Santé

Les produits d’hygiène féminine seront désormais détaxés en Afrique du Sud

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Il y a de nombreux obstacles à franchir pour les filles qui veulent se scolariser. Les frais de scolarité, les uniformes, la nourriture et l’eau et des conditions sécuritaires de déplacement, tous ces éléments influent sur les possibilités des filles de fréquenter l’école. Mais il y a un autre facteur crucial qu’on oublie souvent : l’accès aux produits d’hygiène féminine.

Les femmes et les filles qui vivent dans la pauvreté ont de la difficulté à se procurer des produits d’hygiène féminine. C’est pourquoi les jeunes filles s’absentent souvent de leurs cours pendant leurs règles. Certaines vont même jusqu’à se constituer des tampons improvisés avec des bouts de guenilles et de vieux journaux ce qui peut compromettre leur santé.

Bien que ce soit toujours une réalité pour bon nombre de filles, l’Afrique du Sud a fait un pas dans la bonne direction. Dans ce qui marque une grosse victoire, le gouvernement n’imposera plus de taxes sur les produits d’hygiène féminine! De plus, les écoles publiques commenceront à fournir gratuitement des serviettes hygiéniques aux étudiantes. Ces deux nouvelles signifient qu’il sera beaucoup plus facile pour les filles et les femmes de se procurer les produits dont elles ont besoin.

Depuis quelques semaines, des militantes avaient attiré l’attention du public sur ce problème. Au début octobre, un groupe d’étudiantes avait demandé le retrait de la taxe. Ces étudiantes avaient alors créé et relayé le mot-clic #BecauseWeBleed, ce qui a eu pour effet de faire connaître leur cause dans les médias sociaux.

Les protestes #BecauseWeBleed en Afrique du Sud. Photo courtoisie de @chloexmaluleke

Les responsables gouvernementaux ont pris bonne note de ce mouvement. Le ministre des Finances, Tito Mboweni, qui a annoncé le retrait de la taxe deux semaines après avoir été nommé à son poste, a dit avoir reçu plus de trois mille messages Twitter en faveur de l’abolition de la taxe.

« L’abolition des taxes sur ces produits bénéficie aux ménages à faible revenu et redonne de la dignité à nos gens » selon le ministre des Finances Tito Mboweni.

L’Afrique du Sud n’est pas le premier État africain à prendre des mesures pour combattre les effets de la pauvreté sur l’hygiène féminine. En 2017, au Botswana et au Kenya , on a commencé à distribuer gratuitement des serviettes hygiéniques aux jeunes filles à l’école. Toutefois, ces produits sont encore taxés dans des pays à travers le monde, dont aux États Unis et au Royaume-Uni.

Bien que ces trois pays aient fait des progrès incroyables, le combat ne s’arrête pas ici. Aucune fille, où qu’elle vive, ne devrait se voir refuser l’accès à l’éducation. Le fait d’offrir des produits d’hygiène féminine abordables est un des nombreux changements qui s’imposent pour que les filles exploitent leur plein potentiel.

Joignez-vous au mouvement de soutien aux filles de partout en signant dès maintenant notre lettre ouverte #PovertyisSexist!

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