Priorité aux pays les plus pauvres et les plus vulnérables d’Afrique
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Priorité aux pays les plus pauvres et les plus vulnérables d’Afrique

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Dans un monde en pleine mutation, davantage interconnecté et qui fait face à de nouveaux défis comme les situations d’instabilité politique, les crises humanitaires, les mouvements de populations ou les conditions climatiques extrêmes, il est aujourd’hui primordial de repenser notre politique de développement et ses priorités. Le désengagement de la France dans le développement de pays pourtant prioritaires ou pour venir en aide aux populations les plus vulnérables est à contre-courant d’un contexte où ces zones cristallisent de nombreux facteurs d’exacerbation de la pauvreté, comme le changement climatique et les conflits.

L’aide au développement est le premier outil dont nous disposons pour aider ces pays, dont les ressources propres sont souvent insuffisantes et ne leur permettent pas d’investir efficacement dans les secteurs essentiels tels que l’éducation ou la santé. C’est donc en ciblant les pays et les populations les plus pauvres et les plus fragiles que l’aide française pourra répondre au mieux aux nouveaux enjeux mondiaux. ONE a identifié trois champs qui devraient être placés au cœur de la politique de développement française du futur Président de la République : les pays les plus pauvres et fragiles d’Afrique, les femmes et les filles et les pays les plus vulnérables face au changement climatique. 

La France devrait doubler la part de son aide allouée aux pays les plus pauvres et les plus fragiles d’Afrique

L’Afrique est aujourd’hui la région la plus pauvre du monde: 38% des personnes extrêmement pauvres du monde y vivent. De plus, d’ici à 2050, sa population aura doublé. L’Afrique doit donc être une priorité car c’est la région la plus pauvre de la planète mais aussi parce qu’elle a de nombreuses opportunités à offrir à ses habitants et à ses partenaires comme la France.

C’est aussi la région qui abrite 70% des pays les plus pauvres et plus de la moitié des pays les plus fragiles. Sur les 54 pays du continent africain, 43 font partie d’une des deux catégories, et 29 pays sont à la fois très pauvres et très fragiles. Les difficultés rencontrées par ces deux catégories de pays sont croissantes et cela doit nous pousser à les placer au cœur de nos préoccupations et à réfléchir à des solutions de développement innovantes afin de garantir la stabilité pour ces pays et plus largement pour l’ensemble du monde.

Pourtant, en 2015, la France n’a alloué que 29% de son aide totale aux pays les plus pauvres et les plus fragiles d’Afrique, ce qui est largement insuffisant au regard des besoins actuels. ONE demande donc à ce que cette part soit doublée pour atteindre 58% d’ici à 2022.

La France devrait mettre les femmes et les filles au cœur de sa politique de développement

Être née femme dans un pays pauvre représente une double peine : les femmes et les filles subissent de plein fouet la pauvreté ET les discriminations. Aujourd’hui encore, 130 million de filles dans le monde ne vont pas à l’école : non pas par choix mais parce que l’opportunité ne leur est pas donnée. Or, ces discriminations ont un impact important sur la réduction de la pauvreté. Par exemple, si l’accès à l’éducation continue à être refusé aux filles, d’ici 2050, plus d’un quart de la population des pays pauvres pourrait toujours vivre dans l’extrême pauvreté. Ainsi, améliorer l’égalité femmes-hommes est donc une question cruciale pour lutter contre l’extrême pauvreté.

Au vu de ces défis, l’aide française destinée à l’égalité entre les femmes et les hommes est aujourd’hui trop faible : aujourd’hui, seuls 23% y sont consacrés. La France devrait allouer au moins 50% de son aide à des projets qui contribuent activement à réduire les inégalités entre les femmes et les hommes dans les pays en développement.

La France devrait s’assurer que les pays qui subissent déjà les conséquences du changement climatique bénéficient du soutien dont ils ont besoin.

Certains pays, qui ne sont pourtant pas responsables du changement climatique, en subissent déjà les conséquences, et cela a des effets néfastes sur les progrès accomplis en terme de lutte contre l’extrême pauvreté. Les pays les plus vulnérables à ces changements de leur environnement doivent mettre en place des stratégies d’adaptation, comme par exemple construire des digues afin de se protéger de la montée des eaux. Seulement, très peu de financements sont reçus par ces pays pour mettre en place ces types de projets. En France, les pays les plus vulnérables au changement climatique, à savoir les pays les moins avancés (PMA), les petits États insulaires en développement (PEID) et les États fragiles, ne reçoivent que 25% des financements français pour l’adaptation. La France devrait allouer au moins 50% des financements pour l’adaptation à cette catégorie de pays.

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