Combattre la mouche tsétsé

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Au Kenya, la petite mouche tsétsé est un gros problème. Sa piqûre peut transmettre une maladie mortelle, appelée maladie du sommeil pour sa forme humaine, et Nagana pour sa forme animale qui touche le bétail. L’impact économique de la maladie peut également être dévastateur. Cependant, grâce à une expérience financée par l’Union européenne, des éleveurs au Kenya luttent contre la maladie grâce à un collier répulsif révolutionnaire.

Ce nouvel accessoire « à la mode » pour les vaches kényanes participe à sa manière au bien être, à la sécurité alimentaire et à la prospérité générale des éleveurs de bétails en Afrique.  Il a été imaginé et développé par des scientifiques du Centre International de physiologie et d’écologie des insectes (ICIPE). Les répulsifs ont été identifiés en se basant sur les odeurs des animaux que la mouche tsétsé évite généralement. Le projet de 2 millions d’euros se déroule jusqu’en juin 2013.

Le coordinateur du projet, le professeur Rajinder Saini, affirme que le projet a réduit l’impact de la maladie de plus de 90% pendant la période test. La grande majorité des éleveurs participants signalent qu’ils peuvent maintenant mettre leurs animaux en pâturage où ils le souhaitent, y compris dans des espaces envahis par la mouche tsétsé.

Grâce à ces plus larges espaces de pâturage, le poids des animaux porteurs de colliers a augmenté de manière significative, ce qui permet ensuite de les vendre à un prix plus élevé. La production laitière a également augmenté.

L’effet économique est important. « Avant que l’ICIPE ne vienne avec ces colliers, le prix de vente  [du bétail] était entre 91 et 110 € par tête. Avec les colliers et la hausse du poids qui a suivi, nous pouvons aujourd’hui vendre les animaux à plus de 322€ » affirme Sabina Tsehlo, un des bénéficiaires du projet qui habite Mkongani, sur la côte kenyane.

« Avant d’utiliser les colliers, je récupérai 1,5 litres de lait par jour, maintenant j’en ai 3 litres. Nous pouvons enfin commencer à utiliser des animaux de meilleure race », ajoute Mary Ben Nzazi de Mangawani.

 

Suleiman Shee, également de Mangawani, affirme que « grâce aux colliers, je peux emmener paitre mes vaches tôt le matin, et tard le soir, sans être dérangé par les mouches, qui sont plus actives à ces périodes. Le poids de mes animaux augmente également et nous pouvons gagner plus d’argent en les vendant ».

A Zunguluka, les fermiers constatent également les bénéfices de ce projet de l’UE contre la mouche tsétsé.

Mohammed Sheria affime ainsi avec fierté : « Avant l’utilisation des colliers répulsifs de l’ICIPE, je devais payer plus de 275€ pour labourer mes 20 acres de terrain. Maintenant, je peux utiliser mes taureaux protégés et c’est gratuit ».


« Auparavant, mes taureaux labouraient 1 acre par jour, maintenant ils peuvent faire jusqu’à 3 acres par jour », a ajouté Mwalimu M. Sheria.

Le développement de la technologie des répulsifs contre la mouche tsétsé pourraient ainsi permettre une contribution significative afin d’améliorer la sécurité alimentaire en Afrique.

Selon le professeur Saini, « l’amélioration de la santé et de la productivité du bétail peut permettre à ces fermiers de se sortir de la trappe à pauvreté ».

 

Suite à aux résultats fructueux de ce projet, le professeur Saini et son équipe espère pouvoir continuer à optimiser le collier et développer la taille du projet, afin que plus de fermiers au Kenya et dans d’autres pays affectés par les mouches tsétsés puisse avoir accès à cette technologie. Ils espèrent pouvoir produire en série ces colliers testés au Kenya qui ne sont pas en métal, ne coûtent pas cher et sont simples d’utilisation par les éleveurs. Par ailleurs l’ICIPE souhaite également étudier la possibilité d’adapter les colliers répulsifs pour protéger les êtres humains.

A propos d’ICIPE

Le Centre International de physiologie et d’écologie des insectes (ICIPE) est un institut international de recherches basé à Nairobi, au Kenya. Sa mission est de lutter contre la pauvreté, d’améliorer la sécurité alimentaire et la situation sanitaire des populations vivant dans les pays du Sud, en créant et développant des outils et des stratégies pour contrôler les arthropodes nuisibles et ceux qui sont utiles, le tout en préservant les ressources naturelles. Ils se basent pour cela sur la recherche et le renforcement des capacités des populations.

Pour en savoir plus sur ICIPE, visitez leur site internet  :  http://www.icipe.org (en anglais)

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