De Tanzanie : sept raisons d’être fiers d’être Canadien
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De Tanzanie : sept raisons d’être fiers d’être Canadien

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Chaque année, le 1er juillet, où qu’ils soient dans le monde, les Canadiens et les Canadiennes célèbrent la fête du Canada, l’anniversaire de notre confédération qui vit le jour en 1867. C’est une bonne occasion pour réfléchir à ce que signifie être Canadien. Pour certains, cette identité peut prendre la forme d’une partie de hockey entre amis sur la surface gelée d’un lac, ou d’une excursion en canot où les seuls gazouillis entendus seront ceux des oiseaux.

Mais pour bon nombre de gens, le 1er juillet sera aussi une occasion de réfléchir au rôle que joue le Canada dans le monde et aux investissements que nous faisons, en tant que Canadiens et Canadiennes, pour améliorer la qualité de vie partout sur la planète.

Plus tôt cette année, ONE s’est rendu en Tanzanie pour constater sur place comment les investissements canadiens changent des choses dans la vie des gens en Afrique. Voici quelques exemples.

1. Des écoles comme l’école primaire Uhuru Mchanganyiko

Ce n’est un secret pour personne qu’à l’échelle mondiale près d’un demi-milliard de femmes sont analphabètes et que plus de 130 millions de jeunes filles ne fréquentent pas l’école. Pensons-y, 130 millions de jeunes filles, c’est presque quatre fois la population du Canada! En tant que Canadiens et Canadiennes, nous devrions agir face à cette crise, et nous le faisons.

En Tanzanie, tout comme dans d’autres États d’Afrique, des écoles comme l’école primaire Uhuru Mchanganyiko à Dar es-Salaam profitent de l’augmentation récente de la participation canadienne au Partenariat mondial pour l’éducation, un programme qu’appuient les membres de ONE au Canada et à l’étranger.

Les enfants inscrits à l’école primaire Uhuru Mchanganyiko à Dar es-Salaam profitent de l’augmentation récente de la participation canadienne au Partenariat mondial pour l’éducation.

Les enfants inscrits à l’école primaire Uhuru Mchanganyiko à Dar es-Salaam profitent de l’augmentation récente de la participation canadienne au Partenariat mondial pour l’éducation.

Mais ce n’est pas tout, lors du Sommet du G7 de cette année au Canada, les pays membres se sont engagés à dépenser 3,8 milliards de dollars pour l’éducation des jeunes filles, notamment dans des pays aux contextes difficiles et parfois en proie à des conflits. Lorsqu’il s’agit de l’éducation d’une jeune fille, chaque dollar compte.

Le projet canadien Amélioration des instituts de formation des enseignants vise aussi à relever la qualité de l’enseignement dispensée aux étudiants du primaire et du secondaire en Tanzanie, car les enseignants et enseignantes recevront une meilleure formation. Tant vont les enseignants, tant vont les étudiants!

2. Digital Opportunity Trust (DOT) et l’entrepreneuriat social

Les Canadiens ne sont jamais à court de nouvelles idées comme le basketball, la poutine et l’insuline par exemple. Mais n’oublions pas DOT! Depuis son siège social à Ottawa, et avec des projets dans 25 pays dont la Tanzanie, Digital Opportunity Trust est un chef de file international et ardent promoteur de la programmation dirigée par les jeunes, où l’égalité entre les sexes a toute sa place et qui utilisent la technologie et les compétences numériques pour autonomiser et mobiliser les jeunes.

Le Canada appuie DOT en Tanzanie en offrant une formation en leadership, du mentorat et des occasions de réseautage entre pairs pour préparer les jeunes à l’emploi ou à trouver des façons novatrices de se créer leur propre emploi, notamment grâce à l’entrepreneuriat et aux entreprises sociales. DOT en Tanzanie a aussi créé un fonds d’innovation qui offre 2 000 $ en capital de démarrage à des entrepreneurs sociaux qui s’inscrivent à un processus concurrentiel de proposition de projet. Ce fonds fait parti d’une démarche plus large, mise en œuvre dans des pays d’Afrique et du Moyen-Orient, visant à étendre la programmation d’autonomisation financière de DOT pour aider 200 000 jeunes hommes et femmes à acquérir des connaissances en entrepreneuriat et à favoriser leur employabilité, et à utiliser la technologie pour accroître leurs revenus et leurs chances de se trouver un emploi.

