Au Kenya, des banques collectives dirigées par des femmes profitent à tout le monde
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Dans ce deuxième article de deux sur les banques informelles qui aident les femmes à assurer leur sécurité financière, Women’s Advancement Deeply se penche sur les mesures prises par les femmes pour protéger les ressources qu’elles ont mises en commun.

Lorsque les femmes de la localité se réunissent, elles mettent en commun l’argent qu’elles ont gagné et le déposent dans une solide boîte de métal qu’elles appellent « la banque du village. » Personne n’est autorisé à ouvrir la boîte seul, et si une femme a un urgent besoin d’un prêt, que ce soit pour des soins médicaux ou l’écolage d’un enfant, une réunion est convoquée, et en présence de tous les membres du collectif ces dernières décident d’accorder ou non le prêt.

Ce n’est là qu’une des mesures prises par les femmes pour protéger leurs avoirs.
Après la rencontre, la boîte est verrouillée sur trois côtes, et la clé de chaque cadenas est remise à une gardienne de clé qui habite un village éloigné de celui où est la boîte. « C’est pour éloigner la tentation d’ouvrir la boîte et de prendre l’argent sans le consentement des autres membres du collectif » dit Bordakhane Sujo, présidente du collectif d’épargne du village de Loglogo.

Rahama Isaak, membre du collectif et aussi gardienne de clé, dit que le groupe d’épargne a changé sa vie. Âgée de 65 ans, veuve et mère de neuf enfants elle dit qu’elle peut maintenant garantir que ses enfants fréquenteront l’école sans qu’elle doive emprunter de l’argent de ses voisins.

« Si j’ai un problème quelconque, je viens à la boîte et je demande un prêt. J’ai aussi un étal de boucherie et quand je ne parviens pas à vendre toute la viande je la remets à crédit à d’antres membres du groupe qui me paient plus tard » dit-elle.

Cette forme de services bancaires et de commerce informels se répand à une vitesse folle dans le comté de Marsabit et dans d’autres zones du nord du pays qui traversent une sécheresse et les gens s’organisent et mettent en commun leurs ressources pour mettre sur pied des caisses d’économie.

Au village de Burgabo près de Turbi, dans le nord-ouest du comté de Marsabit, les femmes ont recueilli les noms de toutes les femmes qui habitent dans des villages à proximité pour pouvoir les rencontrer et les encourager à mettre sur pied leurs propres collectifs d’économie. Comme la plupart ne savent ni lire ni écrire, ils reçoivent l’aide d’un mentor du village.

Lors des réunions, les hommes sont présents et participent à la prise de toutes les décisions concernant le village. Mais cette fois les hommes sont totalement d’accord parce que les femmes apportent un revenu additionnel à la famille.

L’épouse d’un des hommes, Isako Guyo, 46 ans, n’est pas présente à la réunion parce qu’elle a la garde des chèvres du couple, mais il a promis de lui rapporter tous les détails des échanges et l’encourage à se joindre au groupe.

« Pour moi, c’est essentiel de tout lui dire. Auparavant les femmes ne pouvaient pas être propriétaires de quoi que ce soit, qu’il s’agisse de moutons, de chèvres ou même de chameaux, mais tout ça change maintenant » dit Guyo. « Pour ma part, j’estime que tout ce que je possède appartient aussi à ma femme, et à tout moment nous pouvons ensemble décider d’en faire ce que nous voulons. Je serai heureux si ma femme peut aussi travailler, ce qui profitera à nos enfants et à l’ensemble de la famille. »

Katelo Uroba, chef du village de Burgabo, déclare « L’autonomisation d’une femme signifie l’autonomisation de toute la famille, parce que tout ce qu’elle gagne elle le verse à la famille. Les enfants auront de quoi manger, les comptes seront payés et le ménage ne s’en portera que mieux. Tout ce qu’une femme gagne profite à toute la famille. »

Finalement, les femmes qui vivent dans des collectivités pastorales du nord du Kenya peuvent prendre part aux décisions financières qui touchent leurs familles.

« Désormais, contrairement à avant, nous pouvons avoir de petits commerces et ne plus dépendre des troupeaux de nos maris qui étaient trop souvent décimés par les sécheresses et les maladies. Nous avons une marge de manœuvre financière, nos enfants peuvent fréquenter l’école et avoir de quoi manger » dit Orge Kanchora, mère de deux enfants, âgée de 53 ans, arborant un grand sourire.

Lisez la partie 1 du reportage du Women’s Advancement Deeply sur les banques locales dirigées par des femmes.

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