TABLEAU DE BORD DU RAPPORT

Le chiffre de 61 % masque une réalité contrastée. Les États-Unis, le Canada et le Japon ont obtenu des résultats et dépassé leurs modestes objectifs tandis que le Royaume-Uni devrait atteindre un objectif beaucoup plus ambitieux (bien que les données ne permettent pas de savoir à quel point il atteindra son but en 2010). La France et l'Allemagne se ont toutes deux fixées des objectifs ambitieux mais ne devraient honorer plus d’un quart de ceux-ci. L'Italie, quant à elle, constitue sa propre catégorie en étant le seul pays du G8 à avoir revu à la baisse ses engagements et effectivement réduit son aide au développement par rapport à 2004, faisant baisser la moyenne du reste du G7.
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ENGAGEMENT

RESULTAT
COMMENTAIRES GÉNÉRAUX ET PRÉVISIONS

ÉVALUATION FINALE
CANADA
L’engagement original du Canada était faible : le plus petit du G7 en volume et dans la moyenne par rapport au RNB.
Le Canada est parvenu à son objectif de Gleneagles en 2008 et devrait arriver à 170 % de celui-ci d’ici la fin de 2010, malgré une baisse prévue des contributions multilatérales en 2009.
Le Canada n’a pas encore annoncé de plan visant à augmenter l’aide au développement à l’Afrique sub-saharienne après 2010 et malgré son statut de président du G8, il prévoit de plafonner son aide à l’étranger aux niveaux de 2010-11.
Le Canada devrait largement dépasser ses engagements, mais ces derniers étaient les plus faibles en volumes. De plus, aucun plan ne prévoit d’étoffer ces engagements au-delà de 2010.
FRANCE
La France a pris des engagements ambitieux en faveur de l’aide au développement en tant que membre de l’UE, et a promis la majeure partie de ses hausses seraient dirigée vers l’Afrique sub- Saharienne. Après une année 2008 décevante, la France a largement augmenté son APD en 2009 en la concentrant toutefois principalement sur des prêts au lieu de donations.
Sans une poursuite du développement des prêts, le budget 2010 devrait réduire l’aide. ONE estime donc qu’en 2010, la France ne sera parvenue qu’à 25 % de son engagement de hausse.
La France s’est engagée à faire passer la part de l’APD à 0,7 % de son RNB d’ici 2015. Elle n’a pas précisé la portion de cette somme revenant à l’Afrique.
La France a peut-être pris le premier engagement en volume mais elle ne devrait atteindre que 25 % de celui-ci (dont une grande proportion en prêts et non en dons). Elle n’a émis aucune garantie sur le fait que sa performance en 2010 et au-delà sera différente.
ALLEMAGNE
L’Allemagne a pris des engagements ambitieux en faveur de l’aide au développement en tant que membre de l’UE.
L’Allemagne a poursuivi ses efforts ambitieux mais n’est parvenue qu’à une faible hausse de 79 millions $ en 2009, bien moins que prévu un an avant. La hausse prévue en 2010 est encore plus faible et au total, l’Allemagne n’arrivera qu’à 25 % du résultat escompté.
L’Allemagne s’est engagée à faire passer la part de l’APD à 0,7 % de son RNB d’ici 2015 mais n’a pas précisé la portion de cette somme qui reviendra à l’Afrique.
L’Allemagne atteindra le quart de son engagement ambitieux mais n’apporte aucune garantie sur l’avenir.
ITALIE
L’Italie a pris des engagements ambitieux en faveur de l’aide au développement en tant que membre de l’UE. L’APD de l’Italie en faveur de l’Afrique subsahrienne a baissé de 331 millions $ en 2009 faisant passer le niveau obtenu à un pathétique -6 %. Aucun changement n’est prévu en 2010.
L’Italie n’a pas tenu ses engagements vis-à-vis du Fonds Mondial.
L’Italie s’est engagée à faire passer la part de l’APD à 0,7 % de son RNB d’ici 2015 mais la probabilité de parvenir à cet objectif reste faible.
L’Italie représente le principal échec parmi les membres du G7 et ne doit pas être perçue comme prenant part à l’engagement collectif à l’avenir.
JAPON
Le Japon a pris un faible engagement qu’il a su dépasser alors qu’il accueillait le G8 au sommet d’Hokkaido. Il a alors pris un autre engagement, également modeste, s’appuyant uniquement sur l’aide bilatérale.
Le Japon a pratiquement atteint son objectif d’aide bilatérale pour 2010 dès 2009, mais a augmenté les dépenses multilatérales et devrait parvenir à 149 % de son objectif bilatéral en 2010.
L’engagement très modeste du Japon devait se concrétiser en 2012 mais il sera atteint dès 2010 sans qu’une nouvelle cible ne soit définie.
Le Japon devrait dépasser son engagement mais n’a pas défini d’engagement total incluant ses ressources bilatérales et multilatérales.
ROYAUME UNI
Le Royaume-Uni a pris des engagements ambitieux en tant que membre de l’UE et s’est même engagée à maintenir les prévisions budgétaires en 2009 en dépit de la baisse prévue du RNB.
Les rapports préliminaires révèlent des dépenses inférieures aux prévisions en Afrique sub-saharienne en 2009. Les rapports britanniques montrent que 1,9 milliard £ n’ont pas été alloués par pays ou région. ONE analysera les données complètes dès qu’elles seront disponibles en décembre pour vérifier si des fonds supplémentaires ont été alloués à l’Afrique sub-saharienne en 2009 et si le Royaume-Uni parviendra à son objectif en 2010. ONE prévoit que le pays arrive à 93 % de son engagement total d’ici à 2010.
Le Royaume-Uni poursuit ses efforts pour parvenir à 0,7 % du RNB en 2013. En janvier 2010, le gouvernement a publié un projet de loi engageant le Royaume- Uni dans cette voie. Il n’a cependant pas pu être adopté avant les élections de mai. Les trois principaux partis politiques se sont engagés à parvenir aux 0.7 % en 2013 ainsi qu’à préserver les dépenses publiques en faveur du développement international.
Le Royaume-Uni est le leader indiscutable du G7 en matière d’accomplissement des engagements en APD.
ÉTATS UNIS
Les États-Unis se sont engagés sur un montant absolu en faveur du développement représentant une part plus faible de la richesse nationale que les autres pays.
Les États-Unis ont dépassé les 8,8 milliards $ prévus avec un an d’avance en fournissant une aide à l’Afrique sub-saharienne de 9,2 milliards $ en 2009. Ils atteindront 158 % de l’objectif de hausse d’ici la fin 2010.
L’Administration Obama a émis plusieurs engagements en faveur du développement, y compris le doublement de l’aide d’ici 2015, mais n’a pas encore publié de stratégie d’ensemble pour parvenir à ses objectifs (notamment en Afrique).
Les États-Unis ont largement dépassé leurs modestes engagements et sont en train de fonder des partenariats pour 2010 et au-delà.