L’histoire de Consolata : « Je suis kenyane, j’ai 25 ans et je suis séropositive »
VIH/sida

L’histoire de Consolata : « Je suis kenyane, j’ai 25 ans et je suis séropositive »

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Je m’appelle Consolata Opiyo. J’habite à Nairobi, au Kenya, dans un quartier qui s’appelle Dandora Phase 4. Je suis ambitieuse, motivée et je suis déterminée à améliorer l’existence de jeunes filles et de femmes touchées par le VIH.

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J’ai été diagnostiquée séropositive à l’âge de trois ans. C’est ma mère Patricia qui, sans le savoir, m’a transmis le virus. Elle n’avait que 22 ans lorsque je suis née, et ignorait qu’elle était atteinte du sida. Deux semaines après ma naissance, elle a appris la terrible nouvelle. Elle était au bord du gouffre. Heureusement, elle a tenu bon et s’est renseignée sur la maladie, sur les traitements existants et a trouvé le soutien nécessaire. C’est grâce à elle et à son courage que je suis toujours en vie aujourd’hui et que je suis capable d’informer d’autres personnes qui subissent le même sort.

Aider à l’autonomisation des femmes est un travail qui me passionne. En effet, j’ai été moi-même directement confrontée aux problèmes causés par les inégalités femmes-hommes dans mon pays. On attend des filles qu’elles soient dociles, soumises et au service de tout le monde. Je me sens concernée par leur situation parce qu’elles sont jeunes, et par conséquent, plus vulnérables.. Ce sont elles qui sont infectées par le virus, forcées à se marier ou victimes de viols. Elles n’ont pas le droit de s’exprimer en leur nom.

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Lorsque j’étais au lycée, j’étais souvent maltraitée par des gens à cause de ma maladie – même les professeurs, qui auraient dû me soutenir, évitaient d’intervenir. À cette époque, je me sentais faible et fragile. Je pensais que le monde ne me considérait pas comme un être humain et, comme beaucoup d’autres adolescents, j’ai envisagé de mettre fin à mes jours. C’était la période la plus difficile de ma vie. J’avais 15 ans et j’avais l’impression d’être muette, de n’avoir aucune valeur dans ce monde.

Je m’en suis sortie grâce à ma mère. Elle m’a soutenue en me disant que je n’étais pas faible et que je savais ce que j’avais à faire. Grâce au Fonds mondial qui a soutenu, entre autres, des programmes pour lesquels je travaille à l’ICW, j’espère que d’autres jeunes filles séropositives pourront aussi trouver la force de combattre la maladie.

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Il n’est pas toujours facile d’être confronté aux problèmes que ces jeunes filles rencontrent. Parfois, elles n’ont pas les moyens d’acheter de la nourriture car les médicaments coûtent trop cher. Parfois, elles prennent des décisions sans avoir été bien informées avant, car elles n’ont pas d’autres solutions. Parfois, elles perdent espoir ou renoncent à la vie. C’est un véritable combat. Mais le fait de savoir que, grâce au soutien du Fonds mondial, j’ai fait sourire une seule de ces filles, que j’ai changé un seul destin, que les progrès sont possibles, me pousse à persévérer.

D’incroyables progrès ont été accomplis ces dernières années mais si on veut vraiment gagner la bataille, on ne peut pas oublier la moitié de la planète. Il est temps que les femmes et les filles soient placées au cœur des priorités.

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C’est pourquoi, ma mère et moi-même adressons une lettre ouverte au Premier ministre canadien Justin Trudeau qui accueillera à Montréal, en septembre prochain, la conférence des donateurs du Fonds Mondial en vue d’intensifier les efforts dans la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Dans cette lettre, je l’appelle à continuer son combat contre le sida.

Vous aussi vous pouvez agir. Rejoignez notre combat et signez notre lettre ouverte pour appeler les dirigeants mondiaux à protéger #ToutesLesFilles du sida.

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