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Dre Bonnie Henry est médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique et professeure clinicienne agrégée à l’Université de Colombie-Britannique. Nous l’avons interviewée dans le cadre de notre campagne #PassTheMic. Voici quelques extraits de ce qu’elle avait à nous dire.

Une des retombées importantes d’une réponse globale à la COVID est la possibilité de pouvoir partager l’information, d’apprendre les uns des autres et de comprendre que nous sommes tous dans le même bateau.

Nous devons tirer le meilleur de nos expériences, choisir des méthodes qui s’avèrent efficaces pour protéger les gens, et diffuser cette information. C’est la seule façon dont nous pourrons nous en sortir ensemble, parce que nous sommes toutes et tous concernés.

Mais à la base de tout il doit y avoir de la compassion, parce qu’ériger des barrières, se méfier des gens et ne pas partager l’information ne nous mènera nulle part.

À ce que je peux voir, une des choses les plus importantes dont nous avons besoin est d’éprouver un sentiment de solidarité et de compassion. Je sais que ça peut paraître peu scientifique, mais c’est la seule façon dont on peut s’entraider, c’est à dire en reconnaissant qu’il est inutile de jeter le blâme sur quiconque, de prendre à partie et de stigmatiser les personnes atteintes de cette maladie.

Nous devons faire preuve d’ouverture et manifester notre confiance envers les autres, car c’est ainsi que nous pourrons collectivement traverser cette crise. Ici, en Colombie Britannique, nous avons clairement dit dès le départ que notre approche en était une de soutien et d’amabilité. Nous devons transposer cette approche à l’échelle globale.

Mais à la base de tout il doit y avoir de la compassion, parce qu’ériger des barrières, se méfier des gens et ne pas partager l’information ne nous mènera nulle part.

Nous avons déjà vu le danger de ne pas disposer d’une réponse globale et concertée. Des pays ont tenté de jeter le blâme sur d’autres, instaurant ainsi un climat de méfiance et stigmatisant des personnes qu’ils croient responsables de cette situation.

C’est un état d’esprit qu’adoptent parfois des gens en situation de crise. Une des réactions que les gens ont naturellement lorsqu’ils ressentent de la peur est de ressentir de la colère ou de jeter le blâme sur quelqu’un. Par conséquent, si nous pouvons voir que notre réponse à la crise ne comporte pas nécessairement une colère, c’est un élément très positif.

Si on remonte à l’origine de la crise, un des moments importants est lorsque la Chine a rendu public les souches génétiques du virus qu’elle avait isolé, ce qui nous a permis à tous, partout au monde, de développer des tests en laboratoire. Donc, si nous ne faisons pas preuve d’ouverture et si nous nous montrons incapables d’échanger et de partager de l’information, nous en souffrirons tous et toutes.

Une situation extraordinaire

Ici, au Canada, nous avons appris qu’imposer des obstacles aux déplacements en provenance de certains pays de l’étranger, et notre réticence à partager, nous isolait du reste du monde. Il nous faut donc prendre conscience que nous appartenons à la communauté mondiale, et qu’ériger des barrières ne nous est d’aucun secours.

Souvent, aux stades précoces d’une crise, les gens sont soucieux et inquiets, et ont tendance à jeter le blâme sur des personnes que l’on croit responsables. Mais on constate aussi des gestes d’amabilité.

Je perçois de l’optimisme dans la réaction des gens de nos collectivités. Souvent, aux stades précoces d’une crise, les gens sont soucieux et inquiets, et ont tendance à jeter le blâme sur des personnes que l’on croit responsables. Mais dans nos collectivités, nous voyons des gens faire preuve d’amabilité. Ça me porte à croire que nous allons nous en sortir.

Nous ne devons pas perdre de vue que nous vivons une situation hors du commun. Des personnes comme moi, qui travaillent depuis de nombreuses années dans le secteur des soins de santé, n’ont jamais vraiment cru que quelque chose de tel pouvait survenir. Ce qui nous a permis de nous en sortir jusqu’à maintenant sont le partage de l’information et la prise de conscience collective qu’il faut travailler ensemble, dès maintenant, dans l’urgence du moment.

Nous devons inciter les gens à faire preuve de prudence. C’est la meilleure façon de s’entraider jusqu’à ce que nous apprenions des méthodes de prévention et de protection de nos populations. Pour nous, en C.-B. notre philosophie a consisté à dire « Soyez aimables, gardez votre calme et prenez soin de vous. »

Une autre chose qui m’a vraiment interpelée est de voir comment le virus a vraiment touché nos aînés. Il est essentiel de reconnaître la place importante qu’occupent nos aînés dans notre culture, nos langues et de leur rôle de gardiens de l’histoire et de la collectivité. Une des choses les plus importantes, pour nous, est de voir comment protéger les aînés qui nous entourent. Ce concept n’a pas toujours eu l’attention qu’il mérite, notamment dans notre société occidentale.

Je suis aussi très sensible à l’impact de la COVID sur les jeunes de partout au monde. Bien que le virus ait eu un impact sur les personnes plus âgées, les conséquences sociales pour les jeunes sont considérables.

En revanche, les jeunes utilisent la technologie pour rester en contact et se réunir virtuellement de façon sûre. Je sais qu’ils ont une capacité incroyable de se mobiliser et de se rallier à une cause commune. Peut-être qu’une des avenues possibles serait une mobilisation pour la protection de nos aînés, gardiens et gardiennes de notre histoire, et parmi les plus à risque.

Ces extraits ont été regroupés pour des raisons d’espace et de clarté.

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