de ONE dans la chasse aux sociétés fantômes

PARIS, le 26 septembre –  Dans une campagne de mobilisation lancée aujourd’hui par l’ONG ONE France, le chanteur Cali soutient ONE dans son appel au président François Hollande et aux autres dirigeants européens à lutter contre les sociétés fantômes et les trusts, freins au développement de l’Afrique. En 2010, le continent a perdu 44 milliards d’euros à cause de la corruption et de la fraude fiscale.

Pourquoi Cali se mobilise aux côtés de ONE dans cette chasse ?

En tant que membre et soutien de ONE, Cali explique son engagement:

« Il est indispensable de rappeler que ce sont des pays en dehors de l’Afrique, principalement en Europe et aux Etats-Unis, qui permettent la mise en place de ces sociétés fantômes. Ces mêmes sociétés, au cœur de 70% des cas de grande corruption internationale, font perdre à l’Afrique des ressources indispensables pour sortir des centaines de milliers de personnes de l’extrême pauvreté. Il est temps que cela change ! »

Quel est l’objectif de cette campagne ?

Cette campagne est lancée au niveau européen pour interpeller les dirigeants qui négocient actuellement la révision de la directive européenne contre le blanchiment d’argent. Cette directive est une opportunité unique d’imposer la transparence sur ce système qui fait perdre des milliards à l’Afrique mais aussi aux pays occidentaux.

Les citoyens sont invités à signer une pétition en ligne disponible à l’adresse http://www.one.org/fr/action/levons-le-voile-sur-les-societes-fantomes/

Guillaume Grosso, directeur de ONE France, précise:

« On parle beaucoup de lutte contre la fraude fiscale et la corruption depuis quelques mois, mais une mesure cruciale, pourtant simple et efficace, n’a pas encore été évoquée : la transparence sur ceux qui se cachent derrière les sociétés fantômes et les trusts. Par la mise en place de registres publics de ces vrais bénéficiaires, nous pourrons enrayer ce système, bras armé de la fraude fiscale, de la corruption et des trafics en tout genre. Un système dommageable aux pays les plus pauvres comme aux Européens. »

 

En soutenant cette campagne, Cali en appelle à la mobilisation citoyenne pour lutter contre l’extrême pauvreté : « Nous avons une opportunité unique de faire passer une loi qui peut changer la vie de millions de personnes, celle des plus pauvres de la planète. C’est pourquoi nous invitons tous les citoyens à se mobiliser en signant la pétition de ONE. »

 

Cette pétition a déjà récolté près de 34 000 signatures.  

 

Note aux rédactions :

  1. La pétition est disponible en ligne sur le site internet de ONE France : http://www.one.org/fr/action/levons-le-voile-sur-les-societes-fantomes/
  2. Les sociétés fantômes, également appelées sociétés écrans, sont des entreprises qui font appel à des prête-noms dans l’objectif de cacher l’identité des personnes qui les contrôlent et de leur permettre de transférer de l’argent en toute opacité.
  3. Le trust est une structure juridique qui existe principalement dans les pays anglo-saxons, dont la spécificité est de distinguer le bénéficiaire du propriétaire légal et de ne nécessiter aucun enregistrement. Il s’agit d’une structure particulièrement opaque, qui échappe à tout contrôle.
  4.  La directive européenne relative à la prévention de l’utilisation du système financier aux fins du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme est actuellement en cours de révision. Il est essentiel que cette directive puisse inclure l’obligation pour les Etats membres de mettre en place des registres publics des bénéficiaires effectifs. Le Conseil européen et le Parlement doivent remettre leurs propositions avant la fin de l’année 2013. La proposition de la Commission – qui a elle été publiée en février – prévoit seulement que les sociétés et trusts doivent tenir les informations sur leurs bénéficiaires effectifs à disposition des autorités, mais sans les rendre publiques (articles 29 et 30). La proposition de la Commission risque de ne pas améliorer la situation en laissant aux entreprises et trusts le soin de s’occuper des données en toute opacité. Or, des registres publics sont le moyen le plus efficace pour améliorer la transparence autour des bénéficiaires effectifs.
  5.  Selon Global Financial Integrity, le continent africain a perdu au moins 44 milliards d’euros en 2010 à cause de flux financiers illicites alors qu’il recevait la même année 33 milliards d’aide publique au développement, par les principaux pays donateurs de l’OCDE.
  6.  La Banque mondiale a examiné 213 grands cas de corruption entre 1980 et 2010. Dans plus de 70% des cas, des entreprises fictives ont été utilisées pour blanchir de l’argent volé.
  7.  ONE est une organisation non-gouvernementale de campagne et de plaidoyer comptant plus de 3 millions de membres à travers le monde et plus de 100 000 membres en France engagés dans la lutte contre l’extrême pauvreté et les maladies évitables, particulièrement en Afrique.   

 

CONTACT  PRESSE :

Annabel Hervieu : 01 40 64 17 02 / 06 31 22 89 68 ou [email protected]