Les candidats sont-ils Cap de lutter contre l’évasion fiscale et la corruption ?
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Les candidats sont-ils Cap de lutter contre l’évasion fiscale et la corruption ?

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Cette semaine marque le premier anniversaire de l’affaire des Panama Papers, ces révélations qui avaient dévoilé une faille majeure dans les progrès réalisés contre l’évasion fiscale et la corruption : l’opacité des sociétés écrans et surtout de l’identité de ceux qui se cachent derrière et qui en bénéficient.

D’après la Banque mondiale, les sociétés écrans sont au cœur de 70% des grands cas de corruption dans le monde. Il serait donc grand temps qu’on connaisse qui bénéficie vraiment de ces sociétés et de ce système qui fait perdre des milliards à la France, l’Europe mais aussi aux pays les plus pauvres.

Ce fléau touche en effet les pays riches mais aussi les pays en développement qui voient s’échapper chaque année plus de mille de milliards de dollars en flux financiers illicites, comme l’avait dénoncé notre rapport « Le casse du siècle ». Ces pratiques illégales de blanchiment d’argent, corruption et évasion fiscale privent ces pays de ressources domestiques indispensables pour investir dans l’éducation, la santé ou la réduction des inégalités femmes-hommes

Depuis ces scandales, les choses bougent au niveau européen, et des solutions, telle que la mise en place d’un registre public des bénéficiaires effectifs des sociétés écrans et des trusts, reviennent sur la table des négociations. Les négociations cruciales sur cet outil de transparence devraient aboutir entre mai et juin.

Ce sera donc le tout premier dossier européen du nouveau président ! À 3 semaines du premier tour de l’élection présidentielle, la question est pourtant absente des débats, et rares sont les candidats qui ont pris de véritables engagements dans la lutte contre l’évasion fiscale et la corruption.

A travers la campagne de mobilisation citoyenne « Cap ou pas Cap », ONE interpelle les candidats à l’élection présidentielle depuis près d’un mois pour qu’ils présentent un plan pour l’Afrique détaillé et précis, basé sur 4 grandes recommandations.

Parmi celles-ci, la lutte contre l’évasion fiscale et la corruption à travers 2 mesures clés : la transparence des sociétés écrans et des trusts, sur laquelle le Président devra se prononcer dès son entrée en fonction, et la mise en place d’un reporting public des multinationales pour tous les pays dans lesquels elles opèrent, y compris en Afrique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour l’instant, seul Benoit Hamon a répondu à l’appel de Romy et a été déclaré « Cap » par ONE. A l’occasion de l’anniversaire des Panama Papers, vous pouvez vous aussi interpeller les candidats sur le site www.caoupascap.one.org et leur demander s’ils sont « Cap » de lutter contre la corruption et l’évasion fiscales des multinationales !

De plus, ONE, avec d’autres ONG de transparence internationales, lance aujourd’hui OpenOwnership, la première base de données publique, ouverte et mondiale regroupant des informations sur les bénéficiaires effectifs de 1,9 million d’entreprises dans 24 pays, dans tous les secteurs d’activité.

Soutenue par des chefs d’entreprises à travers le monde, cette base de donnée montre que la transparence est le meilleur outil pour combattre la fraude fiscale et permettre aux gouvernements et à la société civile de lutter efficacement contre la corruption.

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