“Sida: un goût d’inachevé”, le nouveau rapport de ONE

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Lors des premières décennies, la lutte mondiale contre le sida semblait être au cœur de tous les débats et de toutes les campagnes. Que l’on songe aux célébrités arborant le ruban rouge, aux activistes organisant des actions de mobilisation, aux familles confectionnant des carrés de tissu en l’honneur de leurs proches disparus pour le Patchwork des noms, et aux acteurs jouant dans des films récompensés aux Oscars – il était difficile de ne pas y prêter attention.

Pourtant, bien qu’un nombre record de personnes vivent aujourd’hui avec la maladie, le sida en tant que question urgente semble avoir disparu de la Une des journaux. Avec la baisse de l’attention portée à la maladie, la plupart des gens pensent qu’elle est vaincue et que le monde est passé à autre chose.

Alors que la réalité est tout autre.

Dans son nouveau rapport sur le sida – publié aujourd’hui à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida – ONE tire la sonnette d’alarme : un sentiment croissant de complaisance et de lassitude risque d’enrayer les progrès accomplis et l’élan nécessaire pour accélérer la lutte mondiale contre la maladie.
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Dans le monde, 1,9 million de personnes supplémentaires ont reçu un traitement antirétroviral en 2014, mais 2 millions de nouvelles infections ont été recensées la même année. Ce qui veut dire que le nombre de personnes nouvellement infectées est aujourd’hui supérieur au nombre de personnes nouvellement mises sous traitement.

Notre rapport souligne également que les populations marginalisées dans le monde sont les plus en danger et les moins susceptibles de recevoir les soins de santé dont elles ont besoin, ce qui accroît considérablement leur risque de contracter la maladie.

En comparaison avec la population générale, la prévalence du VIH est 19 fois plus élevée chez les hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes, et 28 fois plus élevée parmi les consommateurs de drogues injectables. Elle est 49 fois plus élevée parmi les femmes transgenres.

Les filles et les jeunes femmes sont également de plus en plus vulnérables : en Afrique subsaharienne, elles sont presque trois fois plus susceptibles de vivre avec le VIH que les jeunes hommes, et en Afrique du Sud, plus de 800 nouvelles filles âgées de 15 à 19 ans sont infectées par le VIH chaque semaine.

Autre fait préoccupant, le financement mondial de la lutte contre la maladie a atteint un plafond de 20,2 milliards de dollars, toutes sources confondues, en 2014, légèrement en-dessous du pic de 20,4 milliards de dollars, atteint en 2013.

L’aide extérieure continue à être le fait d’une poignée de donateurs, puisque cinq pays (Etats-Unis, Royaume-Uni, France, Allemagne et Pays-Bas) représentent à eux seuls 87 % des financements mondiaux.

Dans le même temps, le financement privé philanthropique contre le sida a atteint son niveau le plus faible depuis 2007, et seuls six pays africains (le Rwanda, le Swaziland, l’Ethiopie, le Malawi, la République centrafricaine et le Togo) ont respecté leur engagement de consacrer 15 % de leur budget national à la santé, laissant des milliards de dollars de ressources potentielles pour la santé et la lutte contre le VIH/sida inexploitées.

Au vu de ces chiffres, le tableau peut sembler assez sombre. Mais notre rapport souligne aussi les incroyables progrès que le monde a accompli au cours des dernières années, ainsi que les opportunités à venir, notamment la reconstitution du Fonds mondial en juin 2016, qui sera l’occasion pour les gouvernements d’engager de nouvelles ressources.

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Paula, travailleuse communautaire, sensibilise les conducteurs de grands routiers sur les risques liés au sida et aux autres maladies sexuellement transmissibles, leur fournit des préservatifs gratuits et les oriente vers les centres de dépistage.

Aujourd’hui, plus de 15 millions de personnes reçoivent un traitement antirétroviral, contre 700 000 en 2000. Les nouvelles infections au VIH et les décès liés au sida sont tous deux à des niveaux historiquement faibles.

Selon les experts, le moment présent est optimal pour agir : si nous augmentons nos investissements et programmes dans les cinq prochaines années, nous pourrions faire plier la courbe vers la fin de l’épidémie à l’horizon 2030, évitant ainsi jusqu’à 28 millions de nouvelles infections au VIH et 21 millions de décès liés au sida.

Mais pour atteindre ces objectifs, l’ONUSIDA estime que les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire auront besoin de près de 32 milliards de dollars par an d’ici à 2020 – soit environ 12 milliards de dollars de plus que le financement actuel.

D’où viendront ces dollars, livres, euros, yens et nairas manquants ? Quelle sera la contribution de la prochaine reconstitution du Fonds mondial en 2016 ? Quels pays, quels dirigeants du secteur privé et quels individus devraient intervenir pour faire de cette vision une réalité ?

Pour découvrir les réponses à ces questions, téléchargez notre nouveau rapport sur  www.one.org/rapportsida. Prenez ensuite deux minutes supplémentaires pour partager l’un de nos graphiques sur Twitter ou Facebook.

Ensemble, nous pouvons remettre le sida sous le feu des projecteurs et aider à générer l’élan nécessaire pour mettre fin, une bonne fois pour toutes, à la maladie.

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