Les États-Unis sont actuellement en retard sur leur engagement d’APD si l’on se réfère à une trajectoire linéaire mais, selon DATA, ils ont suffisamment de projets prévus pour respecter leur engagement d’ici 2010. Les États-Unis sont nettement en tête en ce qui concerne la lutte contre le VIH/ Sida et le paludisme et ils ont fait d’importantes contributions pour la paix et la sécurité en Afrique. Les derniers chiffres du CAD concernant les dépenses (2006) montrent que ce pays ne soutient pas les secteurs de l’éducation primaire et de l’eau et l’assainissement autant que les autres membres du G8. Ils sont au dernier rang en ce qui concerne la qualité de l’aide et, malgré la pression de la Maison Blanche et d’autres acteurs en faveur de la réforme, la politique intérieure montre peu d’assouplissements pour permettre aux négociations de Doha d’aboutir à un résultat favorable au développement.
En 2007, l’APD des États-Unis à l’ASS, nette de l’allégement de la dette bilatérale, a progressé de 413 millions d’USD, soit 8,26 %, par rapport à 2006. Selon DATA, pour que les États-Unis soient sur une trajectoire linaire, ils auraient dû augmenter leur APD de 950 millions d’USD, soit 19 %. Entre 2004 et 2007, ils ont, au total, augmenté leur aide de 581 millions d’USD.
DATA estime que, en 2008, les États-Unis augmenteront leur APD à l’ASS de 940 millions d’USD (868 millions d’USD en valeur 2004), un rythme d’augmentation plus de deux fois supérieur à celui de la période 2006-2007. Mais, cette augmentation sera inférieure à celle de 1,2 milliard d’USD (1,1 milliard d’USD en valeur 2004) qui serait nécessaire pour être sur la voie de la tenue des engagements. Sur la base des projets connus pour l’ASS, DATA estime que les décaissements en faveur de la région en 2010 totaliseront environ 8,9 milliards d’USD en valeur 2004, soit une réalisation légèrement supérieure à la promesse de Gleneagles.