9 lois sexistes dans le monde et les combats pour y mettre fin
Les femmes et les filles

9 lois sexistes dans le monde et les combats pour y mettre fin

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Nous sommes le 9 mars, et le combat pour défendre et faire avancer les droits des femmes et des filles ne s’arrête pas.

Aujourd’hui, de trop nombreuses lois sexistes et discriminatoires perdurent mettant à mal les droits des femmes et les filles qui vivent notamment dans les pays les plus reculés de la planète.

Voici une liste non exhaustive de ces lois scandaleuses (basée sur une rapport de Equality Now).

1. Les femmes peuvent être kidnappées

A Malte, un homme peut voir sa peine de prison pour kidnapping réduite s’il a l’intention de se marier avec sa victime. Si l’homme se marie avec sa victime après l’avoir enlevée, il sera exempté de toutes poursuites et sanctions. Tandis que Malte continue d’appliquer des lois qui protègent les ravisseurs, d’autres pays ont commencé à revoir leurs lois. C’est le cas du Liban et de la Tunisie qui ont remédié à cette faille du système judiciaire en 2017 en abolissant la loi.

 

2. Les femmes reçoivent un héritage moindre par rapport à leurs frères

L’héritage peut avoir un énorme impact sur la sécurité financière des femmes dans le monde. Malheureusement, plusieurs pays limitent le montant de l’héritage qu’une femme peut recevoir. En Tunisie et certains autres pays, une femme ne peut hériter que de la moitié de ce que son frère reçoit. Le président Beji Caid Essebsi a demandé à mettre fin à cette loi. Ce n’est pas encore le cas officiellement, mais c’est un premier pas encourageant de la part du président Essebsi qui pourrait permettre de mettre les femmes sur le même pied d’égalité que les hommes dans le futur.

 

3. Les hommes sont rarement punis pour les « crimes d’honneur »

En Egypte et en Syrie par exemple, les hommes sont condamnés à une peine moins importante pour le meurtre d’une femme si cette dernière est prise en flagrant délit d’adultère. Dans ces deux pays, des activistes travaillent pour abolir ces lois. L’Association pour l’aide légale aux femmes a envoyé à l’ONU une déclaration écrite détaillant les horreurs de ces crimes d’honneur et présentant le travail mené pour y mettre fin. En Syrie, Samar Yazbek a fondé Women Now for Development, une organisation qui s’attaque aux problèmes liés aux inégalités de genre, y compris les crimes d’honneur, dans l’espoir de créer une société syrienne post-conflit juste et égalitaire.

 

4. Le témoignage d’une femme vaut moitié moins que celui d’un homme

Dans les cas d’adultère, l’Iran considère que le témoignage d’une femme vaut moitié moins que celui d’un homme. Aussi, dans ce pays, les femmes cherchent à utiliser leur pouvoir politique pour changer ces lois. Lors de la dernière élection présidentielle en mai 2017, plus de 180 activistes qui se battent pour le respect des droits des femmes ont signé une déclaration présentant leurs demandes au prochain Président. Leurs demandes incluaient l’égalité dans la participation à la vie politique et la fin de toute discrimination fondée sur le sexe.

 

5. Les maris ont plus de droits que leurs femmes

Les discriminations de genre ne se limitent pas à la société en général, mais prennent également place au sein du foyer. Au Mali, le mari est considéré comme le chef de famille, et sa femme doit lui obéir. Toutefois, Nana Alassane Toure, une de jeunes Ambassadrices de ONE au Mali travaille sans relâche pour changer ces normes sociales discriminatoires en faisant campagne pour l’accès à l’éducation. Lors de la conférence des donateurs du Partenariat mondial pour l’éducation à Dakar en février, Nana, aux côtés d’autres jeunes activistes de ONE, a présenté une déclaration sur l’importance de l’éducation comme levier d’autonomisation des femmes à des représentants gouvernementaux.

 

6. Les hommes peuvent choisir le travail de leurs femmes

Dans 18 pays, les femmes ne peuvent pas avoir un emploi sans la permission de leur mari. Au Cameroun, la loi permet à un mari d’interdire à sa femme d’exercer certains métiers s’il a l’impression que ceux-ci sont dommageables pour sa famille. Fidele Djebba, une activiste locale a pris de grands risques pour lutter contre ces pratiques. Elle a mené campagne pour promouvoir l’émancipation économique des jeunes, et en particulier des filles. Pour ses efforts, elle a reçu le prix de la « Femme de courage » camerounienne en 2017 à l’ambassade de Yaoundé.

 

7. Les femmes victimes de violences conjugales ne sont pas protégées par la loi

Les violences conjugales ont causé et continuent de causer d’immenses souffrances aux femmes. 46 pays n’ont pas de lois pour protéger les femmes de ces abus. En Egypte, de nombreuses organisations de défense des droits des femmes soutiennent une loi pour lutter contre les violences conjugales et toutes les autres formes de violences faites aux femmes.

 

8. Les femmes ne peuvent pas effectuer un travail physique

En Russie, 456 professions sont interdites aux femmes, sauf si un comité spécial considère que les conditions assurent la sûreté des femmes. Une jeune femme de 31 ans, Svetlana Medvedeva, s’est ainsi vue refuser le travail de ses rêves – être capitaine d’une société de transport maritime – à cause de cette loi. Après une bataille judiciaire de 5 ans, une cour de justice de Samaran a statué qu’il s’agissait d’une pratique discriminante. Bien que la société de transport maritime ne soit toujours pas tenue par la loi de l’engager, les avocats de Svetlana Medvedeva étaient d’accord pour dire que cette décision de justice constituait un précédent légal pour d’autres travailleuses dans le futur.

 

9. Les femmes ne peuvent pas transmettre la citoyenneté à leurs enfants de la même manière que les hommes

Dans au moins 22 pays, les mères n’ont pas le droit de transmettre la citoyenneté à leurs enfants aussi facilement que les pères. Toutefois, l’année dernière, Deepti Gurung, une citoyenne népalaise mère de deux enfants, a remporté une grande victoire contre cette pratique abusive. Après un bras de fer contre la Cour Suprême du Népal, elle a obtenu le droit pour ses enfants, jusqu’alors apatrides, d’avoir la nationalité népalaise.

 

Mais cette situation n’est pas une fatalité. Nous avons ici l’exemple de milliers de femmes qui se mobilisent au quotidien pour demander le changement dans nos sociétés et exiger des réformes. Et nous les soutenons.

Aidez-nous à protéger les droits des femmes et des filles partout dans le monde ! Signez notre lettre ouverte adressée aux dirigeants mondiaux.

 

 

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