Aide au développement

Bulletin de notes du Canada sur l’aide publique au développement: un verre à moitié plein

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L’aide étrangère a étonnamment fait irruption pendant la campagne électorale de 2019. Un parti proposait d’en réduire le budget de 25 %, insinuant que ces fonds servaient à soutenir des dictatures étrangères ou étaient octroyés à des pays riches qui n’en avaient pas besoin.

Heureusement, les mythes répandus à propos de l’aide internationale furent cassés à maintes reprises au cours de la campagne.

Une autre idée fausse courante est que le Canada est l’un des pays les plus généreux en matière d’aide internationale.

Alors, comment distinguer les faits de la fiction ? En regardant de plus près les faits ! ONE a pris l’initiative de publier des Bulletins de notes sur l’aide publique au développement afin de déboulonner ces mythes et de brosser un tableau précis de la situation humanitaire mondiale.

Ces bulletins de notes donnent un aperçu de la contribution du Canada (et des 20 autres pays donateurs les plus importants) selon trois principaux piliers : volume, ciblage et qualité de l’aide.

Alors, où le Canada en est-il ? Notre pays se classe 11e au classement général, une situation qui se compare à un verre à moitié plein, donc aussi à moitié vide.

En ce qui concerne le ciblage et la qualité de l’aide, la contribution canadienne figure parmi les meilleures — mais se situe bien en dessous de la moyenne quant au volume d’aide déployée (combien d’argent y est consacré). En matière d’aide étrangère, les efforts du Canada sont louables, mais insuffisants. Cela compromet nos chances d’atteindre les objectifs mondiaux de développement durable.

Avec un nouveau Parlement en place, le moment est venu de lancer un débat ouvert en la matière. L’aide étrangère ne devrait pas être partisane. Chez ONE, il nous tarde de travailler avec tous les partis pour remettre le Canada sur les rails. Compte tenu de tout ce qui se passe dans le monde, le moment est venu d’y intensifier et d’y accroître le rôle du Canada.

Le verre à moitié plein : ce que le Canada fait de mieux

Commençons par briser les mythes entretenus.

L’aide canadienne ne soutient pas les dictatures étrangères. L’aide canadienne n’est pas dirigée vers des pays riches qui n’en ont pas besoin.

En fait, certaines règles ont été mises en place pour que l’aide publique au développement ne puisse parvenir à des pays riches.

FAIT : en ce qui concerne le ciblage de l’aide, le Canada se classe au 2e rang et obtient ainsi la note « très bien ». Ce qui signifie donc que les dollars que nous consacrons à l’aide sont productifs et qu’ils sont dirigés vers les pays qui en ont besoin.

Le Canada fait bonne figure en ce qui concerne les pays visés par ses efforts humanitaires. 35 % de l’aide étrangère totale du Canada est consacrée aux pays qui en ont le plus besoin, les pays les moins développés. Comme d’autres donateurs, nous pourrions encore faire mieux et rehausser cette part à 50 %, mais nous nous situons bien au-dessus de la moyenne sur ce volet.

La majeure partie du reste du budget d’aide du Canada va à des pays à revenu moyen inférieur comme le Bangladesh et la Côte d’Ivoire. Il ne s’agit peut-être pas des pays les plus pauvres sur le plan du revenu, mais leurs populations vivent toujours avec moins de 4 000 $ par année, et elles doivent dans certains cas composer avec des crises humanitaires catastrophiques, comme au Myanmar. Cela demeure un ciblage efficace de l’aide et témoigne d’un véritable leadership canadien.

Le Canada consacre près de la moitié de son aide étrangère à des secteurs critiques comme la santé, l’éducation et la protection sociale. Il s’agit d’une bonne chose parce que ces initiatives produisent des résultats concrets et aident des personnes à échapper à la pauvreté. Nous sommes également des champions de l’égalité entre les sexes, 80 % de notre aide y étant consacré, ce qui témoigne de l’effet de la politique canadienne d’aide internationale féministe.

La qualité de notre aide se distingue également si on la compare à celle des autres pays donateurs.

Nous nous classons au 3e rang pour la qualité de l’aide, principalement en raison d’une plus grande transparence en la matière. Le Canada est un chef de file mondial pour ce qui est de rendre l’information relative à l’aide étrangère plus facilement accessible au public. Des centaines de projets d’aide dans lesquels le Canada a investi au fil des ans peuvent être consultés en ligne.

L’un des domaines où nous pourrions faire mieux concerne l’utilisation des systèmes nationaux. L’aide s’avère plus efficace lorsqu’elle est étroitement alignée sur les priorités d’un pays en développement. Encore une fois, l’aide du Canada se situe au-dessus de la moyenne dans cette catégorie.

Le verre à moitié vide : ce qu’il faut améliorer

En ce qui concerne le volume d’aide étrangère, le Canada se classe bien en dessous de la moyenne et au 14e rang par rapport à ses pays homologues.

Notre gouvernement ne fait pas preuve d’autant de générosité que nous pourrions l’imaginer.

Pour chaque tranche de 100 $ de revenu national, nous ne dépensons que 28 cents en aide étrangère.

La norme internationale pour mesurer la « juste part », ou le degré de générosité d’un pays, a été établie par Lester B. Pearson, ancien premier ministre du Canada, il y a 50 ans. Le ratio se calcule en comparant le total de l’aide publique au développement ou de l’aide étrangère d’un pays avec son revenu national brut (une mesure de l’ensemble de son économie). Ce ratio est censé se chiffrer à 0,7 %.

Non seulement le Canada est loin d’atteindre cet objectif de juste part, mais il se situe également bien en deçà de la moyenne mondiale. Par exemple, selon le Comité d’aide au développement de l’OCDE, le ratio moyen de l’aide étrangère de tous les pays riches est de 0,38 %. Il y a certains pays, comme le Royaume-Uni, la Norvège et la Suède, qui se distinguent particulièrement à cet égard. Par ailleurs, nos pairs et alliés (France, Allemagne, Irlande et Belgique) sont tous plus généreux que nous.

Le Canada se situe bien en dessous de la moyenne dans cette catégorie et doit donc redoubler d’efforts !

L’aide canadienne a une incidence réelle sur la vie des gens dans les pays en développement. Notre récente contribution au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme permettra de sauver 790 000 vies. L’aide étrangère canadienne est généralement bien ciblée et de bonne qualité. Mais malgré ce potentiel, nous sommes sous-performants en raison d’un budget d’aide qui, après des années de compressions, est demeuré en stagnation, et ce, même lorsque notre économie était forte.

Ce bulletin révèle que le Canada doit augmenter son budget d’aide. En atteignant au moins la moyenne, nous aiderons des millions de personnes de plus.

Pour plus de détails sur la situation du Canada comme donateur d’aide, procurez-vous son bulletin complet ou visitez le site Web Better Aid Scorecards.

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