Pour l’ASCCA, le renforcement des communautés n’est pas seulement une question de santé
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Pour l’ASCCA, le renforcement des communautés n’est pas seulement une question de santé

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Par Dr Donald Kilby, directeur médical des services de santé de l’Université d’Ottawa et fondateur de l’Alliance de santé communautaire Canada-Afrique (ASCCA)

En 2017, on estime qu’un million d’enfants ont contracté la tuberculose. 230 000 en sont morts, dont certains atteints de tuberculose associée au VIH. En réalité, il est assez courant que des personnes vivant en Afrique subsaharienne soient touchées par ces deux maladies.

Au moment de la fondation de l’Alliance de santé communautaire Canada-Afrique (ASCCA), en 2001, la communauté mondiale de la santé s’intéressait particulièrement à la prévention du VIH et au soutien des personnes vivant avec le VIH/sida en Afrique subsaharienne. Cependant, il devint tout à fait clair que nous devions également nous attaquer à d’autres maladies dans la région, notamment le paludisme et la tuberculose.

L’ASCCA est une petite organisation communautaire fondée sur le principe selon lequel améliorer la santé publique au sein des communautés aide les populations qui y vivent à prospérer économiquement et à réaliser leur plein potentiel.

L’équipe d’ASCCA.

Il est essentiel de comprendre l’interaction entre les maladies et la façon dont les systèmes immunitaires affaiblis par le VIH entraînent des épidémies d’autres maladies infectieuses dans les populations les plus touchées par le virus. La tuberculose en est un exemple classique. Les personnes atteintes de tuberculose, une fois traitées, parviennent à enrayer la maladie tout au long de leur vie afin qu’elle ne devienne plus jamais active. Par contre, chez une personne séropositive ou immunodéficiente pour cause de malnutrition, la tuberculose supprimée est plus susceptible de devenir active.

L’ASCCA, à sa façon, aide à soutenir l’intervention mondiale de lutte contre ces maladies grâce à des missions médicales dans le cadre desquelles des bénévoles canadiens établissent des cliniques temporaires dans des communautés afin d’évaluer et de traiter autant de patients que possible dans un court laps de temps. Nos équipes médicales canadiennes travaillent en étroite collaboration avec les médecins et le personnel infirmier des régions concernées, leur offrant formation et soutien, tout en tirant profit de leur expertise.

Pour l’ASCCA, le renforcement des communautés va au-delà du soutien médical. Dans les faits, nous œuvrons en partenariat avec des organismes communautaires pour aider à ériger les infrastructures et les programmes qui favorisent l’autonomisation des femmes et des filles. Pour le moment, l’ASCCA travaille sur 13 projets en partenariat avec des organisations régionales en Tanzanie, au Bénin, en Ouganda et en République démocratique du Congo.

Nous croyons fermement que le traitement des maladies ne se limite pas qu’au domaine médical, c’est une question de santé publique. Si nous pouvons créer des environnements plus sûrs offrant un accès à l’eau potable, à une alimentation suffisante, à des logis adéquats, à des possibilités d’emploi et à l’éducation, tout en fournissant des soins de santé de base et des outils de prévention, si nous pouvons augmenter le nombre d’enfants fréquentant les écoles, en leur offrant notamment des repas en milieu scolaire, et non seulement construire et fournir des établissements de soins de santé locaux, mais aussi soutenir les initiatives de sensibilisation communautaire, nous pouvons non seulement réduire le fardeau des maladies, mais nous pouvons aussi les prévenir, améliorer la santé des populations et renforcer les communautés.

Les missions médicales de l’ASCCA ne sont qu’un exemple dans la lutte contre la tuberculose. De nombreuses autres organisations communautaires travaillent sur le terrain avec l’appui du Fonds mondial. Mais le travail est loin d’être terminé !

Parlez du Fonds mondial à la ministre du Développement international et expliquez-lui pourquoi nous devons faire un pas de plus dans cette lutte. #AccéléronsLeMouvement! Envoyez une carte postale à la ministre Maryam Monsef !

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