Comment une ONG aide des mères à gagner leur vie pour que leurs enfants puissent apprendre
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Comment une ONG aide des mères à gagner leur vie pour que leurs enfants puissent apprendre

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Par Imogen Calderwood, Street Child

Pour bien des familles de Sierra Leone, l’éducation est inaccessible pour une seule raison, la pauvreté.

Des milliers d’enfants ne peuvent fréquenter l’école tout simplement parce que leurs parents ne gagnent pas assez d’argent pour payer les frais de scolarité. Alors, plutôt que d’aller à l’école, ces jeunes doivent gagner de l’argent, souvent dans des milieux de travail dangereux dans la rue.

À défaut de briser ce cercle infernal, il pourrait se perpétuer et emprisonner des familles dans la pauvreté pour des générations.

Mais avec un peu d’aide, l’ONG britannique Street Child a démontré qu’il était possible de permettre aux mères de tirer des revenus suffisants pour elles‑mêmes et envoyer leurs enfants à l’école de façon durable.

Le récit d’Aminata

Aminata, de Makeni en Sierra Leone est l’une de ces mères.

« J’ai quatre enfants. Il y a un an, je ne pouvais me permettre d’envoyer mes enfants à l’école. Le matin, ils allaient dans des dépotoirs à la recherche de morceaux de plastique et de métal qu’ils pourraient vendre.

Parfois, ils travaillaient tard, devaient dormir dans la rue et mendier. Un jour, un travailleur de rue de Street Child a trouvé mon fils âgé de huit ans dans la rue et l’a ramené au foyer.

Ils m’ont donné du counseling et inscrit mes enfants à l’école primaire locale. Ils m’ont aidé à monter mon petit commerce avec une subvention et m’ont offert des formations. Maintenant, avec les profits, je peux payer les frais de scolarité de mes enfants, les nourrir et leur donner un foyer.

J’espère que mon petit commerce va prospérer au point qu’un jour je pourrais les inscrire à l’université. Maintenant, nous avons une vie de famille heureuse. »

Les travailleurs sociaux arpentent les rues en Sierra Leone où quelque 50 000 enfants cherchent à survivre.

Ils travaillent auprès des familles d’enfants pauvres qui vivent dans la rue et leur donnent des outils adaptés à leurs besoins afin de les aider à sortir de la pauvreté extrême et à pouvoir payer les frais de scolarité de leurs enfants de façon durable.

Bon nombre de mères optent pour l’installation d’étals d’alimentation de sorte à pouvoir servir à leurs enfants des repas nutritifs et tirer suffisamment de revenus pour les inscrire à l’école. D’autres montent de petits commerces où elles vendent des produits et articles de tous les jours dans leur quartier.

Le récit d’Emma

Emma et son fils John constituent une autre famille de Makeni qui a reçu de l’aide dans le cadre de ce programme.

En 2015, Emma parvenait à peine à assurer sa survie et celle de son fils. Elle devait compter sur la générosité de ses voisins et sur la vente de vin de palme, quand c’était possible, pour gagner à peine assez d’argent pour survivre. Elle n’avait pas les moyens d’inscrire John à l’école, et il devait travailler dans la rue à l’aider à vendre le vin de palme.

Emma et John devant leur nouvel étal.

Emma a reçu une petite subvention qui lui a permis d’établir son propre étal devant sa maison où elle vend entre autres du riz, de l’huile, des oignons, des assaisonnements, des tomates, du savon. Elle a maintenant les moyens d’inscrire John à l’école, et a de grands projets d’expansion de son petit commerce pour continuer à améliorer leur sort.

Ce qu’il y a d’efficace dans ce programme c’est qu’il ne rend pas les familles dépendantes d’une aide de l’extérieur. Il leur permet de gagner un revenu stable pour des années à venir, et leur donne de l’espoir.

Les agents d’aide en entreprise familiale de Street Child offrent à des mères comme Aminata et Emma des formations en commerce et en planification, des subventions, des prêts et des programmes d’économies. Les agents travaillent de concert avec les familles pour établir et mettre en œuvre des plans d’affaires qui sont adaptés à leurs besoins et leur inculquer l’habitude d’économiser en vue des futures dépenses en frais de scolarité.

Le concept qui sous-tend le programme est axé sur l’avenir. Un examen de viabilité mené par Street Child a révélé que 84 % des petites entreprises fonctionnaient toujours deux ans après avoir reçu la subvention de départ. En outre, 91 % des enfants inscrits à l’école la fréquentaient toujours.

Une jeune écolière, Lucy, à son école du district de Kenema dans l’est de la Sierra Leone.

Pour plus de renseignements sur le travail de Street Child en Sierra Leone ainsi qu’au Liberia, au Nigeria et au Népal, consultez street-child.co.uk.

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