Cali, Tryo et Jacky Ido – Les grands témoins de l’efficacité de l’aide !

Cali, Tryo et Jacky Ido – Les grands témoins de l’efficacité de l’aide !

Cali, le groupe Tryo et Jacky Ido sont des soutiens fidèles et inconditionnels de ONE en France. Depuis quelques temps déjà, ils se mobilisent à nos côtés pour relayer nos actions en faveur de la lutte contre l’extrême pauvreté et les inégalités.

Dans le cadre de leur engagement aux côtes de ONE, Cali, Jacky Ido et Christophe Mali de Tryo ont accepté de nous accompagner au Sénégal en vue de constater, par eux-mêmes, ces progrès dont nous vous parlons si souvent, accomplis grâce notamment à l’aide de la France aux pays en développement.

Au cours de ce voyage de trois jours, nos soutiens ont ainsi pu visiter plusieurs projets de développement dans différents domaines tels que la santé, l’agriculture ou les nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Nous avons entamé la première journée par une visite de l’Institut Pasteur de Dakar, reconnu dans le monde pour avoir découvert et développé le premier vaccin contre la fièvre jaune, une maladie qui tue 30 000 personnes chaque année !

L’occasion pour notre délégation d’en apprendre davantage sur les causes de cette maladie, sa portée en Afrique ainsi que son traitement. En effet, la fièvre jaune en Afrique est un problème de santé publique. 32 pays du continent sont à risque, exposant ainsi 600 millions de personnes. Par ailleurs, beaucoup de personnes sont toujours non immunisées.  Le vaccin contre cette maladie est un moyen efficace et peu cher qui permet de sauver des milliers de vies. Lors de cette visite, notre délégation a également pu visiter – de loin rassurez-vous – l’unité de production du vaccin contre la fièvre jaune.  L’efficacité et l’innocuité de ce dernier, progressivement améliorées, en font aujourd’hui un des meilleurs vaccins viraux au monde.

« Cette visite m’a physiquement touché. C’est dingue de pouvoir assister à la production de ces vaccins. Tu te dis que tu assistes à l’élaboration de quelque chose qui demain sauvera une vie ! », nous a confié Cali.

L’après-midi de cette première journée était dédiée aux nouvelles technologies. Notre délégation a été reçue par les équipes de l’incubateur Croissance des technologies de l’information et de la communication (CTIC) à Dakar. Une organisation à but non-lucratif dont l’objectif est de structurer, d’accompagner et de pérenniser les meilleurs start-ups sénégalaises dans ce domaine. Lancé en avril 2001, et fonctionnant sur le modèle d’une pépinière, l’incubateur CTIC accueille dans ses locaux une trentaine de projets innovants chaque année. Il leur propose notamment un coaching et une formation personnalisée. Le Centre et ses projets sont financés grâce aux subventions entre autres de la Open Society Initiative For West Africa, the International Finance Cooperation (une branche de la Banque mondiale), la France et l’Allemagne.

Nous avons pu rencontrer de nombreux entrepreneurs dont le responsable de la plateforme Mlouma, une entreprise sociale qui fonctionne sur le modèle d’une bourse agricole en ligne : cette plateforme virtuelle met les agriculteurs et les acheteurs potentiels en contact (par appel téléphonique, SMS, sur le site web ou via un call-center), et actualise les informations du marché en temps réel. Il s’agit d’un projet innovant qui figure parmi les 21 lauréats en Afrique du concours « 100 innovations pour un développement durable », organisé fin 2013 par le Ministère des Affaires étrangères français et l’Agence française de développement (AFD). Lancé en 2012/2013, ce projet est aujourd’hui financé sur fonds propres, subventions et financements remportés lors de différents concours.

« C’est extraordinaire de rencontrer ces jeunes entrepreneurs à la tête de start ups sénégalaises. Visiter ce projet permet de sortir de cette image d’épinal de l’Afrique qu’on nous montre bien trop souvent.  C’est important de visiter des projets concentrés sur l’Afrique rurale d’une part mais aussi des projets à la pointe pour montrer l’Afrique urbaine. C’est une bonne façon de rétablir l’équilibre et de voir que les aides et les subventions sont aussi investies de façon équilibrée et intelligente », a souligné Jacky Ido.  Et d’ajouter « Il y a vraiment quelques idées excellentes que je leur piquerais bien d’ailleurs (rires). »

Notre deuxième journée de visite était sous le signe de la santé.

Nous nous sommes rendus dès l’aube au Centre de santé de Thiès, à 60 km de Dakar.

Regroupés sous une véranda, des centaines de femmes et leurs bébés attendaient pour un suivi nutritionnel ainsi qu’une séance de vaccination. Une « causerie » sur la santé maternelle et infantile était également au programme de cette matinée.

Moustapha Diop, le médecin-chef du Centre, nous a expliqué que grâce à la mise en place d’un programme national de couverture maladie universelle en 2013 au Sénégal, les soins de santé pour les enfants de moins de 5 ans étaient gratuits. Dès lors, de plus en plus de mamans assistent à ces séances de suivi car l’argent n’est plus un problème. En conséquence, la mortalité infantile a considérablement baissée.

