Une perte de plus de 50 milliards de dollars pour l’Afrique chaque année

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6263709-9359511Selon le rapport du Groupe de Haut Niveau des Nations-Unies sur les flux financiers illicites en provenance d’Afrique publié le 2 février, le continent africain perd chaque année entre 50 et 60 milliards de dollars en raison de flux financiers illicites. C’est un montant colossal, qui dépasse par exemple ce que le continent reçoit en aide au développement (46,1 milliards de dollars en 2012).

Dans cette analyse, il apparaît clairement que les conséquences des flux financiers illicites sur l’Afrique sont dramatiques. Si ces sommes considérables avaient pu être investies par les pays africains dans leurs infrastructures comme les systèmes de santé ou l’éducation, cela aurait permis au continent de se développer plus rapidement et plus efficacement comme dans la réalisation des objectifs de développement pour l’après-2015 réduisant de ce fait l’extrême pauvreté sur le continent.

Tout comme le rapport de ONE Le casse du siècle : un scandale à mille milliards de dollars, il insiste sur le fait que, lorsque des sommes importantes sont transférées illégalement hors des pays africains, leur économie ne peut pas profiter des effets multiplicateurs qu’aurait l’utilisation de ces ressources dans le pays même, sous forme de consommation ou d’investissement.

Si la République centrafricaine n’avait pas perdu de capitaux par le biais de flux illicites, elle aurait pu réduire de deux-tiers le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans (un des Objectifs du Millénaire pour le développement) en 45 ans, alors qu’il lui faudrait 218 ans au rythme actuel de progrès. Si les flux financiers illicites avaient été éliminés depuis 2000 en Afrique, l’année où la communauté internationale a instauré les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), le continent aurait même atteint cet objectif dès 2016.

Le cas du Liberia illustre bien la situation compliquée à laquelle les pays d’Afrique doivent faire face. Ce pays, richement doté de forêts, de ressources minérales et d’eau, avec un climat favorable à l’agriculture, est un marché attrayant pour les sociétés multinationales et autres grands acteurs étrangers. Comme pour la plupart des pays qui sortent d’un conflit, il faut se concentrer sur le redémarrage du développement en faisant appel à des investisseurs étrangers. Maisbien trop souvent, ces derniers profitent de la situation à travers l’évasion fiscale et en faisant du pays une plaque tournante pour les opérations bancaires offshore et même un paradis fiscal.

D’autre part, la récente crise économique et financière a freiné l’aide publique au développement et les pays africains ont dû laisser plus de place à la mobilisation interne des ressources afin de dégager les capitaux et l’épargne nécessaires au financement du développement du continent.

Afin de permettre à l’Afrique de profiter pleinement de ses propres ressources en luttant efficacement contre les flux financiers illicites, le rapport fait plusieurs recommandations, similaires aux demandes de ONE. En voici quelques-unes :

  • Pour déterminer la destination des flux financiers illicites et leur origine, il est indispensable d’assurer la transparence des informations sur les propriétaires réels et le contrôle réel des sociétés, des partenariats, des trusts, fonds fiduciaires et autres entités juridiques qui peuvent détenir des avoirs financiers et ouvrir des comptes en banque.
  • Tous les pays devraient exiger la publication de l’information sur les bénéficiaires effectifs au moment de la constitution en société des entreprises concernées, de façon à que cette information soit mise à jour régulièrement et soit dans le domaine public.
  • La Banque des règlements internationaux – la banque centrale des banques centrales – devrait publier les données sur les avoirs bancaires internationaux, par pays d’origine et de destination, de façon à faciliter l’analyse des flux financiers illicites en provenance d’Afrique.
  • La communauté internationale, doit prendre les mesures nécessaires pour éliminer le secret bancaire, introduire la transparence dans les transferts financiers et réprimer le blanchiment d’argent. L’Union africaine, le Groupe des 20, le FMI et l’OCDE devraient apporter cette impulsion.

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