Le meilleur investissement que le Canada puisse faire? Mettre fin au sida, à la TB et au paludisme
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Le meilleur investissement que le Canada puisse faire? Mettre fin au sida, à la TB et au paludisme

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Les moins jeunes d’entre nous se souviennent d’une l’époque où la crise du sida faisait la manchette. Dans certains pays d’Afrique, une génération entière était décimée et des économies s’effondraient à cause des ravages de la maladie.

Pourtant on n’entend plus ce genre de nouvelles. Que s’est-il passé? Les pays riches et pauvres ont fait front commun et ont décidé de lutter contre le sida et deux autres maladies mortelles, soit la tuberculose (TB) et le paludisme. Et les choses ont commencé à aller mieux. Beaucoup mieux. Les décès liés au sida, à la tuberculose et au paludisme ont baissé du tiers.

Une bonne partie de ces résultats impressionants revient à la création d’un des plus importants efforts de collaboration internationale de lutte contre des maladies, soit le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, qui met en commun les ressources des gouvernements et du secteur privé. Le Fonds mondial est devenu le plus important donateur à l’échelle mondiale pour la lutte contre le paludisme et la tuberculose, et le deuxième plus important pour la lutte contre le VIH/sida.

Ces partenaires se réunissent aux trois ans pour déterminer quelle sera leur contribution au Fonds. La dernière réunion en 2016 s’est tenue à Montréal, où le gouvernement Trudeau a fait preuve de leadership, non seulement en promettant 804 M$ CAN (5,5 % de l’objectif global de financement), mais aussi en encourageant les autres gouvernements pour que l’objectif de financement soit atteint. Cette année la rencontre se tient en France en octobre, et en tant qu’hôte précédent, le Canada devrait donner l’exemple et prendre un engagement fort, parce que la lutte n’est pas terminée.

Ça ne fait plus les grands titres, mais le sida n’est pas une chose du passé, c’est une crise en ce moment même. Aujourd’hui seulement, près de 1 000 jeunes femmes contracteront le VIH. À moins d’agir maintenant, nos progrès pour mettre fin au sida et à deux autres des maladies infectieuses les plus mortelles pourraient être stoppés.

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Depuis la mise sur pied du Fonds mondial, d’énormes progrès ont été accomplis pour réduire le nombre de décès causés par ces trois maladies, mais les bonnes nouvelles ne doivent pas donner l’impression que la bataille est gagnée. Atteindre les objectifs de financement du Fonds mondial contribuera à réduire de façon importante les décès du sida d’ici 2030, mais sans financement le taux de mortalité pourrait grimper.

Une des raisons qui explique l’efficacité du Fonds mondial est qu’il mise autant sur la collaboration que sur les dons en argent. Les pays qui reçoivent de l’aide du Fonds sont obligés d’investir eux aussi dans les mêmes programmes, multiplipliant ainsi les ressources disponibles. C’est pourquoi, au cours des dernières années, ces pays ont augmenté leurs investissements en santé de plus de 40%. Tant les donateurs des secteurs public que privé ont reconnu l’efficacité du Fonds. Bill Gates pense que c’est un des meilleurs investissements qu’il ait jamais fait. Et le Canada, qui soutien le Fonds depuis le tout début, y a dirigé la grande majorité de ses ressources attribuées la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme .

Nous ne pouvons tout simplement pas nous asseoir sur nos lauriers, et le temps est venu pour le Canada de signifier clairement son engagement. Nous devrions faire notre juste part, et comme par le passé contribuer à hauteur de 5,5 % à l’objectif de financement. Le Fonds mondial compte recueillir 14 milliards de dollars US cette année, cela veut donc dire un engagement d’un milliard de dollars canadiens sur trois ans. La somme peut paraître énorme, mais elle ne représente que $9 par Canadien par année. Avec cette contribution au Fonds et les ressources domestiques additionelles qui seront mobilisées, le Canada pourrait financer l’équivalent de :

  • Des traitements antirétroviraux pour 1.5 million de personnes porteuses du VIH,
  • 42 millions de moustiquaires pour prévenir le paludisme,
  • Le traitement de plus d’un million de personnes atteintes de tuberculose.

En collaboration avec les autres donateurs et les gouvernements des pays où ces maladies frappent le plus fort, ce financement pourrait contribuer à sauver 16 millions de vies entre 2021 et 2023. C’est plus que la population combinée du Québec, de la Colombie-Britannique, de la Saskatchewan et de la Nouvelle-Écosse.

Des millions de personnes sont à risque, mais si nous sommes suffisamment nombreux à agir, 2019 pourrait être une année charnière dans la lutte au sida, à la tuberculose et au paludisme.

AGISSEZ MAINTENANT. Joignez-vous à la campagne #AccéléronsLeMouvement! Comme nous, demandez à la ministre du Développement international Maryam Monsef de financer le Fonds mondial pour nous permettre de vaincre ces maladies une fois pour toutes.

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