Faire face à la mort pour sauver la vie des femmes

Faire face à la mort pour sauver la vie des femmes

Rejoindre ONE

Rejoignez le combat contre l'extrême pauvreté

SDG5GENDEREQUALITYFBSHARE

Rhobi Samwelly est une femme extraordinaire qui s’est exprimée devant les chambres du Parlement britannique et a été interviewée par la BBC. Elle a reçu des menaces de mort pour son travail en faveur des droits des femmes en Tanzanie. Mais elle continue à se souvenir de ce qu’elle a vécu enfant, lorsqu’elle a subi une excision.

« J’ai grandi dans un petit village où les filles étaient considérées comme des objets que l’on échange contre du bétail » explique Rhobi. « On m’a excisée et forcée à me marier, contre ma volonté. Je veux encourager les filles à défendre leurs droits : aller à l’école, refuser l’excision et épouser qui elles veulent ».

Rhobi est déterminée à faire reconnaître les filles en tant qu’égales des garçons. C’est ce qui l’a inspirée à créer Safe House, qui a ouvert juste à temps l’an dernier, au moment de la « saison de l’excision », en décembre. Certaines filles s’enfuyaient de nuit, arrivant aux locaux de Safe House traumatisées et affamées.

« Je voulais que les filles aient le soutien que je n’ai jamais eu pour pouvoir dire non. Qu’elles prennent conscience qu’elles peuvent avoir le contrôle de leur corps ».

SDG5GENDEREQUALITYBLOGSIZE

« Lorsque j’avais 11 ans, je me souviens d’avoir vu un certain nombre de filles de mon village partir pour subir une mutilation génitale, comme le voulait la coutume, et l’une d’entre elles est morte » raconte-t-elle.

« Comme le veut la tradition, si une fille meurt pendant la procédure, elle ne pourra pas être enterrée. Au lieu de cela, son corps est jeté dans les forêts de buissons à la merci des animaux sauvages. Personne n’a plus le droit de parler d’elle ».

« J’avais été bouleversée par cette injustice. Plus tard, pour mes 13 ans, mes parents m’ont annoncé que c’était mon tour d’être excisée. J’ai supplié ma mère, mais on m’a répondu que c’était la tradition, et qu’il fallait la respecter. ‘ Si tu ne te soumets pas à la tradition, tu ne te marieras jamais et la famille ne sera pas respectée au sein de la communauté ‘. J’ai sérieusement envisagé la fuite, mais je n’avais nulle part où aller. Toute ma famille soutenait mes parents ».

« J’ai tellement saigné que j’ai perdu connaissance. Ma famille et mes voisins ont commencé à pleurer, pensant que j’étais en train de mourir ».

La famille de Rhobi avait trop peur de se faire arrêter si elle l’emmenait à l’hôpital. Par miracle, elle s’en est sortie. Lorsqu’enfin elle s’en est remise, elle était en colère contre sa famille et n’accepta de lui pardonner qu’en échange d’une promesse : qu’ils n’excisent pas ses petites sœurs. Ils acceptèrent.

SDG5GENDEREQUALITYBLOGSIZE2

A la suite de ce traumatisme, Rhobi était déterminée à se battre contre cette injustice. Elève brillante à l’école, elle obtint une place dans une école secondaire prestigieuse. Ce qui n’empêcha pas son grand-père de lui dire des choses comme : « Pourquoi insistes-tu pour aller à l’école ? Tu devrais te marier et permettre à ton père d’avoir plus de bétail».

Rhobi défia les plans de son grand-père : elle réussit très bien à l’école secondaire et obtint un diplôme d’enseignante, concrétisant ainsi l’ambition qu’elle avait depuis sa plus tendre enfance d’offrir aux filles la possibilité d’étudier.

Lorsqu’elle rentra chez elle, fière d’avoir obtenu son diplôme, ses parents lui annoncèrent qu’ils lui avaient choisi un mari, arrangé son mariage et même déjà accepté les vaches que ce dernier offrait. « Je n’arrivais pas à croire qu’ils m’aient trahie de cette manière, et j’ai pleuré pendant une semaine. Finalement, j’ai pensé que je n’avais pas d’autre choix que d’accepter le mariage. En revanche, j’ai refusé la cérémonie, qui aurait donné lieu au sacrifice d’une vache, ce qui signifie que je n’aurais pas pu quitter mon mari plus tard sans avoir à rembourser cette vache».

« Je me rends compte que l’éducation des filles est la clé du changement. Le vent est en train de tourner. Une ancienne exciseuse, Christina, travaille désormais comme ambassadrice de la lutte contre les mutilations génitales féminines avec moi. Les filles commencent à se soulever et à faire valoir leurs droits ».

La plupart des 134 filles qui ont fui en décembre se sont depuis réconciliées avec leurs familles. Ces dernières ont signé des attestations selon lesquelles elles renoncent à faire exciser leurs filles. 32 jeunes filles demeurent aujourd’hui chez Safe House, où elles apprennent un métier ou poursuivent leurs études, avec une confiance et une indépendance croissantes.

Cette histoire s’inscrit dans l’Objectif de développement durableEgalité des sexes“.

Rejoignez le combat contre l'extrême pauvreté

Lorsque vous indiquez vos coordonnées, vous acceptez la politique de confidentialité de ONE, et notamment le transfert de vos informations aux serveurs de ONE.org aux Etats-Unis.

Vous souhaitez savoir comment vous pouvez nous aider dans notre combat contre l'extrême pauvreté ?

Inscrivez-vous pour recevoir les emails de ONE et rejoindre les millions de personnes qui agissent à travers le monde pour mettre fin à l’extrême pauvreté et aux maladies évitables. Nous ne nous demandons pas votre argent mais votre voix. Vous pouvez vous désinscrire à tout moment.
Privacy options
Vous êtes sur-e ? Si vous cliquez sur 'Oui', nous vous tiendrons informés des actions que vous pouvez mener pour faire avancer notre combat. Vous pouvez vous désinscrire à tout moment.

Lorsque vous indiquez vos coordonnées, vous acceptez la politique de confidentialité de ONE, et notamment le transfert de vos informations aux serveurs de ONE.org aux Etats-Unis.

You agree to receive occasional updates about ONE’s campaigns. You can désinscrire at any time.

Ce site est protégé par reCAPTCHA et la politique de confidentialité et les conditions d'utilisation de Google s'appliquent