Lutte en faveur de la transparence fiscale : le point en 7 gifs

Lutte en faveur de la transparence fiscale : le point en 7 gifs

Rejoindre ONE

Rejoignez le combat contre l'extrême pauvreté

Le 16 décembre dernier, le gouvernement français a bloqué une mesure clé pour lutter contre l’évasion fiscale. Chez ONE, on s’est dit que ça serait pas mal de faire le point, sous forme de gifs, sur la situation et les conséquences d’un manque de transparence fiscale !

1. En 2014, les pays en développement ont été privés d’au moins 1 000 milliards de dollars à cause de la corruption, du blanchiment d’argent et de l’évasion fiscale [1]. Si les pays pauvres pouvaient sévir contre ce scandale, taxer cette somme et investir les revenus dans leurs systèmes de santé, ils pourraient éviter le décès de 3,6 millions de personnes par an ! [2]

Mais attention, il est important de noter que contrairement à certaines idées reçues, cet argent ne provient pas de l’aide internationale – qui a, quant à elle, un impact positif significatif sur les pays en développement.

2. Et en Europe ? Et bien, si nous stoppions l’évasion fiscale dans l’Union européenne, les revenus perçus nous permettraient d’effacer la totalité des déficits de l’Union en seulement 8,8 années ! [3]

3. D’autant plus que 59% des PDG de grandes entreprises européennes sont favorables à plus de transparence ! [4]

4. On aurait bien voulu que la France montre l’exemple…. D’autant plus qu’elle s’était engagée en avril 2013, par la voix de son Président, pour plus de transparence pour les banques et les entreprises multinationales [5]

5. Si les flux financiers illicites avaient été évités rien qu’en 2000, l’Afrique aurait réussi à atteindre, dès 2016, son objectif visant à réduire son taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans de deux tiers. [6]

6. Si le Malawi sévissait contre la fraude fiscale, les recettes gouvernementales augmenteraient de 50% ! Une somme qui équivaut l’aide internationale que reçoit le pays. [7]

7. L’éradication de la corruption en Afrique subsaharienne pourrait générer les fonds nécessaires pour éduquer 10 millions d’enfants supplémentaires par an, payer 500 000 instituteurs en plus [8] et financier près de 165 millions de vaccins ! [9]

Quelle est la prochaine étape pour avancer ? C’est à Bruxelles de jouer, dès cette année 2016, pour mettre en place un reporting pays par pays public pour plus de transparence du secteur privé, donc moins de corruption, de blanchiment d’argent et d’évasion fiscale !

Ce billet a été rédigé par Julie Duval, assitante plaidoyer chez ONE France.

Sources :

[1] ONE, « Le Casse du Siècle : un scandale à mille milliards de dollars », 2014, disponible ici. Ce chiffre comprend l’argent qui s’échappe par le biais d’actes de corruption tels que des accords opaques liés à l’exploitation de ressources naturelles, l’utilisation de sociétés écrans, le blanchiment d’argent et la fraude fiscale.

[2] Calcul de ONE basé sur les estimations de Global Financial Integrity sur les flux financiers illicites. Voir méthodologie dans « Le Casse du Siècle » (op. cit.).

[3] Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen, « Rapport sur la lutte contre la fraude fiscale et les paradis fiscaux », 3 mai 2013, disponible ici.

[4] PricewaterhouseCoopers, « Building trust and growth – 17th Annual Global CEO Survey : Tax strategy, corporate reputation and a changing international tax system », 2014, disponible ici (en anglais).

[5] Elysée, « Déclaration du président de la République », 10 avril 2013, disponible ici.

[6] Organisation internationale de la Francophonie, « Flux financiers illicites – Rapport du Groupe de haut niveau sur les flux financiers illicites en provenance d’Afrique », 2015, disponible ici.

[7] Stuart Yikona (2011), « How corruption and illegal tax evasion distort development”, blog Gouvernance pour le Développement de la Banque mondiale, 6 décembre 2011, disponible ici.

[8] Calculs ONE dans « Le Casse du Siècle : un scandale à mille milliards de dollars », 2014, disponible ici.

[9] Ibid.

Venez discuter

Lignes directrices pour les commentaires