Comment le Partenariat pour un Gouvernement ouvert peut contribuer à éradiquer l’extrême pauvreté
Transparence

Comment le Partenariat pour un Gouvernement ouvert peut contribuer à éradiquer l’extrême pauvreté

Rejoindre ONE

Rejoignez le combat contre l'extrême pauvreté

Saviez-vous que plus de mille milliards de dollars s’échappent chaque année des pays en développement à cause de la corruption, du blanchiment d’argent et de la fraude fiscale ? Les Panama papers en sont la preuve : l’actuel système financier mondial permet la conduite de telles pratiques. Une situation qui ne fait qu’aggraver la détresse de millions de personnes vivant dans l’extrême pauvreté, privées de ces recettes qui pourraient servir à favoriser, entre autres, l’accès à l’éducation, aux soins de santé, et la mise en place de services publics performants.

Il est temps que cela change. Appelons les gouvernements et le secteur privé à prendre des engagements ambitieux en faveur d’une plus grande transparence.

 

blog-ogp

Cette semaine, ONE se joint à plus de 70 représentants gouvernementaux, organisations de la société civile et acteurs du secteur privé à Paris, en France, pour le quatrième Sommet mondial du Partenariat pour un gouvernement ouvert. Ce sommet abordera les thèmes de la lutte contre la corruption, de la transparence, de l’accès à l’information, de la performance des services publics et de la mise en œuvre des principes du gouvernement ouvert.

Les sociétés-écrans, les trusts et autres instruments juridiques de ce type jouent un rôle clé dans le blanchiment d’argent en dissimulant l’identité d’individus corrompus et d’entreprises irresponsables qui se livrent à des activités comme le trafic d’armes et de stupéfiants, la traite d’êtres humains, le détournement de fonds publics et l’évasion fiscale. Rendre publique l’identité des personnes qui se cachent derrière de telles pratiques – les bénéficiaires effectifs –  est un élément clé de la solution.

De la même façon, savoir ce que paie une multinationale à un gouvernement dans chaque pays où elle opère aidera celui-ci à faire appliquer sa législation fiscale et permettra aux citoyens de suivre la trace de cet argent et de demander des comptes à leurs gouvernements. C’est ce qu’on appelle le reporting pays par pays public.

Rendre publique l’identité des bénéficiaires effectifs des sociétés et des trusts et mettre en place un reporting pays par pays public sont des mesures qui sont actuellement discutées au sein de processus législatifs qui pourraient déboucher sur une adoption définitive de ces mesures dans la loi.

L’Union européenne planche actuellement sur une révision de la Directive Anti-Blanchiment, son objectif étant d’améliorer l’efficacité des efforts européens dans la lutte contre le blanchiment et le financement d’activités terroristes.

La directive comptable de l’UE doit imposer à toutes les entreprises européennes de communiquer publiquement des informations financières et fiscales de base sur leurs activités, aussi bien en Europe que dans le monde entier, pays par pays, pour gagner un jour la guerre contre l’évasion fiscale.

ONE participera au Sommet pour insister sur la nécessité de renforcer des mesures de transparence afin de lutter contre l’extrême pauvreté et pour appeler les gouvernements à prendre des engagements ambitieux.

ONE organise une table ronde de haut niveau pendant le Sommet, intitulée « Follow the money : Ending Corporate Secrecy Through Transparency », le 9 décembre à 15h15 au Palais d’Iéna et assurera le suivi des engagements pris par les membres du Partenariat pour un gouvernement ouvert.

Suivez-nous sur Twitter avec #followthemoney pour rester informé pendant le Sommet.

Ce blog a été rédigé par 

Venez discuter

Lignes directrices pour les commentaires

Les billets récents