Allemagne

‘Soutenue par des instruments innovants, l’Allemagne s’est engagée à atteindre 0,51 % d’APD/RNB en 2010 et 0,7 % d’APD/RNB en 2015.’

De plus, l’UE s’est engagée de façon collective à consacrer à l’Afrique subsaharienne la moitié de l’augmentation de l’APD entre aujourd’hui et 2015. Dans le but de calculer les augmentations de l’APD ciblée vers l’Afrique subsaharienne, cet engagement (réitéré dans le Communiqué de Gleneagles) est considéré comme valable pour les États membres individuels tels que l’Allemagne.

Pour tenir cet engagement, l’Allemagne doit faire passer l’APD accordée à l’Afrique subsaharienne de 1,879 milliard d'euros (2,617 milliards de dollars) en 2004 à 5 milliards d'euros (6,962 milliards de dollars) en 2010.

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En 2009, l’APD de l’Allemagne à l’Afrique sub-saharienne n’a augmenté que de 56 millions € (79 millions $), le montant le plus faible depuis le Sommet de Gleneagles, en dépit d'efforts visant à augmenter l'APD globale et les allocations à la région dans le budget 2009. ONE estime que l’Allemagne va augmenter son APD à l’Afrique sub-saharienne d’environ 63 millions € supplémentaires (88 millions $) en 2010 pour atteindre 25% (782 millions € ou 1,089 milliard $) de l’augmentation promise à Gleneagles.

Malgré les faibles hausses obtenues en 2009 et prévues pour 2010, l’engagement de l’Allemagne à Gleneagles était ambitieux et l'augmentation de son APD de 719 millions € (1,001 milliard $) à l'Afrique sub-saharienne est louable. En 2010 et au-delà, l’Allemagne devra accélérer les choses pour atteindre son engagement pour 2015 et se fixer des objectifs clairs pour la région.

Au sein du G8, l’Allemagne est un soutien important en matière d’accès à l’eau et d’assainissement en Afrique subsaharienne. Le pays s'est aussi révélé être un leader dans le financement via des mécanismes innovants, en étant notamment le premier pays à consacrer les produits de la vente de certificats d’émissions de CO2 au développement. L’Allemagne reste un élève moyen en ce qui concerne l'efficacité de son aide au développement. Elle devrait parvenir à tenir ses promesses d’annulation de la dette des pays les plus pauvres mais, à l’image des autres membres du G8, elle n’arrivera pas à « faire fonctionner le commerce en Afrique ».