Ce que vous ignoriez sur le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme

Ce que vous ignoriez sur le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme

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Le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme ne sont pas seulement à l’origine de maladies et de décès à travers le monde : ils entraînent aussi une baisse de la productivité et une augmentation du risque de pauvreté dans les communautés et les pays affectés. La perte de revenus et le coût de la santé ont des conséquences dramatiques sur les individus mais aussi sur leur famille et leur communauté.

Voici ce qu’il faut savoir sur ces trois maladies :

LE VIH/SIDA


Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) attaque et détruit les cellules immunitaires, ce qui affaiblit la capacité du corps à se défendre contre les infections et d’autres maladies. S’il n’est pas traité, le VIH peut se muter en syndrome d’immunodéficience acquise (Sida). Le sida est la phase la plus grave de l’infection du VIH. Plus qu’une seule maladie, il se présente comme un amas de différents symptômes quand le nombre de cellules C4 de la personne séropositive chute trop bas, réduisant radicalement son espérance de vie. Le terme de VIH/sida est utilisé à la fois pour décrire le virus ainsi que les symptômes et maladies qu’il cause.

Le VIH se propage d’une personne à une autre par le contact avec certains fluides corporels, généralement suite à des rapports sexuels ou l’utilisation d’aiguilles. Bien qu’il n’existe pas encore de traitements contre le VIH, il peut être contenu grâce à des traitements antirétroviraux (ARV) dont la prise quotidienne peut considérablement rallonger l’espérance de vie de la personne séropositive et réduire ses risques de contagion.

Les préservatifs, la prophylaxie pré-exposition (PrEP) et la circoncision médicale volontaire chez les hommes sont des méthodes hautement efficaces qui peuvent être utilisées pour réduire les risques d’attraper le VIH.  Des interventions de sensibilisation ou d’actions sanitaires, comme une éducation sexuelle renforcée et les programmes d’échange de seringues (PES), peuvent aussi contribuer à faire changer les comportements et à lutter contre la propagation du VIH.

Mettre fin au VIH/sida est essentiel : 1,8 millions de personnes ont été infectées rien qu’en 2018. Et le manque de traitements a entraîné la mort de 940 000 personnes.

LA TUBERCULOSE

La tuberculose est la maladie infectieuse la plus meurtrière au monde. Elle a tué 1,6 millions de personnes en 2017, dont 300 000 personnes atteintes du VIH. La tuberculose se propage d’une personne à une autre par l’air. Quand une personne atteinte de tuberculose tousse ou éternue par exemple, la bactérie peut être transmise à une autre personne et infecter ses poumons.

Plus de 10 millions d’individus sont contaminés par la tuberculose chaque année, et la maladie peut s’avérer difficile à détecter, ce qui résulte en un grand nombre de personnes – dont 36% de personnes atteintes d’une tuberculose active – qui se retrouvent non-diagnostiquées, non-traitées, et par conséquent, contagieuses.

Se rajoute à ces risques la résistance aux antibiotiques, qui rend cet ennemi létal encore plus dangereux. Les formes de tuberculose multi-résistantes aux médicaments (MDR-TB) demeurent une crise de santé publique et une menace sanitaire. L’an dernier, 558 000 nouveaux cas de tuberculose résistante aux médicaments de première intention les plus efficaces ont été identifiés. Cela a un impact sur le taux de guérison : seulement 55% des patients atteints de MDR-TB sont guéris avec succès.

Une bonne nouvelle néanmoins : la plupart des cas de tuberculose sont curables si les patients suivent un traitement médicamenteux entre 6 et 9 mois. Il est crucial que ce traitement soit suivi de manière complète et scrupuleuse pour éviter les risques de réinfection et de résistance aux médicaments.

LE PALUDISME

Le paludisme est une maladie tropicale causée par des parasites et transmise par la morsure d’un moustique infecté. Alors que le taux mondial de mortalité lié au paludisme avait chuté de 60% depuis 2000, il a récemment de nouveau augmenté : 2017 a vu l’émergence de 3,5 millions de nouveaux cas par rapport à l’année précédente. Les enfants de moins de cinq ans constituent les deux tiers des décès liés au paludisme.

Des mesures de contrôle comme les sprays d’insecticide, les moustiquaires imprégnées d’insecticide et les médicaments antipaludiques ont contribué à réduire drastiquement le nombre de cas. Cependant la résistance aux médicaments et aux insecticides est une menace croissante qui met en péril ces avancées.

LE FONDS MONDIAL

Le Fonds Mondial est un partenariat innovant entre des gouvernements, des entreprises et des organisations de santé, conçu pour accélérer le combat contre ces trois maladies. Il est à l’origine d’investissements ciblés liés à la promotion du traitement et de la prévention du sida, de la tuberculose et du paludisme. Grâce au soutien et aux investissements du Fonds Mondial, le nombre de décès dus à ces maladies a été réduit d’un tiers depuis sa création en 2002.

En octobre, le Fonds Mondial organise la sixième reconstitution de ses ressources. C’est l’occasion pour les dirigeants mondiaux et les investisseurs privés de se réunir et d’aider à sauver 16 millions de vies entre 2021 et 2023 en allouant un financement à hauteur des besoins du Fonds : 14 milliards de dollars.

Le succès de cette reconstitution est l’élément essentiel dont le monde a besoin pour se mettre sur la bonne voie pour éradiquer ces maladies – et c’est pourquoi nous appelons nos chefs d’Etat à financer pleinement le Fonds Mondial.

Signez la pétition pour demander à vos chefs d’Etat de soutenir cette courageuse initiative en 2019 !

Ce billet a été traduit de l’anglais par Mathilde, assistante Plaidoyer chez ONE France

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