Pourquoi la pauvreté est sexiste ? Le secteur de la santé

Pourquoi la pauvreté est sexiste ? Le secteur de la santé

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Cet article a été adapté de l’anglais par Sixtine Doutriaux, assistante campagnes chez ONE France.

Ce billet est le troisième d’une série de blogs portant sur notre campagne « La pauvreté est sexiste ».

Aujourd’hui, ONE souhaite mettre l’accent sur les défis auxquels les femmes et les filles doivent faire face en matière de santé.

La santé des femmes et des filles doit être une priorité fondamentale dans l’agenda du développement pour les quinze prochaines années et nous devons encourager nos dirigeants mondiaux à trouver une solution durable pour mettre fin aux décès maternels et infantiles causés par des maladies évitables.

Afin d’y parvenir, les investissements doivent permettre de :

  • lutter activement contre des maladies évitables ayant un impact négatif sur les femmes ;
  • favoriser l’accès aux soins de santé pour les femmes et les filles ;
  • accroître le nombre de personnel de santé, afin de permettre aux personnes les plus vulnérables d’être soignées.

Parmi les adultes vivant avec le VIH en Afrique subsaharienne, 58 % sont des femmes et, de manière générale, les femmes âgées de 15 à 24 ans ont deux fois plus de risques de contracter le VIH que les hommes de la même tranche d’âge.

Près de 800 femmes meurent chaque jour de complications dues à leur grossesse ou à leur accouchement. Parmi les 68 pays qui ont le taux le plus élevé de mortalité maternelle et infantile, 53 ne disposent pas des 23 médecins, infirmiers et sages-femmes nécessaires (pour 10 000 habitants) afin d’assurer les services de santé essentiels. Par ailleurs, 225 millions de femmes n’ont pas accès aux moyens nécessaires pour planifier les naissances de leurs enfants et environ 43 millions de femmes ne donnent pas naissance à leur enfant dans un établissement de santé.

Un trop grand nombre de femmes et de filles n’ont toujours pas accès à des soins, des services de santé et des programmes de qualité. Elles font face à des obstacles physiologiques, économiques et socio-culturels qui les rendent plus vulnérables face aux maladies que leurs homologues masculins.

A titre d’exemple, une femme en Sierra Leone a 183 fois plus de risques de décéder lors d’un accouchement qu’une femme en Suisse.

Autre donnée marquante : 45 % des décès maternels dans le monde surviennent dans les PMA, soit 131 000 au total dans une région comptant à peine 13 % de la population féminine mondiale. Dans les PMA, la moyenne est équivalente à un décès pour 217 naissances vivantes contre 1 pour 1 250 dans le reste du monde.

Cette situation est particulièrement inquiétante et il faut agir pour changer la donne. Cette année les Objectifs du développement durable qui seront adoptés lors de l’Assemblée générale de l’ONU en septembre, doivent être suffisamment ambitieux pour que les femmes et les filles dans les pays les plus pauvres puissent avoir accès aux soins qui leur sont dus.

PHOTO OF THE WEEK (2 JUNE 2011) - One of thousands of health outreach workers in Rwanda who provide care and oversee patients taking their daily AIDS or tuberculosis medication. AIDS medicines need to be taken for life, and tuberculosis medication for six to nine months. Without regular follow-up some patients fail to take their medicines regularly.

Comment obtenir de réels résultats ?

  • Investir 5 dollars par personne et par an dans des interventions de santé ciblant les femmes et les enfants, et ceci jusqu’en 2035 et dans 74 pays en développement permettrait de multiplier les bénéfices économiques et sociaux par 9.
  •   En 2013, plus de deux tiers des femmes enceintes vivant avec le VIH dans des pays à revenu faible ont bénéficié d’un traitement visant à prévenir la transmission du virus à leur bébé. Intensifier les efforts pour lutter contre la maladie permettrait d’éviter cette transmission du virus et de sauver des millions de vies, tout en rapportant 15 dollars pour chaque dollar investi.
  •  Si toutes les femmes avaient accès aux soins, aux ressources et aux services recommandés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la mortalité maternelle serait réduite de 67 % et la mortalité néonatale de 77 %.
  •   Ces dernières années, l’augmentation des investissements nationaux dans la santé maternelle et infantile a eu un réel impact : il y a désormais moins de grossesses non désirées, moins de décès lors de l’accouchement et moins d’enfants mourant de maladies qui peuvent être évitées.

Néanmoins, d’après les statistiques, il est évident que sauver la vie des femmes et des enfants, et améliorer leur santé en général, nécessitent des investissements supplémentaires, notamment à travers la formation et le maintien de professionnels de la santé.

Autre avantage : le renforcement des systèmes de santé permettrait aux femmes qui endossent traditionnellement ce rôle (et ce de manière non rémunérée) au sein de la famille de dégager du temps pour mener des activités économiques.

Mobilisez-vous aux côtés des 100 000 membres de ONE et témoignez de votre soutien envers toutes les femmes et les filles dans le monde. Signez notre pétition dès maintenant.

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