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Tout ce que vous ignorez sur le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme

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Le VIH/SIDA, la tuberculose (TB) et le paludisme ne causent pas seulement des maladies et des décès dans le monde entier, ils ont un effet néfaste sur la productivité dans les pays et communautés concernés, en y augmentant notamment le risque de pauvreté. La perte de revenu et le coût des soins de santé ont des conséquences dramatiques sur les personnes atteintes, de même que sur leurs proches et leur communauté.

Voici ce qu’il faut savoir sur ces trois maladies :


VIH/SIDA

Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) attaque et détruit les cellules immunitaires de l’organisme, ce qui le rend plus vulnérable aux infections et à d’autres maladies. S’il n’est pas traité, le VIH peut évoluer vers le syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA), qui est l’étape la plus grave de l’infection à VIH. Plutôt que de se manifester sous la forme d’une seule maladie, il s’accompagne de plusieurs symptômes qui s’aggravent à mesure que les cellules CD4 chez la personne atteinte deviennent insuffisantes en nombre, réduisant ainsi considérablement son espérance de vie. Le terme VIH/SIDA est utilisé pour décrire le virus et les symptômes et maladies qui en résultent.

Le VIH se transmet d’une personne à une autre par l’intermédiaire de certains fluides corporels, généralement lors de rapports sexuels ou par l’utilisation de seringues contaminées. Bien qu’il n’existe aucun remède contre le VIH, on peut le contrôler par la thérapie antirétrovirale (ART). Lorsqu’administré correctement tous les jours, ce traitement peut considérablement augmenter l’espérance de vie de la personne atteinte et diminuer les risques de transmission du virus.

Les préservatifs, la prophylaxie pré-exposition (PrEP) et la circoncision médicale masculine volontaire sont des méthodes très efficaces qui peuvent réduire le risque d’infection à VIH. Des interventions telles que l’élargissement des programmes d’éducation en matière de santé sexuelle et reproductive et d’échange de seringues peuvent conduire à des changements comportementaux pouvant également réduire la propagation du VIH.

La prévention de la propagation du VIH est cruciale : 1,8 million de personnes ont été infectées par le VIH rien que l’année dernière. En raison de l’absence de traitement, 940 000 personnes sont mortes de causes liées au sida.

PALUDISME

Le paludisme est une maladie tropicale causée par des parasites et transmise par la piqûre d’un moustique infecté. Alors que les taux de mortalité dus au paludisme dans le monde ont chuté de 60 % depuis 2000, la maladie est à nouveau en hausse : une augmentation de 3,5 millions de cas a été recensée en 2017. Les enfants de moins de 5 ans représentent les deux tiers de tous les décès dus au paludisme.

Des mesures de lutte comme la pulvérisation d’insecticide, les moustiquaires imprégnées d’insecticide et les médicaments antipaludiques ont permis de réduire le nombre de cas de paludisme et de décès. Mais la résistance aux insecticides et aux médicaments demeure une menace croissante à mesure que ces interventions continuent de s’intensifier.

TUBERCULOSE

La tuberculose est la première cause de mortalité par maladies infectieuses dans le monde. Cette affection qui a tué 1,6 million de personnes en 2017, dont 300 000 personnes séropositives, se transmet d’une personne à une autre par les voies aériennes. Un cas classique de transmission est lorsqu’une personne atteinte de tuberculose tousse ou éternue à proximité d’autres personnes.

La tuberculose touche plus de 10 millions de personnes chaque année. Comme elle peut être difficile à détecter, un grand nombre de personnes, environ 36 % des personnes atteintes de tuberculose active, ne sont pas diagnostiquées ou traitées et sont donc contagieuses.

De surcroît, la résistance aux antibiotiques rend l’ennemi mortel, encore plus dangereux. La tuberculose multirésistante (TB-MR) demeure une crise de santé publique et une menace pour la sécurité sanitaire. L’an dernier, 558 000 nouveaux cas de résistance au médicament de première intention le plus efficace ont été recensés. Par conséquent, seulement 55 % des personnes atteintes de TB-MR sont traitées avec succès.

Mais il y a une bonne nouvelle : la plupart des cas de tuberculose peuvent être guéris si les patients suivent et complètent un régime médicamenteux d’une durée de 6-9 mois. Il est crucial que ce régime soit suivi à la lettre et qu’il soit entièrement complété afin d’éviter toute résistance aux médicaments et toute réinfection.

LE FONDS MONDIAL

Le Fonds mondial est un partenariat novateur entre les gouvernements, les entreprises et les organismes de santé, conçu pour accélérer la lutte contre ces trois maladies. Il consiste à faire des investissements ciblés dans le monde entier pour promouvoir le traitement et la prévention du sida, de la tuberculose et du paludisme.

Grâce au soutien et aux investissements du Fonds mondial, le nombre de personnes qui meurent de ces maladies a diminué d’un tiers depuis sa création, en 2002.

En octobre, le Fonds mondial tiendra sa sixième reconstitution des ressources. Dans ce contexte, les dirigeants mondiaux et les investisseurs privés sont invités à s’unir et à contribuer à sauver 16 millions de vies entre 2021 et 2023 en atteignant un objectif de reconstitution de 14 milliards USD.

Cet investissement représente l’ambition audacieuse dont le monde a besoin pour stopper la propagation de ces maladies. C’est pourquoi les dirigeants mondiaux sont appelés à accentuer leur mobilisation en finançant intégralement les ressources du Fonds mondial (#StepUpTheFight).

Ajoutez votre nom maintenant pour faire savoir aux dirigeants du monde qu’ils doivent appuyer cette initiative audacieuse cette année.

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