Opinion

La longue marche vers la liberté pour la sécurité alimentaire : jusqu’où sommes-nous prêts à cultiver nos propres aliments ?

Dans le monde, de plus en plus de personnes souffrent de la faim .Les crises que nous traversons actuellement, comme le changement climatique et la guerre en Ukraine, sont venues aggraver la situation. 

C’est pourquoi cette année, à l’occasion de la Journée Mandela, la Fondation Nelson Mandela a appelé les militant.e.s du monde entier à mettre en avant des solutions durables pour faire face à l‘insécurité alimentaire et à la crise climatique. 

Les champions de ONE, Nyombi Morris et Sipasi Olalekan, nous apportent leur contribution. 

 

Nyombi sur le chemin de la sécurité alimentaire 

Le premier pas vers l’éradication de la faim est de reconnaître l’existence de facteurs qui peuvent ne pas sembler être les causes principales de l’insécurité alimentaire dans l’immédiat. Nous devons admettre que le changement climatique est une réalité, qu’on observe déjà ses conséquences et qu’il a un impact sur la sécurité alimentaire mondiale.

La majorité des nations riches n’assument pas la responsabilité historique que constitue leur dette climatique envers les pays à faibles revenus. En raison de cette inaction, des millions de personnes meurent prématurément et souffrent des effets du changement climatique. Nombreux sont celles et ceux qui sont contraints d’envisager de céder leurs biens en échange d’une compensation financière en raison de conditions climatiques extrêmes, tels que la sécheresse, les inondations et d’autres problèmes environnementaux. Cette insécurité et d’autres chocs externes sont les principaux moteurs de la famine. 

Mais il existe des moyens pour les pays d’Afrique de lutter contre ce phénomène. Nous devons cesser de dépenser des milliards de dollars dans des activités minières qui détruisent les terres en provoquant l’érosion des sols, les glissements de terrain et la pollution des sols. Et nous devons commencer à favoriser les investissements dans les industries à faible empreinte carbone. 

Nous devons également commencer à développer et soutenir des entreprises qui créent des engrais organiques pour aider les agriculteurs à regagner leurs champs, car nous mourrions de faim sans la nourriture qu’ils nous fournissent. Pour les soutenir sur cette voie vers l’autosuffisance, nous devons aussi traiter les agriculteurs avec le plus grand respect. 

Plutôt que d’attendre que les organisations de défense de l’agriculture régénératrice prennent des décisions au nom du public, nous devrions commencer à enseigner aux gens les principes de base de la  sécurité alimentaire et comment ils peuvent commencer à cultiver leur propre nourriture. 

Si nous parvenons à résoudre ces problèmes majeurs, je suis persuadé que nous serons autosuffisants et que nous ne devrons pas dépendre de fonds dédiés à la réponse aux crises pour résoudre les problèmes actuels.

 

Sipasi sur la gestion des systèmes alimentaires

Qu’il s’agisse des terres arables, de la disponibilité de l’eau ou de la capacité à cultiver des aliments, toute l’année, l’Afrique devrait être en mesure de gérer ses propres systèmes alimentaires afin de garantir la sécurité alimentaire. Mais, malheureusement, la prévalence de l’insécurité alimentaire reste élevée sur le continent. Il nous a fallu des décennies pour en arriver où nous en sommes aujourd’hui, et il en faudra encore beaucoup plus pour arriver à l’autosuffisance. Il nous faudra aussi des engagements forts et sur le long terme, en commençant par les individus et les communautés, puis les pays et le continent dans son ensemble. 

Nous devons changer le statu quo en créant un sentiment d’urgence sur la question des systèmes alimentaires africains. Cela ne pourra pas se faire sans la coopération des États membres sur les politiques publiques pertinentes. Pour y parvenir, les générations futures doivent être placées au cœur de notre façon de penser l’agriculture. Nous devons envisager l’alimentation pour l’avenir.  

L’Afrique peut tirer parti des nouvelles technologies pour accroître la production et la productivité.  L’agriculture est un secteur d’avenir dont nous pouvons tirer profit. Pour nous libérer de l’aide alimentaire et de la dépendance à l’égard d’autres pays, il faut que les dirigeant.e.s africain.e.s honorent les engagements qu’ils ont pris dans le cadre de la déclaration de Malabo et qu’ils en rendent compte, afin de transformer nos systèmes alimentaires d’ici 2025. 

Mais surtout, nous devons rapidement et de toute urgence protéger notre flore indigène et commencer à mettre en place des banques de semences locales pour protéger nos semences indigènes en Afrique. Pour y parvenir, nous devons appliquer les trois principes éthiques de la permaculture dans nos systèmes de production : le respect de la terre, le respect des personnes et le partage équitable. 

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