Lutte contre le gaspillage alimentaire : la jeunesse engagée pour la solidarité internationale

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Gaspillage alimentaire : quelles conséquences ?

Les pertes et gaspillage alimentaires, en particulier au niveau de la chaîne de production, contribuent fortement à l’insécurité alimentaire. Aujourd’hui, près de 690 millions de personnes dans le monde souffrent de la faim selon un rapport récent de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, un chiffre qui ne cesse d’augmenter depuis 2014. En 2019, ce sont près de 750 millions de personnes qui ont été exposées à l’insécurité alimentaire grave.

L’Afrique subsaharienne reste encore aujourd’hui la région avec le taux de malnutrition le plus élevé, touchant 22% de la population, soit 239 millions de personnes.

Contexte et chiffres clés

  • On estime qu’entre 30 à 40% de la production totale pourrait être perdue avant d’atteindre le marché en raison de problèmes en matière de stockage après récolte, de traitement ou de transport.
  • En Afrique subsaharienne, le montant des pertes post-récolte annuelles en céréales s’élève à 4 milliards de dollars.
  • Les pertes de nourriture ont par ailleurs augmenté en raison de la pandémie et des mesures qui ont été mises en place en matière de transport et de déplacement.
  • Le gaspillage a également des conséquences importantes pour l’environnement et les émissions de gaz à effet de serre. En effet, ce sont 3,3 milliards de tonnes de CO2 qui sont rejetés dans l’atmosphère chaque année.

La quantité de nourriture perdue dans la période qui suit la récolte permettrait de nourrir 48 millions de personnes chaque année, soit 20% des personnes touchées par la malnutrition en Afrique subsaharienne.

C’est précisément ce dernier chiffre qui a marqué Enki Barache, jeune franco-malgache et fondateur de Tigoun, un sac de conservation agricole qui optimise le stockage. C’est en rendant visite à sa famille tous les ans qu’est né son engagement et sa volonté d’avoir un impact positif à Madagascar. Dans le village de son grand-père, il a remarqué que les agriculteurs, qui représentent 80% de la population active, ne parvenaient pas à nourrir leur propre famille. Il s’est alors rendu compte que les agriculteurs rencontraient des difficultés à stocker correctement leurs récoltes.

En effet, les agriculteurs utilisent des sacs en plastique pétro-sourcé non biodégradable qui n’ont aucune propriété de conservation, ce qui peut les mener, dans certains cas, à perdre 50% de leur récolte. Les deux causes principales des pertes sont les insectes et l’humidité. Ils sont donc obligés de vendre leurs denrées directement après la récolte au moment où les prix sont les plus bas puisqu’ils ne peuvent pas les stocker, et six mois après, sont obligés de racheter ces mêmes denrées au moment où les prix sont les plus hauts pour nourrir leurs familles. Les agriculteurs se retrouvent enfermés dans un cercle vicieux de  pauvreté qui rend leur situation extrêmement fragile. De plus, ces sacs ne sont pas écologiques et il n’y a pas de filière de recyclage. Lorsque le sac se désagrège, le micro plastique qui forme le sac s’infiltre dans les denrées alimentaires et la nature, représentant un danger pour la santé du consommateur qui les ingère, et pour l’environnement.

Tigoun : un projet à fort impact social et environnemental

C’est là qu’est né le projet Tigoun, pour répondre à la problématique du stockage post-récolte. Lors de sa dernière année d’études en filière entrepreneuriale d’une école d’ingénieur, Enki a rencontré son cofondateur qui venait de passer un an à Madagascar au sein d’une association et qui partageait la même volonté d’engagement.

En février 2019, ces jeunes étudiants ont remporté la ‘Social cup’, la coupe de France de l’entrepreneuriat social organisée par l’incubateur makesense. Leur projet s’est alors véritablement concrétisé. Enki s’est rendu à Madagascar pendant trois mois pour réaliser une étude de terrain et aller à la rencontre des agriculteurs pour comprendre leurs besoins. Il a également pu rencontrer des ONG et organes de l’ONU ainsi que plusieurs acteurs qui travaillent sur des problématiques similaires qui leur ont fait part du réel besoin d’un projet comme Tigoun. De retour à Paris, Enki et son équipe se sont attelés à développer un prototype pour le sac. Six mois plus tard, ils ont pu tester ce prototype à Madagascar directement avec les acteurs qu’ils ont rencontrés pendant leur étude initiale.

Les résultats de ces tests ont dépassé leurs espérances et ils ont pu les commercialiser en mars 2020. Le sac qu’ils ont développé est à la fois performant et écologique. Il permet aux agriculteurs de conserver leurs denrées d’une récolte à l’autre avec moins de 1% de pertes et ainsi lutter efficacement contre les pertes de nourriture. Le sac est également fabriqué à partir de 80% de matériaux renouvelables et biodégradables et ne nécessite aucun ajout de produits chimiques comme les insecticides pour conserver les denrées. L’objectif est de commercialiser les sacs dans d’autres pays. En effet, le problème des pertes de récoltes touche tous les pays où l’agriculture familiale est présente : en Afrique subsaharienne, mais également, en Amérique du Sud et en Asie du Sud-Est. Dans un premier temps, Enki souhaiterait avoir un impact à l’échelle régionale de l’Afrique subsaharienne.

Sac Tigoun

Un projet iconique, symbole de la jeunesse engagée pour la solidarité internationale

En créant les sacs Tigoun, Enki et son cofondateur ont concrétisé leur volonté de créer un projet entrepreneurial à fort impact social et environnemental pour Madagascar.

L’engagement au profit de la solidarité internationale a été une vocation de longue date pour Enki. Selon lui, il est crucial qu’un maximum de personnes s’engage, quelle que soit la forme et quel que soit le degré d’engagement, dans la bonne direction. “Pour moi, la bonne direction, c’est d’abord la crise climatique, mais il faut que sa résolution ne se fasse pas au détriment des populations déjà fragilisées”, a-t-il ajouté.

Chacun peut donner son maximum à son échelle et inspirer les autres à le faire. Il a lui-même choisi de s’engager à travers l’entrepreneuriat social mais insiste sur le fait que le plus important est de choisir une forme d’engagement dans laquelle on se reconnaît.

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