Joyeux anniversaire, Monsieur Sapin ! Après avoir soufflé vos bougies, il ne vous restera plus qu’à partager le gâteau de manière équitable.

Joyeux anniversaire, Monsieur Sapin ! Après avoir soufflé vos bougies, il ne vous restera plus qu’à partager le gâteau de manière équitable.

Mon-gateau-d-anniversaire1Aujourd’hui, Monsieur Sapin, ministre des Finances en charge, entre autres, du budget d’aide au développement (APD), fête son anniversaire. Chez ONE, nous voudrions non seulement lui souhaiter un bon anniversaire, mais aussi partager avec lui une idée : au moment où il soufflera ses bougies, M. Sapin pourrait faire un vœu qui contribuerait à changer la donne pour des millions de personnes dans le monde : allouer 50 % de l’aide au développement aux pays les moins avancés !

Hier, la veille de son anniversaire, l’OCDE a annoncé que la France répond de plus en plus aux abonnés absents lorsqu’il s’agit de prêter main forte aux pays les plus pauvres. En effet, le budget d’aide publique au développement est en chute libre depuis 4 ans. Et l’année 2014 n’a pas dérogé à la règle : – 9,2% par rapport à 2013 et une baisse totale de 20% depuis 2011 ! Ainsi, l’aide publique au développement de la France ne représentait plus que 0,36 % du revenu national brut (RNB) en 2014. Elle s’est pourtant engagée depuis de nombreuses années, à l’instar de ses voisins européens, à dédier 0,7 % de son RNB au développement international.

Derrière ces chiffres se cache une réalité encore plus choquante pour les pays les plus pauvres parmi les pays en développement qu’on appelle « les pays les moins avancés (PMA) ». Selon l’OCDE, la part de l’aide allouée aux pays les moins avancés a encore baissé de 16 % en 2014, au niveau mondial. Par ailleurs, l’aide par personne vivant dans l’extrême pauvreté est actuellement plus faible dans les PMA que dans d’autres pays en développement, une aberration !

Cette tendance risque de se poursuivre dans les années à venir, ce qui fragilise encore davantage les personnes vivant dans l’extrême pauvreté, et notamment les femmes et les filles, particulièrement vulnérables. Les projections montrent que les personnes vivant dans l’extrême pauvreté vont se concentrer de plus en plus dans les pays les moins avancés, notamment ceux d’Afrique subsaharienne, contrairement à des pays tels que l’Inde qui sont en train « d’émerger ». Il semble donc évident que la part de l’aide internationale vers les pays les plus pauvres doit impérativement augmenter dans les années à venir.

Il existe certes une variété de financements disponibles en faveur du développement, mais l’APD est le seul à cibler la promotion du bien-être des populations et le développement économique des pays les plus pauvres et les plus fragiles. Les pays les moins avancés restent très dépendants de l’aide, qui représente plus de 70 % de tous leurs apports externes et équivaut, en moyenne, à la moitié de leurs recettes fiscales. Ils ont donc un besoin pressant d’aide extérieure pour développer les secteurs sociaux indispensables au soutien des populations locales. Cette aide manque aussi cruellement pour développer, par exemple, les administrations fiscales, les parlements, les cours de compte afin d’aider les pays à améliorer la collecte et l’utilisation de leurs recettes fiscales, pour préparer un avenir dans lequel l’aide au développement ne sera plus nécessaire.

Les arguments en faveur d’une aide accrue aux pays les plus pauvres ne manquent pas. Malheureusement, on est loin du compte. La part de l’aide française allouée aux pays les moins avancés était de seulement 23,5 % en 2013 d’après les calculs de ONE, en-deçà de la moyenne des autres donateurs de l’OCDE la même année (31,9 %), toujours bien trop basse. Ce partage inéquitable du gâteau laisse un goût amer, au moment même où la communauté internationale prépare le financement du développement et les Objectifs de développement durable pour les quinze années à venir.

La solution est simple et facile à mettre en œuvre : augmenter graduellement la part de l’APD française actuelle aux pays les moins avancés pour arriver à l’objectif de 50 % au plus tard en 2020. Et plaider pour que cet objectif ne soit pas que français, mais adopté par tous les donateurs d’aide au développement. Les occasions ne manqueront pas cette année de passer du vœu d’anniversaire à l’action : il y a bien entendu le budget français pour 2016, mais la France et le ministre des Finances pourront aussi plaider en faveur de cet objectif auprès des autres dirigeants internationaux lors du G7, lors des différents conseils de l’Union européenne et lors de la conférence sur le financement du développement de l’ONU à Addis-Abeba en juillet.

ONE vous souhaite un très joyeux anniversaire, Monsieur le Ministre, et vous prie de penser bien fort « 50% de l’aide vers les pays les moins avancés » lorsque vous soufflerez vos bougies ce soir et partagerez le gâteau, plus tard cette année.

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