L’engagement de l’Italie est extrêmement ambitieux mais ce pays est nettement en deçà de la trajectoire qui, selon DATA, permettrait de le réaliser. Malgré les réels progrès réalisés en 2007 pour rattraper les réductions antérieures de l’aide à l’Afrique et bien que les prévisions de 2008 montrent une progression notable, l’Italie doit veiller à ce qu’il s’agisse d’augmentations durables et non de campagnes ponctuelles. Depuis 2005, la majeure partie de l’APD de l’Italie a servi à rattraper les arriérés dus aux fonds multilatéraux. Au-delà, l’action est floue du fait d’une mauvaise communication sur les dépenses effectives. Comme les autres membres de l’Union européenne, elle n’a pas effectué une réforme commerciale qui favoriserait le développement.
L’APD totale de l’Italie à l’ASS, nette de l’allégement de la dette bilatérale, a progressé de 335 millions d’euros (417 millions d’USD) en 2007 par rapport à 2006 pour atteindre 883 millions d’euros (1,097 milliard d’USD), soit une hausse de 61 % en un an. Mais, cette performance ne compensera pas totalement les faiblesses passées. Pour atteindre son objectif de 2010, l’Italie aurait dû, en 2007, augmenter son APD à l’ASS de 973 millions d’euros (1,207 milliard d’USD). Malgré sa forte performance en 2007, l’Italie a, en fait, réduit son APD de 34 millions d’euros nets (43 millions d’USD) entre 2004 et 2007.
DATA estime que, en 2008, l’Italie affectera environ 1,118 milliard d’euros (1,291 milliard d’USD en valeur 2004) à l’Afrique. Cela représentera une augmentation de 168 millions d’euros (195 millions d’USD en valeur 2004), mais sera inférieur au 1,066 milliard d’euros (1,232 milliard d’USD en valeur 2004) qui serait nécessaire pour être sur la voie de l’objectif fixé.