Agriculture

De Manitoba au Kenya: le potentiel des agricultrices et l’éradication de la faim dans le monde

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Colleen Dyck est agricultrice et entrepreneure de Niverville, Manitoba. Elle s’est rendue dans l’ouest du Kenya pour vivre et travailler aux côtés de Lucy Anyango, une agricultrice. Leurs expériences font sujet du court documentaire : Common Strength.

Ma vie est centrée sur l’alimentation. Je suis agricultrice, et ma famille et moi produisons de la nourriture pour des gens d’un peu partout. Je suis aussi une entrepreneure, j’ai une entreprise qui produit des barres énergétiques qui nourrissent les gens. Et je suis aussi une maman, et je veille à ce que mes quatre enfants soient bien nourris et en santé pour pouvoir bien grandir.

L’agriculture et les aliments sont dans ma génétique. C’est vrai tous les jours, mais tout particulièrement aujourd’hui en cette Journée mondiale de l’alimentation. Ma vie a toujours été liée à la production d’aliments, et j’ai toujours été bien consciente que bien des gens à travers le monde ne parviennent pas à nourrir leurs familles. En fait, 821 millions de personnes sur notre planète ignorent d’où viendra leur prochain repas.

Ça fait beaucoup de monde, c’est une situation difficile à comprendre. Qu’est-ce que ça représente, 821 millions de personnes? Eh bien, c’est environ 22 fois la population du Canada.

Mais cessons de regarder la situation en chiffres, parce que ce sont des personnes en chair et en os qui ont faim. En fait, ce sont des personnes qui ont des choses en commun avec moi. La plupart de ces personnes qui ont faim pratiquent l’agriculture, et bon nombre d’entre elles sont des femmes.

Plus tôt cette année, j’ai eu la chance de vivre et de travailler aux côtés d’une agricultrice kenyane, Lucy Anyango, dans sa localité. Il y a quelques années, Lucy faisait partie de ces 821 millions d’affamés. Tout comme moi, c’est une agricultrice, une entrepreneure et une mère.

Malgré tous ses efforts, Lucy avait peine à subvenir aux besoins de sa famille de sept personnes. Le sol qu’elle cultivait n’était pas très fertile, la météo était imprévisible et elle n’avait pas accès à une formation qui lui permettrait d’améliorer ses méthodes de culture.

Mais ce n’était pas la Lucy que j’ai connue. Celle avec qui j’ai eu la chance de partager le quotidien était une agricultrice prospère et une chef de file de sa collectivité, qui aidait les autres autour d’elle à produire plus d’aliments pour nourrir leurs propres familles. Elle avait confiance en elle-même, elle savait donner. Elle était devenue un modèle, donnait des conseils et partageait ses connaissances.

Il y a quelques années, alors qu’elle peinait à subvenir aux besoins de sa famille, Lucy s’est mise à participer à un projet de formation en agriculture piloté par deux organisations canadiennes, la Banque canadienne de grains et World Renew. Grâce à ce projet, Lucy a appris de nouvelles techniques de culture qui l’ont aidée à améliorer la qualité du sol qu’elle cultivait tout en s’adaptant aux aléas du climat. Elle a donc augmenté la quantité de nourriture produite pour sa famille.

Elle s’est aussi inscrite à un groupe local d’épargne, dont la formule est connue sous le nom de chamas. Dans son chama, Lucy et les autres membres font de petits dépôts dans le compte d’épargne collectif. Les fonds s’accumulent, et les membres peuvent faire des emprunts pour payer les frais scolaires, les besoins courants du ménage ou encore investir dans leurs exploitations agricoles ou leurs entreprises.

Un peu d’aide a permis à Lucy de prospérer. Elle a transformé son petit lopin de terre en une activité sur laquelle elle peut miser pour produire des denrées qu’elle peut vendre ou consommer. Et elle partage ses compétences avec d’autres producteurs agricoles, ce qui a un effet d’entraînement pour bien des familles qui auraient pu être en proie à la faim. Elle est devenue chef de file dans sa collectivité.

Bien que Lucy et moi soyons toutes deux des agricultrices, des entrepreneures et des mères, notre parcours est très différent. Cette dernière saison a été difficile pour ma famille. Au Manitoba, les semis du printemps ont accusé un retard, et les conditions météorologiques ont été relativement sèches. Nos récoltes continuent d’être interrompues par des épisodes de pluie, et maintenant par la neige. Mais je sais que même lors des années difficiles, ma famille a un filet de sécurité, ce qui signifie l’accès à des aliments. Par contre, pour des productrices agricoles comme Lucy, une mauvaise récolte peut avoir des effets dévastateurs. Ce peut être la différence entre des assiettes pleines ou des assiettes vides.

Mon expérience avec Lucy a fait l’objet d’un court documentaire, Common Strength, qui sera projeté un peu partout au Canada cet automne. Cette vidéo fait découvrir l’importance du rôle que jouent des agricultrices comme Lucy pour mettre un terme à la faim dans le monde. Ceci m’a permis de voir que si les femmes comme Lucy ont accès aux mêmes ressources de production que les hommes, comme les terres et les semences, il serait possible de réduire de 12 % à 17 % la faim dans le monde.

J’apprends encore beaucoup de mon expérience avec des productrices agricoles comme Lucy, mais ce que j’ai retenu de ma courte visite au Kenya c’est qu’il existe un énorme potentiel de réduction de la faim dans le monde. Je sais qu’avec un peu d’aide, les agricultrices qui sont aux prises avec des défis comme ceux de Lucy peuvent tout comme elle les surmonter. Elles peuvent passer de la survie au quotidien à une réussite à long terme. J’espère que vous visionnerez Common Strength et verrez comment le fait de soutenir des femmes qui pratiquent l’agriculture à petite échelle peut avoir un effet positif sur les familles, les collectivités locales et aussi contribuer à résoudre le problème de la faim dans le monde.

Le travail de la Banque canadienne de grains à l’échelle mondiale aide à lutter contre la pauvreté extrême en luttant contre la faim mondiale et l’insécurité alimentaire. Leur travail, un des nombreux programmes canadiens de développement international, fait une grosse différence.

Consultez le site de la Banque canadienne de grains pour voir comment vous pouvez organiser un visionnement dans votre collectivité.

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