Les femmes et les filles

Le Sénégal doit reconnaître le viol comme un crime

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Avertissement : Cet article contient des mentions de violence basée sur le genre.

Des millions de femmes dans le monde sont victimes de violence simplement à cause de leur sexe. L’ONU estime qu’une femme sur trois sera victime de violence physique ou sexuelle à un moment donné de sa vie.

C’est un tel incident qui a conduit Adjaratou Khady Ndiaye, une sénégalaise de 21 ans, à créer le bracelet d’alerte, un système d’alerte qui permet à une personne en danger de viol d’alerter ses proches ainsi que les services de sécurité, en un clic.

“Ce qui m’a motivé à créer un tel dispositif, c’est l’histoire d’une amie qui a été victime d’abus sexuel à l’âge de 11 ans. À partir de ce moment, j’ai compris que je devais faire quelque chose pour remédier à ce problème “, explique Adjaratou.

Adjaratou, étudiante en Master de gestion à l’École de Management de Grenoble en France, est la créatrice de WALLU, une entreprise sociale créée en 2018 pour aider à mettre fin aux violences faites aux femmes et aux enfants.

Le bracelet d’alerte, qui en est actuellement au stade de prototype, permettrait à toute personne en danger d’envoyer sa position géographique aux contacts d’urgence préalablement saisis à partir de l’application mobile. En plus de développer ce dispositif, WALLU soutient également les survivants de violences basées sur le genre et leur entourage, à travers des services tels que des cours d’autodéfense et un soutien psychologique et médical que l’organisation fournit avec l’aide de ses partenaires.

La violence basée sur le genre prend de nombreuses formes différentes, telles que la violence physique ou psychologique, l’exploitation sexuelle ou le viol, le mariage forcé ou précoce, ou encore les pratiques traditionnelles néfastes telles que les mutilations génitales féminines (MGF). L’impact peut être dévastateur non seulement pour les femmes et les filles directement touchées, mais aussi pour leurs familles et leurs communautés.

Halte aux violences sexuelles au Sénégal

Selon la loi en vigueur au Sénégal, le viol n’est considéré que comme un délit mineur – Elle ne punit pas de manière adéquate ceux qui commettent des actes de violence, n’est pas suffisamment dissuasive, de même qu’elle ne rend pas justice aux victimes à la hauteur du préjudice subi.

Après que deux jeunes femmes, Bineta Camara et Coumba Yade, aient été violées et assassinées un peu plus tôt cette année, des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour demander justice. En réponse, le gouvernement a annoncé qu’il allait rédiger une nouvelle loi pour lutter contre ce crime.

L’artiste et rappeuse sénégalaise Black Queen a lancé une campagne avec ONE appelant le gouvernement sénégalais à reconnaître le viol comme un crime grave et à améliorer l’application de toutes les lois sur la violence sexuelle.

L’artiste et rappeuse Black Queen demande au gouvernement sénégalais de reconnaître le viol comme un crime grave.

En effet, les femmes et les filles confrontées à la violence basée sur le genre sont souvent réduites au silence et stigmatisée par une société qui utilise la tradition et les coutumes comme prétexte. Elles obtiennent rarement justice quand bien même elles osent s’exprimer.

Adjaratou et Black Queen mettent la lumière sur ce crime grave. Encourageons nos communautés à se joindre à la lutte pour mettre fin à la violence basée sur le genre !

Joignez-vous à nous dès aujourd’hui et ensemble mettons fin à la violence faite aux femmes au Sénégal.

Nous vous invitons à consulter notre série de blogs pour en savoir plus : “Mettons fin à la violence basée sur le genre dans nos communautés”

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