 

Des gens comme Jesca Kimosso profitent du programme de soutien par les pairs de DOT en Tanzanie pour parfaire leurs compétences en entrepreneuriat social.

Des gens comme Jesca Kimosso profitent du programme de soutien par les pairs de DOT en Tanzanie pour parfaire leurs compétences en entrepreneuriat social.

3. Le traitement de la tuberculose à l’hôpital Sinza

ONE travaille non seulement pour mettre fin à la pauvreté extrême, mais aussi pour l’éradication des maladies évitables. En 2016, le Canada était l’hôte de la Conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial qui a permis de recueillir 12,9 milliards de dollars pour lutter contre le sida, la tuberculose et la malaria. À ce jour, le Fonds mondial a versé à la Tanzanie 1,9 milliard de dollars et, grâce à cet appui, des hôpitaux comme celui de Sinza à Dar es-Salaam dispensent à des Tanzaniennes et Tanzaniens porteurs du virus de la tuberculose (dont le quart sont aussi séropositifs) des soins qui leur sauvent la vie.

ONE lutte contre les maladies évitables en travaillant avec les pays donateurs comme le Canada et des organisations comme le Fonds mondial et les États africains. Jusqu’à présent (RED) a aussi recueilli 500 millions de dollars pour le compte du Fonds mondial, ce qui a eu un impact sur la vie de près de 110 millions de personnes à l’échelle mondiale.

4. Des partenariats qui sauvent le monde avec Nutrition International, les Guides de Tanzanie et le forum des acteurs non-étatiques en agriculture (ANSAF)

Ce puissant groupe de militants habilitent leurs collectivités et transforment le monde. Le Canada comprend bien que pour changer le monde, nous avons besoin de l’appui de militants et d’agents de changement locaux. Grâce au partenariat avec Nutrition International, les Guides de Tanzanie aident leurs collectivités à se débarrasser des clichés rattachés aux genres. Les Guides font œuvre de sensibilisation à l’importance de la saine nutrition et au rôle que tous les membres d’une collectivité, tant hommes que femmes, ont à jouer dans la préparation d’aliments nutritifs à base de denrées disponibles localement. Une histoire de réussite bien canadienne, Nutrition International se concentre sur l’éradication de la malnutrition à l’échelle de la planète.

L’ANSAF est un groupe d’organisations de la société civile dont l’action est axée sur l’amélioration des politiques agricoles et l’adoption de pratiques exemplaires pour favoriser les économies locales. En 2013, ANSAF a reçu le prix ONE pour l’Afrique pour ses efforts exemplaires en vue d’assurer un avenir meilleur pour les populations africaines.

Nous devrions toutes et tous être fiers que le Canada appuie énergiquement les efforts de la société civile africaine !

5. L’appui aux PME comme Tausi Coffee

Évidemment, commander un « double-double » fait partie du jargon du café au Canada. Mais saviez-vous que le Canada est, par personne, le dixième plus grand consommateur de café au monde? Comme les Canadiens aiment tant le café, ne devrions-nous pas savoir que c’est le plus important produit agricole d’exportation de la Tanzanie ?

Le secteur du café en Tanzanie offre de grandes possibilités, mais pour une femme propriétaire d’entreprise il y a de nombreux défis à relever. L’accès limité au financement et les inévitables travaux domestiques sont certains des obstacles à surmonter pour une femme entrepreneure. Mais avec l’aide de femmes comme Zamda Shaban Mwebesa et son entreprise Tausi Coffee, un projet canadien de développement d’entreprises locales vise à accroître les possibilités de revenus et d’emplois équitables et durables.

Le projet canadien de développement d’entreprises locales aide des femmes entrepreneures comme Zamda Shaban Mwebesa à prospérer.

Le projet canadien de développement d’entreprises locales aide des femmes entrepreneures comme Zamda Shaban Mwebesa à prospérer.

Le café est le plus important produit agricole d’exportation de la Tanzanie et le projet canadien de développement d’entreprises locales aide à la croissance d’entreprises comme Tausi Coffee dans la ville de Shinyanga.

Le café est le plus important produit agricole d’exportation de la Tanzanie et le projet canadien de développement d’entreprises locales aide à la croissance d’entreprises comme Tausi Coffee dans la ville de Shinyanga.

