Aide au développement : la France doit tenir ses engagements !
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Aide au développement : la France doit tenir ses engagements !

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La France s’est engagée il y a plus de 50 ans déjà à allouer 0,7% de sa richesse nationale brut à l’aide publique au développement. Cependant, aujourd’hui, elle en est encore loin, puisque elle stagne à 0,37% en 2015.

L’aide au développement, c’est quoi ?

L’aide publique au développement, telle que définie par l’OCDE, est constituée de l’ensemble des financements, sous forme de dons ou de prêts, que les États versent au pays pauvres ou dits « en développement » afin de les aider à se développer économiquement et à améliorer le niveau de vie de leur population. Cette aide peut être soit directement transférée d’un pays à l’autre, soit versée à travers les institutions internationales telles que la Banque mondiale ou l’Union européenne.

L’aide au développement permet aux pays pauvres de financer les services publics essentiels à la population tels que les centres de soins et les écoles, ainsi que de lutter contre l’extrême pauvreté, les inégalités et de renforcer la gouvernance, les services régaliens et la société civile.

La France doit tenir sa promesse !

En effet, d’autres pays respectent aujourd’hui leur engagement, ce qui montre qu’il est possible de l’atteindre ! C’est le cas par exemple de la Suède, du Royaume-Uni, du Luxembourg, de la Norvège et du Danemark.

La France, elle, est à contre-courant. Elle a perdu en 2015, sous le mandat de François Hollande, sa place de 4ème donateur mondial au profit du Japon. Cela faisait plus de 10 ans qu’elle occupait cette place derrière les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Allemagne. En cause, une baisse de l’aide au développement française de façon continue depuis le début du mandat de François Hollande, passant de 0,46% en 2011 à 0,37% en 2015. En comparaison, le Royaume-Uni a atteint l’objectif international des 0,7% depuis 2013 et l’a même inscrit dans la loi en mars 2015.

Le prochain mandat doit donc être l’opportunité pour la France de tenir enfin cette promesse et reprendre son rang au niveau international. Ainsi, la France devrait allouer 0,7% de sa richesse nationale à l’aide au développement d’ici à 2022. Pour cela, elle devrait augmenter ce budget dès 2018 et engager une trajectoire régulière et crédible vers cet objectif.

Pour atteindre cet objectif, la France devrait notamment augmenter le budget de la « mission aide publique au développement » en multipliant par 2,5 son financement d’ici à 2022, afin de s’assurer qu’il y a suffisamment de fonds sous forme de dons pour les pays les plus pauvres et les plus vulnérables et pour les secteurs sociaux essentiels comme la santé et l’éducation.

Elle devrait aussi allouer 100% de la taxe sur les transactions financières (TTF) au développement. Cette taxe a été mise en place en France en 2012. A hauteur de 0,03%, elle représente une contribution minime pour le secteur financier, mais peut jouer un rôle déterminant pour le financement du développement. En 2017, seulement 50% des revenus de cette taxe sont alloués au développement.

Tenir l’engagement d’allouer 0,7% de la richesse nationale à la lutte contre l’extrême pauvreté est une question de volonté politique. Le futur Président de la République doit faire ce choix. Interpellez dès maintenant les candidats sur capoupascap.one.org !

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