VIH/sida

Nous sommes à un moment crucial dans la lutte contre le VIH/sida. Aujourd’hui 17 millions de personnes bénéficient de traitements antirétroviraux qui leur sauvent la vie, contre seulement 770 000 en 2000.

Le Défi

Depuis la découverte du VIH/sida il y a plus de 30 ans, la maladie a ôté la vie à 35 millions de personnes dans le monde. Rien qu’en 2015, le sida a fait 1,1 million de morts, dont 800 000 en Afrique subsaharienne. Malgré la disponibilité de traitements antirétroviraux qui pourraient leur sauver la vie, plusieurs millions de personnes n’y ont toujours pas accès. Seuls 46 % des personnes atteintes du sida sont sous traitement.

Parce que ce sont le plus souvent des personnes dans les années les plus actives de leur vie (15-49 ans) qui sont infectées par le VIH/sida, la maladie met aussi en péril la progression du développement de nombreux pays à faible revenu, notamment en Afrique subsaharienne. En 2015, l’ONUSIDA a établi que la maladie avait déjà rendu orphelins 13,4 millions d’enfants à travers le monde. Alors que des traitements existent, cette situation est inacceptable. Au sein de ces pays, le virus se concentre de plus en plus au sein des populations à risque – parmi lesquelles les hommes qui ont des rapports sexuels entre eux, les travailleuses du sexe, les consommateurs de drogues injectables et les adolescentes. Dans de nombreux pays, il est plus de plus en plus difficile d’aider ces populations à cause des politiques et des législations en vigueur.

En 2016, les dirigeants mondiaux se sont engagés à mettre fin à l’épidémie du sida d’ici 2030 et se sont dotés d’un mandat à l’échelle mondiale pour accélérer la riposte contre le sida d’ici à 2020. Cependant, nous sommes encore loin d’atteindre les objectifs établis dans le cadre de la riposte accélérée qui visent, d’ici à 2020, à réduire le nombre de nouvelles infections annuelles dues au VIH dans le monde à moins de 500 000, à réduire le nombre de décès annuel dus au sida à moins de 500 000, et à mettre fin à la stigmatisation et la discrimination liée au sida.

L’opportunité

Nous nous trouvons à un moment critique de la lutte contre le VIH/sida. Le monde, a fait d’incroyables progrès pour comprendre, prévenir et soigner cette maladie. Les avancées ont été particulièrement rapides ces dix dernières années. Depuis 2000, les nouvelles infections au VIH ont baissé de 34%, les infections parmi les enfants ayant diminué de 69%. Le nombre de décès liés au SIDA ont aussi baissé de 45% depuis leur pic en 2004. Le nombre de personnes mises sous traitement n’a jamais dépassé le nombre de personnes récemment infectées par le VIH, mais nous nous en approchons. En 2015, les nouvelles infections (2,1 millions) ont à peine surpassé le nombre de nouvelles personnes bénéficiant d’un traitement (2 millions).

Malgré les progrès accomplis dans l’accès au traitement antirétroviral (avec plus de 17 millions de bénéficiaires en 2015, contre 770 000 en 2000), il est essentiel d’accélérer les initiatives de prévention, en utilisant plus efficacement les nouveaux outils et ceux qui existent déjà. Il est désormais possible d’empêcher la transmission du VIH d’une mère à son enfant dans 95 % des cas, voire plus. De nouvelles recherches ont en outre permis des bonds spectaculaires dans deux domaines de connaissance de la maladie : l’impact des traitements en matière de prévention et le rôle de la circoncision masculine dans les stratégies de prévention. Les tests cliniques ont démontré que le traitement faisait office de prévention, réduisant jusqu’à 96 % la probabilité pour un individu séropositif de transmettre le VIH. Un autre outil puissant, la circoncision masculine médicale volontaire, s’est avéré capable de réduire la probabilité d’infection des hommes par le VIH jusqu’à 60 %.

En 2015, les financements mondiaux pour la lutte contre le VIH et le Sida ont atteint 19 milliards de dollars (17 milliards d’euros), tombant sous la barre historique des 20,2 milliards de dollars dépensés en 2014. Les pays à faible et moyen revenu sont les principaux financeurs de la lutte contre le VIH et le Sida, représentant 60% des financements mondiaux en 2015 (11,5 milliards de dollars), alors que l’aide internationale représentait 40% (7,5 milliards de dollars) en 2015. Pour la première fois en cinq ans, les financements octroyés par les gouvernements donateurs pour la lutte contre le VIH ont baissé. Pourtant, 7 milliards de dollars de financement supplémentaires sont encore nécessaires pour atteindre les 26,2 milliards qui, selon les estimations de l’ONUSIDA, doivent être mobilisés chaque année d’ici 2020 pour mettre fin au sida en tant que menace mondiale pour la santé publique d’ici 2030.

Ces ressources ont transité via les gouvernements, et des programmes tels que le Fonds mondial de lutte contre le sida et le Plan d’urgence du Président des États-Unis pour la lutte contre le sida (PEPFAR). Ils ont permis de sauver des millions de vies et de casser la courbe ascendante de la pandémie. Depuis 2002, les subventions du Fonds mondial ont soutenu le traitement de 9,2 millions de personnes contre le VIH, et ont rendu possibles 509 millions de séances de conseils et de dépistage du VIH. En septembre 2015, le PEPFAR fournit un traitement à 9,5 millions de personnes, dont une assistance directe à 5,7 millions de personnes, ainsi qu’une aide technique, indirecte mais essentielle, à 3,8 millions de personnes. Rien qu’en 2015, le PEPFAR a permis à près de 82,9 millions de personnes de bénéficier de dépistages et de conseils.

Nous devons intensifier nos progrès au niveau mondial, surtout parmi les populations les plus marginalisées et les plus difficiles à atteindre. Nous devons poursuivre la tâche que nous avons entamée : la quasi élimination de la transmission mère-enfant, l’intensification du traitement antirétroviral et le déploiement de stratégies de prévention plus avisées. Pour être effectifs, ces objectifs ne peuvent être réalisés indépendamment les uns des autres, ou demeurer la seule responsabilité d’un petit nombre de pays donateurs. C’est uniquement grâce à la collaboration de tous les acteurs concernés, les donateurs, les gouvernements africains, les organisations internationales et le secteur privé, que le début de la fin du sida pourra devenir une réalité.

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