Un peu plus tard au cours de la même année (2005), les États-Unis ont clarifié leur position et précisé qu’ils s’engageaient à faire passer l’APD accordée à l’Afrique subsaharienne de 4,4 milliards de dollars en 2004 à 8,8 milliards de dollars en 2010.
En 2009, l’aide au développement américaine en faveur de l’Afrique sub-saharienne a gagné 14 % (1,12 milliard $). Avec cette hausse, les États-Unis ont dépassé leur engagement de Gleneagles avec un an d’avance. En 2010, ONE estime que les États-Unis augmenteront leur APD dans la région de 1,6 milliard $ supplémentaires pour parvenir à 158 % (5,384 milliards $) de la hausse promise à Gleneagles.
Malgré un engagement relativement faible en 2005, les Etats-Unis ont apporté à l’Afrique sub-saharienne la première contribution en volume de tous les membres du G8. Déjà engagés à doubler l’aide à l’étranger d’ici 2015, les Etats-Unis devraient atteindre cet objectif relativement facilement en raison des intérêts américains en Afrique sub-saharienne et dans des États stratégiques. Pour les années à venir, le pays doit formuler un nouvel engagement en matière d’APD (y compris un objectif ambitieux pour l’Afrique sub-saharienne) dans le cadre d’une stratégie intégrée nationale sur le développement mondial.
Les États-Unis demeurent un leader avéré dans les programmes de santé mondiale et ont su maintenir un historique solide en matière d’investissements agricoles. Les récentes appropriations et les propositions budgétaires dans d’autres secteurs de développement devraient permettre de nouveaux versements d’APD à l’avenir. Les États-Unis restent encore sous-représentés dans certains domaine, notamment dans l’éducation. La performance reste également faible pour la plupart des indicateurs d'efficacité de l'aide mesurés dans ce rapport. Avec le développement par l’Administration Obama de deux nouvelles stratégies et initiatives opérationnelles (une conduite par la Maison Blanche et l’autre par le Département d’État/USAID), il est à peut espérer que l’efficacité de l’aide va être améliorée. Les Etats-Unis ne devraient pas non plus parvenir à tenir leurs promesses d’annulation de la dette des pays les plus pauvres et, à l’image des autres membres du G8, ils n’arriveront pas non plus à « faire fonctionner le commerce en Afrique ».

