Tout ce qu’il faut savoir sur le paludisme et comment y mettre fin !
Santé

Tout ce qu’il faut savoir sur le paludisme et comment y mettre fin !

Rejoindre ONE

Rejoignez le combat contre l'extrême pauvreté

Ce blog a été adapté de l’anglais vers le français par Léna Collette, stagiaire Plaidoyer chez ONE France.

En cette journée mondiale de lutte contre le paludisme, il est plus que jamais nécessaire d’en savoir plus sur cette épidémie. Particulièrement meurtrier, le paludisme n’en est pas moins éradicable. De nombreux acteurs, individus ou partenariats mondiaux agissent tous les jours pour réaliser cet objectif majeur : en finir avec l’épidémie du paludisme.

Ong’ielo Health Center, créé par le Fonds mondial au Kenya

Le paludisme, une épidémie encore trop meurtrière

Le paludisme est l’une des maladies les plus meurtrières de l’histoire de l’humanité. Des progrès majeurs ont été accomplis : ils ont permis une baisse continue des cas de paludisme et des décès liés à cette épidémie. Mais beaucoup reste à faire, et aujourd’hui le paludisme touche inégalement les régions et les personnes. En 2016, 90% des décès liés au paludisme étaient concentrés en Afrique subsaharienne. Plus encore, ce sont les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans qui courent le plus de risques d’être atteints du paludisme, en raison de l’affaiblissement de leur système immunitaire.

Alors qu’on observe une hausse des cas de paludisme dans les pays où il sévit le plus[1], ce n’est pas le moment de baisser les bras. Plus que jamais, le combat contre cette pandémie doit être mené.
Or des acteurs, petits et grands, se mobilisent pour parvenir à cet objectif crucial. En voici un bref aperçu.

Les héros de tous les jours…

Financée par le Fonds mondial, l’ARFH (Association for Reproductive and Family Health) forme des soignants exceptionnels, les Role Model Caregivers (RMC) qui travaillent sans relâche pour l’éradication du paludisme, notamment au Nigéria. Leur rôle est particulièrement crucial : ils permettent de transmettre les traitements directement aux patients. En permettant à plus de personnes d’être traitées, ces soignants bénévoles, véritables héros et héroïnes de tous les jours, se font acteurs majeurs de la marche vers l’éradication du paludisme.

Pour Haraja Sule, l’une de ces RMC : « Non, nous ne gagnons pas d’argent en faisant cela, mais de nombreuses femmes et filles m’admirent pour cela et souhaitent elles-aussi vaincre le paludisme. Mes patients peuvent me demander de l’aide à toute heure, même à 1h du matin. C’est cela ma récompense et mon bonheur. »

Hannatou Abdou est un autre exemple de ces héros et héroïnes du quotidien. Dans sa région au Niger, Hannatou a fait de la lutte contre le paludisme le combat de sa vie. Devenue agent de santé après une formation, elle joue désormais un rôle majeur dans sa région pour empêcher l’épidémie de paludisme de se propager. Chaque année, elle participe à la distribution des traitements préventifs, qui ont déjà permis de sauver de nombreux enfants du paludisme.

Pour elle, « l’enfant d’une mère est l’enfant de toutes les mères du monde… C’est ce qui motive mon combat contre le paludisme.”

…Et les acteurs de grande ampleur : le Fonds mondial  

Depuis sa création en 2002, le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme a permis de sauver 27 millions de vie en freinant considérablement les avancées de ces trois épidémies.

Plus spécifiquement encore, ce sont 108 millions de personnes atteintes du paludisme qui ont pu être traitées grâce aux activités du Fonds mondial, qui représente à lui seul près de 60% des ressources internationales allouées à la lutte contre le paludisme. C’est grâce à son approche pragmatique et diversifiée que le Fonds est parvenu à de tels résultats, en se focalisant aussi bien sur la sensibilisation et la prévention de cette épidémie que sur l’amélioration des diagnostics et des traitements liés au paludisme.

De tels succès ont fait du Fonds mondial un acteur de premier plan de la lutte contre le paludisme. Mais on ne peut pas en rester là.

Pour continuer à jouer ce rôle majeur, le Fonds mondial doit disposer des ressources suffisantes pour maintenir et intensifier ses activités. L’année 2019 est l’année qui pourra faire changer les choses en ce sens : le 10 octobre prochain aura lieu la conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial.

Les contributeurs du Fonds, Etats et entreprises, devront donc s’engager de manière ambitieuse pour permettre au Fonds de disposer de ressources suffisantes pour lutter contre le paludisme et les deux autres pandémies qu’il combat. Ce sont 16 millions de personnes qui pourraient être sauvées si le Fonds Mondial dispose des 14 milliards de dollars nécessaires au maintien de ses activités sur les trois prochaines années.

Le monde a besoin d’actions ambitieuses pour venir à bout d’épidémies meurtrières comme le paludisme. Ensemble, nous pouvons mener à bien le combat pour l’éradication de ces maladies en demandant aux décideurs politiques mondiaux d’ #AccélererLeMouvement en finançant le Fonds mondial à la hauteur de ses besoins.

Vous aussi, rejoignez ce combat. Signez la pétition et demandez aux dirigeants mondiaux de soutenir ces actions!

[1] D’après l’Organisation Mondiale de la santé, les 10 pays où le paludisme sévit le plus en Afrique ont rapporté une hausse du nombre de cas en 2017 par rapport à 2016.

Venez discuter

Lignes directrices pour les commentaires

Les billets récents