« C’est un moment extrêmement émouvant », selon Christophe Mali de Tryo. « Ces centaines de mamans réunies sous cette véranda avec leurs bébés dans les bras… Il est difficile de croire qu’une telle scène n’existait pas il y a 20 ans. Je suis ravi de constater que grâce aux contributions des donateurs, dont celle de la France, à l’Alliance Gavi, ainsi que les efforts mis en œuvre par les acteurs nationaux, ces enfants de moins de 5 ans bénéficient d’un suivi et des programmes de vaccination leur permettant de rester en bonne santé. Et la mortalité infantile a largement diminué. »

 

Direction Khombole, un village de l’est de Dakar. Nous sommes attendus par les membres de l’Association rurale de lutte contre le sida (ARLS). Cette association est composée à 98% de femmes très dynamiques qui ont notamment gagné le prix du groupe le plus engagé dans la lutte contre le VIH.

« Nous avons d’abord lancé l’association avec nos propres moyens”, en 1992, explique Madame Marième Kaïré, présidente de l’association. « Nous bénéficions aujourd’hui du soutien financier de l’Alliance nationale contre le sida (ANCS), récipiendaire principal du Fonds Mondial  de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose (dont la France est le second plus grand contributeur) », poursuit-elle. « Prévention, soutien aux personnes vivant avec le VIH et aussi les personnes qui veulent faire le test, conseil et appui des familles des personnes vivant avec le VIH, formations, etc., telles sont les missions de notre association », explique Madame Kaïré.

Grâce au soutien de l’ANCS, cette association a réussi, au cours des 22 dernières années, à fédérer 140 groupements féminins qui touchent aujourd’hui 17 collectivités locales.

 

Il est 13h30 et nous sommes attendus par les 450 habitants de Keur Matabara, hameau situé à l’ouest du Sénégal.

C’est Monsieur Diop qui nous y conduit. Il est président de l’association islamique Sopey Mohamed qu’il a crée en 2000, après avoir perdu sa fille de 12 ans du paludisme. « Notre association lutte contre le paludisme à travers notamment des actions de sensibilisation. Notre zone d’intervention couvre 158 km2 pour la communauté rurale de Thiénaba, en plus de l’enrôlement d’autres localités situées hors de Thiénaba soit, au total, 73 villages », explique t-il.

Arrivés au village, il nous dirige vers une grande bâche installée pour l’occasion devant la maison de Mamadou Ba.

Monsieur Diop nous explique que Mamadou est membre de son association depuis quelques temps. Il était très actif et par conséquent, il a été choisi par le chef du village pour bénéficier d’une formation initiée par le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) en vue de la prise en charge à domicile des cas de paludisme dans les villages reculés du pays. Il est aujourd’hui « dispensateur de soin à domicile » que tout le monde appelle DSDOM.

Registre à la main, Monsieur Ba dit avoir reçu en consultation 18 personnes au cours du mois dernier pour des cas de paludisme et d’infections respiratoires. “ZERO décès”, nous dit-il fièrement.

 

Grâce à Monsieur Ba, mon enfant a été sauvé du palu. J’en ai perdu un à cause de cette maladie. Monsieur Ba a sauvé l’autre”, témoigne Yacine Guèye, l’une des habitantes du village.

Depuis la mise en œuvre du projet de prise en charge à domicile par le PNLP qui bénéficie également du soutien du Fonds Mondial, le village ne compte plus aucun cas de mortalité dû au paludisme.

« Je suis extrêmement touché par ces témoignages qui sont la preuve qu’éradiquer le paludisme est aujourd’hui possible. Prendre en main son destin et celui des enfants est vital », souligne Christophe Mali.

Notre longue journée s’achève par une danse folklorique avec les villageois : http://www.youtube.com/watch?v=AeV_VwjNejc

Après la santé et les nouvelles technologies, place à l’agriculture. Notre dernière visite a lieu au Centre sectoriel de formation professionnelle aux métiers des industries agro-alimentaires (CSFP IAA).

Ce dernier est le résultat d’un partenariat public/privé, entre les organisations professionnelles du Syndicat professionnel des industries du Sénégal et le Conseil National des Employeurs du Sénégal, et qui entre dans le cadre de la coopération franco-sénégalaise. Il est financé en partie par l’Agence française du développement (AFD) et ses formations sont validées par le Ministère de l’Education sénégalais. Il a pour objectif de participer à l’amélioration de la compétitivité des entreprises du secteur agro-alimentaire et des secteurs connexes (emballage, plasturgie, industrie pharmaceutique, etc.) par une meilleure qualification des ressources humaines.

Moustapha Loum, le directeur du Centre, nous fait une visite guidée du Centre et de sa plateforme impressionnante : salle de conditionnement, salle de découpe de viande et carcasse, salle de conduite des systèmes automatisés… bref, tout est réuni pour former les jeunes sénégalais aux métiers de l’industrie agro-alimentaire.

La première promotion d’élèves a complété la formation en novembre dernier. « 70% de nos élèves diplômés en 2013 ont aujourd’hui un emploi » nous dit Monsieur Loum. Un beau succès quand on sait que 48 % des Sénégalais, surtout des jeunes, sont sans emploi !

 

Trois jours remplis de rencontres impressionnantes, d’expériences étonnantes et de témoignages poignants. A la fin du séjour, Cali, Jacky Ido et Christophe Mali repartent avec une certitude : l’extrême pauvreté n’est pas une fatalité, les progrès sont réels et visibles, mais il ne faut pas s’arrêter là. Dans le combat contre ce fléau, on ne peut pas ralentir les efforts. En tant que grand donateur, la France doit assumer pleinement son rôle et continuer à soutenir les efforts de personnes telles que Monsieur Diop, Madame Kïaré ou Monsieur Loum.

Rendez-vous demain sur one.org pour rappeler à la France de redoubler d’efforts pour en finir avec l’extrême pauvreté.

 

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