Italie

Lors du sommet de Gleneagles, l’Italie s’est engagée à consacrer au minimum 0,51 % de son revenu national brut (RNB) à l’aide publique au développement (APD) d’ici à 2010 et 0,7 % à l’horizon 2015. Cette promesse a été faite dans le cadre de l'engagement pris par l’UE en 2005 en faveur de l’aide au développement. Celui-ci stipulait que 50 % de l’augmentation mondiale devaient être alloués à l’Afrique subsaharienne.

En se basant sur cet engagement de Gleneagles, l’Italie doit faire passer l’APD accordée à l’Afrique subsaharienne de 1 milliard d’euros (1,392 milliard de dollars) en 2004 à 3,838 milliards d’euros (5,345 milliards de dollars) en 2010.

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En 2009, l’année de la présidence du G8, l’APD de l’Italie en faveur de l’Afrique sub-saharienne a perdu 238 millions € (331 millions $). Depuis Gleneagles, l’Italie a ainsi réduit son APD à la région de 169 millions € (235 millions $) soit -6 % de son engagement initial. Le pays ne devrait pas remédier à cette situation en 2010. ONE estime au contraire que les niveaux d’APD de 2010 seront identiques à ceux de 2009. Par ailleurs, peu d’éléments laissent entendre qu'un plan de reprise visant à remettre l’Italie sur la voie d’un nouvel objectif de 0,51 % d'ici 2013 verra le jour.

L’Italie a pris l’initiative lors du sommet du G8 qu’elle accueillait en 2009 en faisant de l'agriculture une priorité dans l'agenda du groupe. Elle n’a toutefois obtenu que des résultats minimes dans l’amélioration de la qualité de son aide et n’a pas encore versé sa contribution au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, risquant ainsi de devenir le premier pays à faire purement et simplement défaut à un engagement en faveur d’un Fonds mondial. L’Italie ne devrait pas parvenir à tenir ses promesses d’annulation de la dette des pays les plus pauvres et, à l’image des autres membres du G8, n’arrivera pas non plus à « faire fonctionner le commerce en Afrique ».