Comment ma fille m’a appris à rêver
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Comment ma fille m’a appris à rêver

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Par ambassadrice (RED) Constance Mudenda.

C’est un événement marquant comme nul autre : la première journée d’école de votre enfant.

C’est le rêve que partagent la plupart des mères et des pères où qu’ils soient sur la planète, soit qu’un jour ils verront leurs enfants quitter la maison un bon matin pour aller à l’école. Mais pas moi. C’est un rêve que je n’ai jamais eu parce que ma première fille est morte une semaine avant son premier jour d’école. Mes trois enfants sont morts du SIDA avant qu’une thérapie soit disponible dans mon pays natal, la Zambie.

Mais tout ça appartient au passé. Aujourd’hui, je suis la fière maman de ma fille Lubona, née sans VIH en 2012. Elle apporte tellement de joie et de bonheur dans ma vie. De la voir chaque matin partir pour l’école dans son petit uniforme me fait souhaiter de continuer de dormir, seulement pour ne pas m’éveiller et me sortir de ce rêve, mais ce n’est pas un rêve. C’est bien vrai. Elle est bien vivante et en santé et n’est pas porteuse du VIH.

Chaque jour à son retour de l’école elle m’apprend quelque chose de nouveau. L’autre jour elle arrive à la maison et me dit « Allons dehors jouer à la marelle! » QUOI? Je n’avais aucune idée de ce qu’elle racontait, mais elle m’a tout montré.

C’est moi l’apprenante et elle est ma prof. La prof la plus importante que je n’ai jamais eue de toute ma vie.

Chaque jour, elle me donne des leçons de vie. J’apprends plus maintenant que jamais auparavant, même quand je fréquentais l’école. Une des choses que j’aime d’elle c’est qu’elle apprend vite. Elle n’oublie jamais ce que lui apprend son professeur. Elle a même appris à écrire son nom (bien qu’elle s’arrête à la moitié de son nom de famille parce qu’elle prétend qu’il est trop long). Elle écrit Mwachi plutôt que Mwanachilenga. Je ne parviens pas à la persuader d’en écrire plus. Elle peut aussi écrire toute seule les chiffres de 1 à 50. Je veux qu’elle se rende à 100 avant la fin de l’année scolaire, et je sais qu’elle en est capable.

C’est une première de classe et n’a pas changé d’idée sur son avenir, elle veut être médecin. Elle me dit en avoir assez de soigner ses poupées, elle veut soigner de vraies personnes.

Quel est mon rêve pour ma fille? Qu’elle continue de travailler fort à l’école pour qu’un jour elle réalise son rêve.

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