Royaume-Uni

Lors du sommet de Gleneagles, le Royaume-Uni s’est engagé à doubler ses dépenses bilatérales en Afrique entre les exercices 2003-2004 et 2007-2008. Le Royaume-Uni a également « publié un calendrier visant à consacrer 0,7 % de son RNB à l’APD d'ici à 2013 ». Cette promesse a été faite dans le cadre de l'engagement pris par l’UE en 2005 en faveur de l’aide au développement. Celui-ci stipulait que 50 % de l’augmentation mondiale devaient être alloués à l’Afrique subsaharienne. En 2007, le Royaume-Uni a établi plusieurs plans annuels de dépenses budgétaires pour l’APD mondiale, atteignant 9,1 milliards de livres sterling d’ici à 2010/2011.

Pour tenir cet engagement, le Royaume-Uni doit faire passer l’APD accordée à l’Afrique subsaharienne de 1,57 milliard de livres sterling (2,453 milliards de dollars) en 2004 à 3,955 milliards de livres sterling (6,177 millions de dollars) en 2010.

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Depuis qu’il a accueilli le Sommet de Gleneagles en 2005, le Royaume-Uni fait figure de leader dans la réalisation de ses engagements. Le pays a ainsi atteint son objectif de doublement de l’APD bilatérale en faveur de l’Afrique subsaharienne l’an dernier. Malgré une hausse importante de l’APD global en 2009 qui a permis d’atteindre 0,51 % du RNB, l’APD en faveur de la région n’a augmenté que de 240 millions £ (375 Millions $). Même si cette hausse reste importante, elle est inférieure aux attentes et ne représente qu’un cinquième de l’augmentation totale du Royaume-Uni. Des volumes importants d’aide bilatérale de 2009 doivent encore être alloués et pourront modifier les données finales une fois qu’elles seront communiquées. Sur la base des éléments connus, ONE estime que le Royaume-Uni a manqué de peu son objectif 2009. L’ambitieuse augmentation prévue de 1,2 milliard £ (1,9 milliards $) pour 2010 par rapport aux données préliminaires de 2009 permettrait au pays, si elle se concrétisait, de remplir 93 % des hausses promises à Gleneagles. Un tel bond serait supérieur à l’augmentation de 975 millions £ (1,52 milliard $) survenue entre 2004 et 2009. Outre cet engagement ambitieux, il convient de féliciter le Royaume-Uni pour avoir maintenu ses projections budgétaires pendant la crise économique. Les augmentations du budget 2009, reconfirmées en 2010, le mettent tsur la voie pour être le premier pays du G8 à parvenir à l'objectif de 0,7 % du revenu national consacré à l’APD.

Le Royaume-Uni continue de contribuer de façon importante au à l’appui budgétaire et occupe la deuxième place au classement des pays contributeurs de l’aide à l’Afrique sub-saharienne en 2008. L’éducation reste également une priorité avec un nouvel engagement visant à augmenter l’aide au secteur de 1 milliard £ (1,56 milliard $) chaque année entre 2010-2011 et 2015-2016 dont la moitié sera destinée à l’Afrique. Le Royaume-Uni a également répondu présent à l’appel international pour soutenir le développement agricole en promettant 1,8 milliard $ sur trois ans à l'Initiative de L’Aquila sur la sécurité alimentaire. Le pays reste un leader dans l’efficacité de l’aide au sein du G8 et devrait réussir à tenir ses engagements d’annulation de la dette des pays les plus pauvres. Cependant, tout comme ses homologues du G8, le Royaume-Uni ne parvient pas à concrétiser ses promesses en matière de commerce en Afrique.