L’éducation des jeunes filles leur permet de devenir plus astucieuses, plus indépendantes financièrement… et plus en santé

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Quiz-éclair : Quels sont les avantages d’envoyer les filles à l’école? Vous pourriez répondre qu’elles apprendront à lire, à écrire et à compter. Ce sont là des compétences qui les préparent au marché du travail, à gagner leur vie et à contribuer à l’économie. Et vous pourriez avoir raison, mais ce n’est qu’une partie de la réponse. En plus de parfaire leurs connaissances et leurs compétences, et d’augmenter leurs revenus, l’éducation des jeunes filles peut avoir un impact majeur sur leur santé, celle de leurs enfants et de l’ensemble de la collectivité.

C’est pourquoi les filles et les femmes scolarisées vivent plus longtemps et en meilleure santé. Les femmes qui ont fréquenté l’école ont un meilleur accès aux services de santé, sont plus aptes à prendre des décisions dans leur foyer, et comprennent mieux comment les saines habitudes de vie ont une influence sur elles et leurs enfants. C’est ainsi que de 1970 à 2010, l’éducation des filles a permis de sauver les vies de 130 millions d’adultes et d’enfants.

Écolières à l’école primaire de Sabatta en Éthiopie (Photo: Morgana Wingard/ONE)

D’autre part, les filles non-scolarisées ne manquent pas seulement des occasions de réaliser leur potentiel d’apprentissage et de revenu; elles sont également plus susceptibles de devenir des enfants mariées, plus vulnérables à des maladies comme le VIH et plus susceptibles de mourir jeunes.

Voici quelques raisons pour lesquelles le fait d’avoir plus de filles à l’école améliore leur santé, ainsi que la santé de ceux autour d’elles:

  • Si toutes les jeunes filles d’Afrique subsaharienne terminaient leurs études primaires, la mortalité maternelle chuterait de 70 %, en partie parce que plus les femmes sont scolarisées, moins elles ont d’enfants. Ceci peut s’expliquer en partie par le fait que les femmes plus éduquées ont plus de chances de se trouver un emploi, et comme leurs revenus et leur niveau de vie augmentent, elles peuvent se permettre de meilleurs soins de santé.
  • En Afrique subsaharienne, si le taux de mortalité infantile chutait jusqu’au niveau actuel pour les enfants nés de mères qui ont terminé leurs études secondaires, on pourrait chaque année sauver la vie de 1,2 million d’enfants de moins de cinq ans. Les femmes plus scolarisées connaissent mieux des choses comme la vaccination, la nutrition et les soins prénatals. Ces éléments sont critiques pour s’attaquer aux causes de mortalité des enfants de moins de cinq ans comme la pneumonie et la diarrhée.
  • Les femmes plus scolarisées sont plus susceptibles de connaître le VIH et les façons de s’en protéger. Au Nigeria, par exemple, une étude a permis de constater que 65 % des femmes ayant terminé des études de niveau secondaire savaient qu’il est possible de réduire le risque de contracter le VIH grâce à des méthodes de prévention; cette proportion chutait à 38 % chez les femmes non scolarisées. Ce constat est d’une importance cruciale pour les adolescentes et les jeunes femmes des pays le plus durement frappés par l’épidémie qui sont plus vulnérables au VIH que les garçons du même âge. L’Afrique subsaharienne est un exemple typique du phénomène parce que pour chaque jeune homme récemment infecté par le VIH dans cette région, deux jeunes femmes sont diagnostiquées porteuses du virus. Pour chaque adolescent infecté, trois filles le sont.

Lorsque les filles fréquentent l’école et apprennent, elles en retirent des leçons applicables à l’extérieur des salles de classe et sur le marché du travail. La scolarisation des filles leur permet de vivre plus longtemps, en meilleure santé, ce qui a des retombées positives sur leurs familles et sur la collectivité. Si comme moi, vous vous préoccupez des questions de santé, c’est être que d’avoir à cœur les questions d’éducation.

Écolière à l’école primaire de Sabatta en Éthiopie (Photo : Morgana Wingard/ONE)

C’est pourquoi ONE affirme que la scolarisation de toutes les filles est une bonne chose pour tout le monde. Que pouvez-vous faire? Joignez les rangs de ceux et celles qui militent pour l’éducation des filles et signez notre pétition. Plus de 350 000 personnes l’ont fait pour aider 130 millions de filles à prendre le chemin de l’école et de l’apprentissage.

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