ONE World : Où en est-on un an plus tard ?

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Demandons une réponse mondiale au COVID-19

Le 7 avril 2020, alors que le monde entier se confinait pour faire face à la première vague de COVID-19, nous lancions notre campagne ONE World. Notre message ? Une pandémie mondiale nécessite une réponse mondiale : les dirigeants mondiaux doivent s’accorder sur un plan mondial d’intervention et s’assurer que les pays à faible revenu ne sont pas laissés pour compte.

Pour mettre fin à la pandémie, nous avions souligné trois axes importants sur lesquels les dirigeants mondiaux devaient s’accorder et trouver des solutions globales :

  • Protéger les personnes vulnérables, soutenir les travailleurs essentiels et rendre les soins et traitements accessibles à tous.
  • Soutenir les personnes qui seront le plus durement affectées financièrement.
  • Renforcer les systèmes de santé afin de nous préparer au mieux aux prochaines crises sanitaires éventuelles.

Un an plus tard, notre pétition a récolté plus de 88 000 signatures. Merci à vous ! Mais concrètement, où en sommes-nous ? Face à une pandémie qui ne respecte aucune frontière, les dirigeants mondiaux ont-ils su unir leurs forces et faire preuve de solidarité ? Retour sur certaines des mesures essentielles qui ont été mises en place pour lutter contre la pandémie.

Accès aux outils de lutte contre le COVID-19

Lancé fin avril 2020, le dispositif pour accélérer l’accès aux outils de lutte contre le COVID-19 (Accélérateur ACT ou ACT-A) est une nouvelle collaboration mondiale novatrice visant à accélérer la mise au point, la production et la distribution de diagnostics, traitements et vaccins contre le COVID-19, à en assurer un accès universel et équitable et à renforcer de manière plus globale les systèmes de santé.

Au début de la pandémie, le dispositif ACT-A nourrissait tous les espoirs : les gouvernements, les organisations internationales, les scientifiques, les entreprises, les philanthropes et la société civile semblaient avoir rapidement uni leurs forces pour faire face à la pandémie. Cependant, le dispositif est aujourd’hui sous-financé : si 11 milliards de dollars ont déjà été engagés à ce jour, ce sont plus de 22 milliards qui manquent encore à ACT-A pour atteindre ses objectifs. La France, par exemple, n’y a engagé qu’à peine plus de 155 millions d’euros, soit près de 6 fois moins que le Royaume-Uni et plus de 14 fois moins que l’Allemagne.

COVAX : Pour un accès universel et équitable aux vaccins

Au sein du dispositif ACT-A, un pilier se concentre plus spécifiquement sur l’accès universel et équitable aux vaccins : COVAX. Co-dirigé par l’Organisation mondiale de la santé, Gavi (l’Alliance du vaccin) et CEPI (Coalition for Epidemic Preparedness Innovations), ce mécanisme cherche à garantir, en partenariat avec l’UNICEF, l’accès aux vaccins contre le COVID-19 pour les populations qui en ont le plus besoin. Jamais auparavant nous n’avons dû produire et acheminer une quantité si importante de vaccins dans le monde entier. Et nous le savons : pour mettre fin à la pandémie, la découverte d’un vaccin ne suffit pas. Seul son accès universel et équitable permettra d’endiguer le virus.

C’est pourquoi COVAX se fixe comme objectif de distribuer au moins 2 milliards de doses d’ici fin 2021, en priorité aux pays à revenu faible et intermédiaire. Cependant, le mécanisme s’est vite heurté au nationalisme vaccinal des pays les plus riches : à l’heure actuelle, ces derniers ont pré-commandé assez de doses pour vacciner l’ensemble de leur population, tout en gardant 1 milliard de doses supplémentaires en stock. Au même moment, COVAX n’a pour l’instant pu acheminer que 33 millions de doses à 74 pays. Résultat : moins de 1% du total des doses administrées dans le monde jusqu’à maintenant ont bénéficié aux populations des pays les plus pauvres.

