Stop à l’opacité financière !
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Tout récemment les Panama Papers ont été une nouvelle occasion pour tirer la sonnette d’alarme : la lutte contre l’évasion fiscale reste un énorme défi. Même si des progrès ont été obtenus dans le passé, les scandales à répétition sont la preuve que nous sommes encore loin d’avoir gagné la bataille.

Ces révélations et les tergiversations de certains politiques en réponse à cette actualité peuvent décourager. Mais la bonne nouvelle est que nous sommes loin d’avoir épuisé notre arsenal dans la lutte contre l’opacité financière ! Des propositions concrètes existent qui pourraient changer la donne dans la lutte contre les flux financiers illicites. Et ONE et ses membres ne relâcheront pas les efforts jusqu’à ce que ces mesures aient été adoptées et mises en œuvres !

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L’affaire Panama Papers a en effet, une nouvelle fois, mis en évidence le rôle néfaste des sociétés écrans, pierre triangulaire du blanchiment d’argent – issu de la fraude, de la corruption ou de toute autre activité illégale. La mesure clé à cet égard est simple ! Pour que cache-ton-cash.com et des services similaires ne puissent plus exister, il nous faut des registres publics qui répertorient les propriétaires réels de ces structures. Le Royaume-Uni est en train d’adopter cette mesure, mais qu’est-ce qu’il en sera des « dépendances de la couronne britannique » telles que l’île de Jersey, mise en cause notamment dans le cadre des Panama Papers ? Quant à la France, elle s’était engagée à un registre public des sociétés et des trusts mais pour le moment ce fameux registre n’existe pas. L’Allemagne a promis un « registre de la transparence », sans pour autant vouloir l’ouvrir au public. Où est la cohérence de ces propos ? Ne la cherchez pas. Mais vous voyez l’idée, on a du pain sur la planche !

Un autre chantier auquel il faudra s’attaquer est celui des multinationales.  Il nous faut faire la lumière sur leurs activités, notamment celles à l’étranger, dont les pays pauvres et les paradis fiscaux. Là encore, les Etats rechignent à aller au bout et à imposer la transparence. Ils préfèrent limiter l’accès public à ses informations, pourtant reconnu comme bénéfique. C’est justement ce mardi 12 avril que la Commission européenne a reconnu que l’accès public aux informations sur les activités de nos multinationales est important pour assurer la pression politique sur les Etats et les entreprises et avancer dans la lutte contre l’évasion fiscale. L’accès public est aussi crucial pour les pays en développement : il leur permettrait de poursuivre les fraudeurs à leur tour, récupérer les avoirs détournés, augmenter leurs recettes fiscales et ainsi financer des services essentiels tels que la santé ou l’éducation.

D’autres propositions de ONE sont sur la table. Nous continuons par exemple à prôner des mesures de transparence spécifiques pour les secteurs miniers, pétroliers et gaziers, des secteurs qui sont particulièrement exposés à la corruption, et qui sont en même temps très importants pour les pays en développement. Aujourd’hui, un tiers des personnes vivant dans l’extrême pauvreté habitent un pays riche en ressources naturelles. D’autres propositions portent sur des secteurs tels que le luxe ou l’immobilier : les fraudeurs et corrompus ont tendance à investir leur argent sale en achetant des produits de luxe, de la propriété ou des œuvres d’art. La vigilance doit donc être redoublée, avec des mesures adéquates qui obligent les entreprises de ces secteurs à poser les bonnes questions et alerter les autorités si nécessaire.

Les opportunités politiques ne manqueront pas pour que les dirigeants s’approprient ces propositions pour une véritable transparence : ce vendredi 15 avril, les ministres des Finances du G20 se retrouveront à Washington pour discuter des actions à mener post-Panama Papers. Puis, le 12 mai prochain suivra l’étape numéro 2 : la rencontre des décideurs se fera cette fois-ci à Londres, en présence de certains chefs d’Etat, en premier lieu le Premier ministre David Cameron.

Les Panama Papers et la mobilisation des citoyens devraient sortir les dirigeants de leur torpeur, pour qu’ils aillent au–delà des demi-mesures et acceptent enfin de faire de la transparence, et non plus de l’opacité, la norme !

Pour nous aider à stopper l’hémorragie financière et les scandales à répétition, continuez à vous mobiliser à nos côtés en signant notre pétition ici.

 

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