Découvrez les 5 coureurs de la #TeamRefugees participant aux  JO
Crise des réfugiés

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Anjelina Nadai Lohalith est une réfugiée originaire du Soudan du Sud. Elle est aussi, depuis peu, une athlète olympique.

L’année dernière, après avoir vécu 10 ans dans un camp de réfugiés nommé Kakuma au nord du Kenya, la vie d’Anjelina a basculé : elle a décidé de tenter sa chance en participant aux sélections de la première équipe de coureurs réfugiés au monde. Et elle a gagné sa place dans l’équipe.

“Je ne savais pas que je pouvais aller aussi loin. C’est un rêve, » dit-elle, portant le maillot couleur bleu clair de son équipe. Elle est assise dans une classe, au sein d’un foyer pour enfants à Ngong, où elle vit avec le reste de l’équipe.

Anjelina, James Nyang Chiengjiek, Rose Nathike Lokonyen, Paulo Amotun Lokoro, et Yiech Pur Biel sont les 5 réfugiés sélectionnés pour concourir aux Jeux olympiques de Rio, cet été. Ils sont très fiers de leur équipe, comme l’explique Paulo : « Cela nous donne du courage ! Certains ont honte d’être réfugiés, mais nous, nous avons retrouvé de l’espoir ».

Au printemps, le comité olympique international avait annoncé le lancement de l’initiative « Refugee Olympic Athletes », créée comme symbole d’espoir pour tous les réfugiés du monde, et pour attirer l’attention sur l’ampleur de la crise actuelle.  

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De gauche à droite: Paulo Amotun Lokoro, Rose Nathike Lokonyen, Yiech Pur Biel, Anjelina Nadai Lohalith, et James Nyang Chiengjiek.

Les 5 membres de l’équipe de coureurs réfugiés sont originaires du Soudan du Sud. Dans ce pays, 1 personne sur 5 a été déplacée depuis le début d’un conflit violent en 2013. Plus de 2,3 millions de personnes ont été forcées de fuir leurs maisons. Parmi ces personnes déplacées,  720 000 seulement se sont installées dans les pays voisins pour y trouver sécurité et protection.

“Ces réfugiés n’ont ni maison, ni équipe, ni drapeaux, ni hymne national” a expliqué le Président du comité olympique Thomas Bach, lors de l’annonce officielle de l’initiative au mois de mars.

« Nous leur offrons une maison au village olympique, aux côtés d’autres athlètes du monde entier. L’hymne olympique sera joué en leur honneur et le drapeau olympique les accompagnera jusqu’au stade. Ces athlètes réfugiés vont pouvoir montrer au reste du monde que malgré l’horreur et la souffrance, ils peuvent apporter beaucoup à la société, grâce à leur talent, leurs compétences, et leur force mentale ».

Pour permettre la constitution de cette équipe de réfugiés, le Comité olympique s’est associée à la fondation Tegla Loroupe Peace, une organisation dirigée par l’athlète Kenyan Tegla Louroupe visant à promouvoir la paix à travers le sport. Tegla a pu recevoir l’aide de Volker Wagner, coach de renommée mondiale et de John Anzrah, ancien coureur de 400 mètres kényan, pour accompagner l’équipe à se préparer pour Rio.

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Les hébergements de l’équipe olympique des réfugiés.

« Le challenge était de travailler avec des coureurs qui n’avaient jamais connu la compétition», explique Wagner, qui a planifié un entraînement strict et intensif: entrainement tôt le matin, exercices 2 fois par jour, régime alimentaire suivi. En quelques mois, l’équipe s’est très rapidement améliorée.

« Maintenant, nous pouvons dire qu’ils sont des sportifs de haut niveau! Je suis tellement heureux de constater leurs progrès. L’idée est de donner espoir aux autres jeunes. Ce n’est pas de leur faute s’ils sont réfugiés. Si ces personnes peuvent, en partant de rien, atteindre ce niveau, tout le monde le peut. Nous essayons ainsi de faire passer un message positif au reste du monde ».

L’initiative a aussi eu le soutien de l’équipe officielle du Kenya, comme en témoigne son coach Jackson Pkemoi: « L’équipe du Kenya aide à l’entraînement des athlètes réfugiés et la communauté locale les soutient également ».

Même si l’objectif premier n’est pas forcément de gagner des médailles, leurs conditions d’entraînement n’ayant pas été aussi optimales que celles des autres athlètes, il règne un sentiment d’espoir et d’optimisme au sein de l’équipe.

Comme le dit James Nyang Chiengjiek, “Nous envoyons un message très fort à tous les réfugiés: nous leur parlons de paix et non de violence, et grâce à cela, nous pouvons changer des vies ».

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En septembre prochain, les décideurs politiques se réuniront à New York pour discuter de la crise mondiale des réfugiés. Demandez-leur de donner une éducation de qualité à tous les enfants réfugiés.

Récit et images de Harriet Constable. Adapté de l’anglais par Lucile Quatreboeufs, assistante Campagnes chez ONE France. 

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