En outre, le Canada s’est récemment engagé à contribuer à hauteur de 20 millions de dollars à l’Initiative de financement pour les femmes entrepreneures (We-Fi, une initiative de la Banque mondiale) qui cherche à aider les PME dont des femmes sont propriétaires en ouvrant l’accès au capital, en encourageant le soutien par les pairs et l’établissement de modèles de rôles, en offrant une aide technique et de renforcement de capacités en plus d’établir des contacts dans les marchés.

6. Des solutions aux pénuries de main-d’œuvre avec le Shinyanga Vocational Training Centre (VETA)

Qu’on le veuille ou non, même en 2018, certaines professions sont toujours associées à un genre ou à l’autre. Ce type de ségrégation ne fait que creuser les écarts dans l’équité salariale et accentuer les rôles sociaux. Le Centre de formation professionnelle Shinyanga (VETA) dans la ville de Shinyanga aide à défaire ces stéréotypes et à accroître les possibilités d’emploi pour les hommes et pour les femmes.

Avec l’aide du Canada, par l’entremise du Programme d’amélioration de la formation axée sur les compétences pour l’emploi, les femmes Tanzaniennes se voient proposer des occasions de formation pour répondre aux besoins du marché du travail et pallier la pénurie de main-d’œuvre qui sévit dans le pays. Environ 1 200 jeunes Tanzaniennes profiteront de cette formation et pourront acquérir les compétences nécessaires à leur entrée sur le marché du travail.

La machinerie lourde du centre de formation professionnelle de Shinyanga ainsi que les programmes techniques qui y sont dispensés vise à former les jeunes femmes à se qualifier pour des emplois dans des secteurs habituellement réservés aux hommes.

7. Des services de santé dans des cliniques comme celle de Makongoro

Tous les Canadiens et les Canadiennes ont accès aux services d’immunisation et aux vaccins. Mais à l’échelle mondiale, 30 millions d’enfants qui vivent dans des pays démunis ne sont pas entièrement vaccinés. L’alliance Gavi pour la vaccination travaille à inverser cette tendance, avec l’aide d’un engagement de 750 millions de dollars US sur cinq ans de la Fondation Bill et Melinda Gates, et d’un investissement en 2014 de 500 millions de dollars du gouvernement canadien. Des cliniques de santé comme celle de Makongoro existent grâce à l’alliance Gavi et à un programme canadien qui soutient des cliniques de jour où les femmes peuvent recevoir des soins de santé de base pour elles-mêmes et leurs enfants.

Le Canada est le principal producteur et donateur de vitamine A (produite au Manitoba) au monde, par l’entremise de Nutrition International (anciennement Micronutrient Initiative), une organisation canadienne qui lutte contre la malnutrition dans des collectivités aux quatre coins de la planète. Des agents de santé communautaire comme ceux-ci offrent des services de santé essentiels aux femmes et aux enfants.

Le Canada est le principal producteur et donateur de vitamine A (produite au Manitoba) au monde, par l’entremise de Nutrition International (anciennement Micronutrient Initiative), une organisation canadienne qui lutte contre la malnutrition dans des collectivités aux quatre coins de la planète. Des agents de santé communautaire comme ceux-ci offrent des services de santé essentiels aux femmes et aux enfants.

Ce 1er juillet, nous avons beaucoup de raisons d’être fiers en tant que Canadiens du rôle que joue notre pays dans le monde. Les sept cas que nous décrivons ici ne sont qu’un exemple d’autres initiatives en Tanzanie et ailleurs et représentent ce pour quoi ONE s’investit dans ces causes, même s’il reste beaucoup à faire. Malgré de bonnes nouvelles lors de la réunion du G7 de cette année, le Canada consacre encore moins de fonds par personne au développement international que certains autres pays du G7. Nous pouvons et nous devrions faire mieux. De nouveaux investissements canadiens en aide internationale constitueraient une occasion sans pareil d’aider 766 millions de personnes qui vivent en situation de pauvreté extrême. Ces investissements pourraient autonomiser les femmes et aider les jeunes filles qui en ont le plus besoin à avoir accès à l’éducation, aux droits fonciers et aux services financiers. Aidons les femmes et les filles de l’hémisphère sud en faisant en sorte que le Canada fasse sa juste part.

Agissez maintenant! Signez notre pétition demandant au Canada de mettre en œuvre un plan pour faire en sorte qu’il fasse sa juste part en accroissant le financement de l’aide internationale.

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