Les résultats sont sortis : le Fonds mondial a sauvé 27 millions de vies !

Les résultats sont sortis : le Fonds mondial a sauvé 27 millions de vies !

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Ce blog a été traduit de l’anglais par Yaël Soubeyran, stagiaire plaidoyer chez ONE France.

Depuis 2002, le Fonds Mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme peut se considérer comme l’un des mécanismes financiers les plus triomphants au monde. En effet, ce partenariat innovant est en première ligne dans la lutte contre ces trois maladies évitables et a permis des avancées considérables.

Le Fonds mondial a sauvé 27 millions de vies depuis sa création, selon les nouveaux résultats publiés mi-septembre. 27 millions de personnes, donc, qui peuvent vivre, travailler, aller à l’école et contribuer à leur collectivité, enfin débarrassés du fardeau mortel que peuvent-être le VIH/sida, la tuberculose ou le paludisme.

La lecture du Rapport de résultats 2018 du Fonds mondial incite en outre à une considération plus large vis-à-vis de l’avenir de la lutte : les progrès accomplis dans le cadre de la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme sont remarquables, certes, mais aussi fragiles. Il est fait établi que, malgré ces avancées, la résurgence de ces trois épidémies n’est plus de l’ordre de la menace mais de la réalité.

Voici trois thèmes pivots du nouveau rapport :

  1. A la fin 2017, le Fonds mondial avait permis de fournir un traitement contre le VIH/sida à 17,5 millions de personnes.

Pourquoi est-ce important ?  Aujourd’hui encore, être atteint du sida équivaut à une peine de mort pour les 15 millions de personnes qui ne peuvent avoir accès à la prise en charge médicale dont ils ont besoin. En moyenne, deux personnes décèdent du sida chaque minute. Il ne faut pas se voiler la face : le sida est toujours une crise mondiale, mais cela peut et doit changer. Avec une prise en charge, les victimes du sida peuvent vivre longtemps et sainement. Le Fonds mondial est le deuxième mécanisme financier international pour la prévention et le traitement du VIH/sida, et est donc un acteur central dans la réponse internationale contre cette épidémie.

  1. Le Fonds mondial a fourni un traitement contre la tuberculose à 5 millions de personnes en 2017.

Pourquoi est-ce important ?  La tuberculose est la maladie infectieuse la plus mortelle au monde, ainsi qu’une des 10 plus grandes causes mortelles planétaire, devant le sida et le paludisme. Il est par ailleurs estimé qu’environ 4,1 millions d’individus victimes de tuberculose ne sont pas dépistés chaque année – les dépister et les soigner est donc une priorité absolue dans le cadre de la lutte contre l’épidémie. En tant que premier financeur de programmes de lutte contre la tuberculose, le Fonds mondial a investi 115 millions de dollars supplémentaires pour dépister et traiter un million et demi de personnes supplémentaires atteintes de la tuberculose.

  1. Le Fonds mondial a distribué 200 millions de moustiquaires pour lutter contre le paludisme en 2017.

Pourquoi est-ce important ?  Les progrès accomplis contre le paludisme sont aujourd’hui menacés. Par rapport à 2015, on compte 5 millions de cas de paludisme supplémentaires en 2016, principalement en raison de l’accroissement de la résistance accrue des moustiques aux traitements et insecticides. Cette plus grande robustesse rend les instruments actuels inefficaces, alors que les niveaux actuels de financements restent limités. En tant que premier financeur international pour les programmes de lutte contre le paludisme dans le monde, le Fonds mondial est aussi le premier à investir dans des projets-pilotes pour élaborer des outils de lutte contre les moustiques moins coûteux, et surtout plus efficaces.

La sixième reconstitution du Fonds mondial, qui « vise à lever de nouveaux fonds tout en mobilisant les partenaires » se tiendra à Lyon le 10 Octobre 2019. Cette journée sera une opportunité décisive pour les donateurs qui devront démontrer leur ambition pour éradiquer le sida, la tuberculose et le paludisme, en prenant des engagements à la hauteur des enjeux.

Nous avons les moyens de lutter contre ces menaces mondiales d’ici à 2030. Nous avons besoin d’engagements politiques et financiers plus importants pour fournir les traitements et le soutien nécessaires aux personnes qui en ont le plus besoin.

Nous voulons tous un monde libéré du sida, de la tuberculose et du paludisme, mais cela ne pourra avoir lieu sans un l’appui politique audacieux de nos dirigeants. Vous pouvez aider à rendre cela possible en devant membre de ONEet en rejoignant la lutte contre l’extrême pauvreté et les maladies évitables.

 

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