Suspension et restructuration de la dette

La pandémie affecte les économies du monde entier. Cependant, tous les pays n’ont pas les mêmes moyens d’y faire face. D’un côté, les pays les plus riches ont pris des mesures sans précédent pour maintenir leur économie à flot. De l’autre, les pays les plus pauvres, notamment en Afrique, dédient une plus grande part de leur budget au remboursement de leurs dettes qu’à la lutte contre la pandémie. Cette politique à deux vitesses est injuste et ne fera qu’aggraver les impacts économiques de la pandémie pour tout le monde.

En avril 2020, le G20 s’était donc mis d’accord sur une suspension du remboursement des dettes des pays les plus vulnérables jusqu’à fin 2020, avant de l’étendre jusqu’à juin 2021. Cependant, face à la sévérité de la crise actuelle, cette mesure doit être étendue jusqu’à 2022 : cela permettrait aux pays éligibles de libérer jusqu’à 15 milliards de dollars US rien qu’en 2021. Si les créanciers multilatéraux et privés participaient également à cette initiative, cela libérerait respectivement 13,7 milliards de dollars et 12,5 milliards de dollars supplémentaires.

Pour accompagner l’initiative de suspension de la dette, le G20 avait également déclaré en novembre 2020 la mise en place d’un “cadre commun” pour la restructuration de la dette des pays pauvres. Le G20 doit maintenant aller plus loin dans sa démarche afin d’améliorer la transparence de la dette et des finances publiques, et veiller à ce que tous les créanciers (en particulier les créanciers privés) participent à cette restructuration pour obtenir un accord équitable et global.

Droits de tirage spéciaux

En dehors de la suspension de la dette, d’autres mesures peuvent être mises en place par les dirigeants mondiaux et institutions internationales afin d’éviter un effondrement des économies. Les droits de tirage spéciaux (DTS), avoir de réserve international créé par le Fonds monétaire international (FMI) pour compléter les réserves officielles existantes des pays membres, peuvent être échangés contre des devises étrangères lors de crises financières. Ils ont notamment été utilisés lors de la crise de 2008/09 afin de soutenir les économies. En mars 2021, le FMI a donné son accord pour allouer 650 milliards de dollars de DTS. Une première étape importante pour permettre aux pays les plus touchés économiquement de faire face à la crise.

Maintenant, il faut aller plus loin : en temps normal, les DTS sont répartis entre les pays en fonction de leur quote-part au FMI, qui est essentiellement basée sur la taille de l’économie des pays. En d’autres termes, les pays les plus riches recevront la majorité des DTS, tandis que les pays les plus pauvres n’en recevront qu’une petite partie. Or, ce sont les pays les plus pauvres qui ont le plus besoin de ces ressources supplémentaires. Le G20 et le FMI doivent désormais s’accorder sur une redistribution équitable de ces DTS, en les allouant prioritairement aux pays à faible revenu.

“Mieux vaut prévenir que guérir”

Le 29 mars 2021, 26 chefs d’États et de gouvernements ont appelé à la nécessité d’un nouveau traité international sur la préparation et la riposte aux pandémies afin “d’y réagir efficacement et d’une manière parfaitement coordonnée”. Et ils ont raison : dès avril 2020, nous avions calculé que les dirigeants mondiaux avaient déjà dépensé 500 fois plus pour leur plan de réponse à la pandémie que la somme annuelle mondiale préconisée pour s’y préparer (10 milliards). Un an plus tard, les pays riches ont désormais dépensé 14 000 milliards de dollars pour lutter contre la pandémie, soit 1 400 fois plus que les dépenses nécessaires pour un plan de préparation.

Les dirigeants mondiaux et organisations internationales doivent travailler de concert pour prévenir au mieux les prochaines pandémies et renforcer les systèmes de santé, car aucun de nous n’est en sécurité tant que nous ne le serons pas toutes et tous.

Demandons une réponse mondiale au COVID-19

Monsieur le Président,
Le monde a besoin d'un plan mondial d'intervention en cas de pandémie afin de :
- Protéger les personnes vulnérables, soutenir les travailleurs essentiels et rendre les soins et traitements accessibles à tous,
- Soutenir les personnes qui seront le plus durement affectées financièrement,
- Renforcer les systèmes de santé afin de nous préparer au mieux aux prochaines crises sanitaires éventuelles.

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